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ECHOS ET LES ARTICLES L'espionnage US saboterait des programmes nucléaires en Iran
Pour le nucléaire, un Grenelle du mépris Communiqué des Verts, du 21 mai 2007 Les Verts s’inquiètent du mépris avec lequel M. Juppé traite les citoyens et les associations de protection l’environnement quand l’alerte concernant le développement de l’industrie nucléaire est donné depuis des années, que 60% de l’opinion publique* se dit défavorable à toute nouvelle installation nucléaire et que les associations spécialisées n’ont de cesse de montrer la nécessité d’un moratoire en la matière. M. Juppé prétend en effet écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale, mais, dans le même temps et avant toute chose, explicite sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération, assénant à tous et à toutes la soi-disant incapacité de la France à subsister sans énergie atomique. Ce préalable est dommageable à plusieurs titres : d’abord parce que la toxicité à court et à long terme de la production de cette énergie est avérée, particulièrement en terme de gestion du risque, de transports et d’enfouissement des déchets radioactifs. Ensuite, parce que le secret défense, voire le mensonge permanent qui accompagne le nucléaire sont une perpétuelle insulte à la démocratie. Enfin, parce que l’économie même que génère cette production énergétique est catastrophique : les études montrent en effet que le prix faramineux qu’un seul réacteur nucléaire représente (3 milliards d’euros pour le dernier) permettrait en effet la création de 10 fois plus d’emplois durables et d’au moins autant d’énergie propre s’il était investi dans le développement d’énergie renouvelable. Les Etats-Unis et la Chine se lancent ainsi dans ce domaine avec vigueur dès aujourd’hui. Ainsi, si dès aujourd’hui la France ne change pas de politique et ne s’applique pas une logique de "rupture" si bien clamée par le président de la république, non seulement nous continuerons à être la poubelle de l’Europe, mais notre industrie nucléaire et les emplois qui lui sont liés, faute de reconversion, provoqueront des ravages sociaux à la mesure des fermetures des mines de charbon il y a quelques années, sinistrant à terme des régions comme celle de la Hague ou de Flamanville. Anne Souyris, Porte Parole nationale des Verts
Fusion nucléaire : Hiper le faux frère d'Iter [ Les échos 15/05/07 ] - Les physiciens européens proposent l'étude d'un réacteur à fusion allumé par laser et inspiré par la bombe H. Ces recherches concurrencent Iter mais partent avec du retard. L'Europe est en passe de devenir le paradis de la fusion nucléaire. Après le futur démonstrateur Iter et le laser Mégajoule français, des physiciens européens préparent un projet ambitieux sur le même sujet, baptisé avec un certain culot « Hiper » (High Power Laser Energy Research). Emmenées par les Britanniques qui souhaitent accueillir ce faux frère d'Iter à domicile, 22 institutions de 9 pays ont proposé à Bruxelles de financer dans le 7e programme-cadre un réacteur à fusion pour produire de l'énergie. Il s'agit plus exactement d'étudier l'allumage par laser d'une réaction de fusion nucléaire. L'objectif ultime des chercheurs britanniques est de proposer une alternative à Iter. Le réacteur international qui sera construit à Cadarache, en Provence, mise également sur la réaction de fusion mais suivant la filière « magnétique ». Hiper veut défricher la voie du confinement inertiel, une approche moins évidente sur le papier pour produire de la chaleur et donc de l'électricité. Rappelons d'abord que la fusion de deux noyaux légers (deutérium et de tritium par exemple) produit bien plus d'énergie nucléaire que la réaction de fission de l'uranium qui chauffe nos centrales actuelles. Cette équation se réalise toutefois à une difficile condition : il faut « persuader » les deux noyaux de se rapprocher, ce qu'ils détestent. Le mariage se fait donc au prix élevé de gigantesques températures en millions de degrés et de fortes densités. Seul le coeur des étoiles répond naturellement à ces conditions. Une roue de secours Sur terre, les chercheurs ont trouvé deux voies pour y parvenir. Les réacteurs du type Iter recréent dans leur tore (grand aimant en forme d'anneau) un champ magnétique qui chauffe et confine le mélange deutérium tritium. Plusieurs démonstrateurs ont réussi à entretenir ainsi une réaction de fusion en chaîne quelques secondes, mais aucun n'a prouvé sa viabilité industrielle.Iter devraréaliser huit minutes de fonctionnement, avec un rendement positif. La deuxième voie est, hélas, validée depuis longtemps par les bombes H. Cette voie de confinement inertiel soumet une bille de combustible à une violente compression, synonyme de densité et température. Dans les bombes H, elle est provoquée par une bombe A à fission. Les chercheurs ont longtemps étudié le moyen de domestiquer cette énergie de fusion capricieuse. En laboratoire, ils ont imaginé trois méthodes pour allumer la fusion par confinement inertiel de microbilles. La plus avancée actuellement consiste à concentrer des dizaines de faisceaux laser très puissants sur une capsule en or. La lumière produit alors un violent rayonnement X, qui comprime en un millième de milliardième de seconde la microbille à des densités mille fois supérieures à celle des solides, provoquant la fusion du combustible. D'autres expériences moins abouties utilisent un bombardement d'ions lourds ou des arcs électriques. Les Français (laser Mégajoule) et les Américains (National Ignition Facility) sont les seuls à construire actuellement deux machines à lasers de ce type. Leur objectif est militaire puisque les expériences de fusion serviront à valider ces prochaines décennies les codes de simulation des explosions nucléaires. Ces programmes de plus de 2 milliards d'euros doivent compenser l'arrêt des essais nucléaires. En France, le CEA, qui exploitera le laser Mégajoule, a prévu d'ouvrir épisodiquement l'installation aux chercheurs civils pour des études en astrophysique par exemple. Mais son plan de charge prévoit peu d'expériences sur la génération d'énergie. Hiper offrirait donc un autre laser de puissance pour les recherches civiles. La production d'énergie sera sa priorité en ouvrant une porte de sortie au cas où Iter n'atteindrait pas ses objectifs. Ce type de réacteur offre pour avantage une grande sûreté de fonctionnement, puisque la fusion peut être arrêtée à tout moment. La quantité de matière nucléaire utilisée promet d'être faible, les déchets aussi. La puissance du dispositif offrirait également plus de souplesse qu'Iter, la cadence des tirs pouvant s'adapter aux besoins en électricité. Christine Labaune, directrice de l'Institut des lasers et plasmas (CEA, CNRS, Polytechnique, Bordeaux-I) indique que les Américains ont déjà un important programme sur le sujet. Les Japonais pourraient aussi faire des démonstrations d'ici quelques années. 40 faisceaux laser Le confinement inertiel avec allumage laser part pourtant avec de nombreux obstacles. L'exploitation de la source de chaleur est complexe, puisque la fusion du combustible n'a pas lieu en continu comme dans le tore d'Iter mais par explosions intermittentes. Par analogie, Iter fonctionne comme un réacteur d'avion, tandis qu'Hiper fait penser à un moteur à explosion. Encore faut-il concevoir des lasers assez fiables et réactifs pour pouvoir rallumer une réaction toutes les dixièmes de seconde comme le prévoient les promoteurs du projet. Hiper se différenciera toutefois du concept Mégajoule par une technique dite d'« allumage rapide ». Ce système ajoute à la compression laser une autre source d'allumage avec un laser à impulsion courte de l'ordre de la picoseconde (millième de milliardième). Il devrait offrir un gain de 50 à 100 fois plus élevé que le concept type LMJ. Les chercheurs espèrent ainsi qu'en juillet 270 kilojoules d'énergie dans les lasers, on récupère une énergie de fusion 15 fois supérieure. Le contrôle de cette fusion explosive va exiger des recherches très fondamentales comme le comportement ultrarelativiste des particules en jeu. La violence du confinement inertiel pose aussi des questions d'ingénierie. D'après un spécialiste du plasma, l'explosion d'une microbille détruit tout dans un rayon de 1 mètre. La récupération des bouffées de chaleur dégagées par la fusion pour chauffer de l'eau et la turbiner n'est pas triviale non plus. Une première phase de trois ans d'étude à partir de 2008 précéderait la préparation de l'installation qui s'achèverait à la fin de la décennie suivante. D'après les premières esquisses, l'installation comprendrait 40 faisceaux laser. Comme pour Iter, beaucoup de chercheurs doutent de l'intérêt industriel du système, mais les spécialistes des lasers, des matériaux, des plasmas ou de l'énergie rêvent déjà des nombreuses recherches fondamentales que le projet pourrait financer, s'il est accepté par la Commission européenne. Bruxelles a déjà validé le concept en l'inscrivant à la liste des infrastructures de recherche prioritaires. Reste à trouver les moyens. Son coût est évalué à moins de 800 millions d'euros... un cinquième d'Iter ! Mais ce serait encore une manne de plus pour la physique au détriment de disciplines moins bien dotées. Réponse en juillet.
Grenelle de l'environnement : MM. Sarkozy et Juppé veulent empêcher le débat sur le nucléaire Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la tentative du nouveau pouvoir en place, d'empêcher tout débat sur la question du nucléaire. Le Réseau "Sortir du nucléaire" est exclu des réunions de concertation en vue de la préparation du "Grenelle de l'environnement" : il n’a pas été convié par MM. Sarkozy et Juppé à la rencontre qui a lieu ce lundi 21 mai, à 11 heures, à l'Elysée, avec certaines organisations écologistes non gouvernementales. Il semble donc à l’évidence que le nucléaire reste un sujet tabou dont il est bien difficile de débattre dans notre pays. Dès ses premières interviews après sa prise de fonctions de Ministre de l’écologie, Alain Juppé a clairement exclu toute remise en cause des projets de l'industrie nucléaire en précisant simplement qu’il faudra “l’expliquer aux Français”. Nicolas Sarkozy a, pour sa part, clairement affirmé, lors de sa campagne électorale qu’il est pour l’EPR et la relance du nucléaire qu’il juge comme étant “l’énergie du futur”. Cette façon de faire est inacceptable, et cela d'autant plus que le nouveau gouvernement annonce vouloir renouveler les pratiques politiques. Il apparaît clairement que ce n'est pas le cas. Le Réseau "Sortir du nucléaire" regroupe 776 associations et a rassemblé plus de 60 000 manifestants le 17 mars dernier contre la construction du réacteur nucléaire EPR. Il rappelle qu'il est disposé à participer au "Grenelle de l'environnement", mais… seulement si le nucléaire peut être débattu et que les décisions n'ont pas été prises auparavant... Il ne faudrait pas en effet que le débat soit clos avant même d’avoir commencé ! C'est en particulier le cas du décret autorisant EDF à construire le réacteur nucléaire EPR à Flamanville, dans la Manche : ce décret a été pris par le gouvernement précédent… 10 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle ! Il est donc nécessaire, pour que le “Grenelle de l'environnement” puisse se dérouler correctement, que le nouveau gouvernement procède – au préalable - à l'abrogation du décret de construction de l’EPR : il n'est pas envisageable de discuter d'environnement alors que, pendant ce temps, EDF construit un réacteur nucléaire supplémentaire. Agir pour l’environnement, la Confédération Paysanne, Europe solidaire sans frontières (ESSF), l’Association de protection des espèces menacées (AVES) et le Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique ont rejoint le Réseau Sortir du nucléaire dans cette demande au gouvernement d’annuler le décret de l’EPR comme préalable indispensable à tout Grenelle de l’environnement.
"Il n'y a pas de solution sans le nucléaire", affirme Alain Juppé Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : Alain Juppé ne connait strictement rien au dossier du nucléaire, mais il s'est fait "tuyauter". Voilà donc qu'il recycle une vieille formule que viennent de lui souffler les lobyistes de l'atome : "Le nucléaire n'est pas la solution mais il n'y a pas de solution sans le nucléaire". Aussi convaincant que "En avril ne te découvre pas d'un fil" ou autres niaiseries.
Ecologie : M. Juppé a tout à prouver En premier lieu : M. Juppé doit faire abroger, AVANT la tenue du "Grenelle de l'environnement", le décret de création du réacteur nucléaire EPR Communiqué du vendredi 18 mai 2007 - Le Réseau "Sortir du nucléaire" se déclare très sceptique concernant la nomination de M. Alain Juppé à la tête d'un grand ministère chargé, entre autre, de l'écologie. Certes, M. Juppé prétend avoir pris conscience de l'importance des questions environnementales, mais il semble encore bien loin d'avoir compris qu'il est nécessaire de rompre enfin, et au plus vite, avec les politiques économiques et industrielles du siècle dernier. Alors que le nucléaire (civil et militaire) et le réchauffement climatique menacent directement l'avenir de la planète, M Juppé soutient des projets que, pour protéger l'environnement, il convient au contraire de combattre comme par exemple : - la construction du réacteur nucléaire EPR, prévu par EDF à Flamanville (Manche) (*) M. Juppé fait aussi l'apologie de la voiture électrique en oubliant que, si ses batteries sont rechargées avec de l'électricité d'origine nucléaire, un tel véhicule est responsable des tares de l'industrie atomique (risques, déchets radioactifs, prolifération, etc). Par ailleurs, M. Juppé est aussi défaillant sur le plan démocratique, comme le montre l'adoption récente par le maire de Bordeaux d'une "Charte de l'écologie urbaine" produite de façon technocratique sans la moindre concertation de la population qui n'a découvert ce document qu'après son adoption. En conclusion, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que M Juppé doit donner des preuves de sa prise de conscience sur les questions environnementales. La première décision à prendre, la plus à même d'avérer une telle évolution, est incontestablement l'abrogation du décret autorisant EDF à construire le réacteur nucléaire EPR. Contact presse : 06.64.100.333 (*) Par exemple, dans son livre "Lettres d'un voyageur", M. Juppé dernier évoque "la nécessité de mettre en œuvre un nouveau programme électronucléaire" (cf http://www.al1jup.com/viewReac.php?id=288 ) (**) Par exemple ici : http://www.u-bordeaux1.fr/Colloque-Sciences/Actes1.pdf (***) M. Juppé a souvent prétendu qu'il y avait "la nécessité d'un grand contournement autoroutier de Bordeaux" (Voir par exemple http://www.asmp.fr/travaux/communications/2002/juppe.htm )
Le TNP est en difficulté Communiqué des associations françaises présentes à l'ONU à Vienne lors du Comité préparatoire (PrepCom) du Traité de non prolifération (TNP) « Le Traité de non prolifération est essentiel pour le désarmement nucléaire » : c'est ainsi que l'ambassadeur Yukiya Amano a commencé son discours pour conclure le Comité Préparatoire à la Conférence de révision du Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) dont il a présidé la réunion à Vienne, du 30 avril au 11 mai 2007.
«Le nucléaire ne nous sauvera pas du réchauffement» L'atome peut-il être écolo?
Grève de la faim sur les campus californiens contre la mise au point de nouvelles armes nucléaires Samedi 12 mai 2007 - Une grève de la faim a commencé sur les campus de l’Université de Californie. Plus de 40 étudiants ou anciens étudiants ont décidé de renoncer à toute nourriture jusqu’à ce que l’Université rompe ses liens avec les laboratoires de Los Alamos et Lawrence Livermore, qui sont en train de planifier la fabrication de tout un arsenal de nouvelles bombes à hydrogène, en violation de l’engagement pris par les Etats-Unis [NB : et la France], au sein du Traité de Non Prolifération, de poursuivre des efforts de bonne foi en faveur du désarmement nucléaire. Ils ont besoin de soutien ! On peut s’informer, diffuser l’information, écrire aux régents de l’Université pour leur demander de renoncer à ses conventions et ses liens avec les laboratoires d’armement. Voir : http://www.sbantiwar.org/hungerstrike Vidéo du lancement de la grève et dernières nouvelles sur : http://nonukeshungerstrike.blogspot.com De la part du Conseil Mondial d’Abolition 2000 - Source : ACDN
Energie : ce qui attend le Président Sarkozy Enerpresse - 9 mai 2007 - Malgré le calamiteux échange sur le nucléaire du débat du 3 mai, l’énergie n’a pas été l’un des sujets phare de cette campagne électorale. Pourtant, l’agenda énergétique n’est pas le moins épais. Au cours des toutes prochaines semaines, le gouvernement - que d’aucuns imaginent déjà dirigé par François Fillon - devra organiser l’ouverture totale des marchés de l’électricité et du gaz (pourtant crainte par nombre d’élus UMP !), lancer la délicate réforme des régimes spéciaux (et donc des IEG !), et prendre une position claire sur le grand feuilleton politico-industriel français : la fusion Suez-GDF.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" offre à M. Sarkozy une remise à niveau sur le nucléaire Par ailleurs, M. Sarkozy croit à tort que le nucléaire protège la France de la montée du prix de l'énergie et permet de lutter contre le réchauffement climatique. Enfin, M Sarkozy s'était aussi trompé en début d'année concernant les sous-marins nucléaires. Il apparait donc absolument nécessaire que M. Sarkozy, avant son entrée en fonction le 16 mai, bénéficie d'une remise à niveau sur le nucléaire... et sur la possibilité d'en sortir. Soucieux de l'intérêt général mais aussi de son indépendance, le Réseau "Sortir du nucléaire" propose de dispenser gracieusement cette formation à M. Sarkozy.
Le télégramme - 5 mai 2007 - La cour d’appel de Rennes a confirmé, hier, la responsabilité de l’autorité militaire dans le cancer dont a été victime un marin qui avait participé aux essais nucléaires dans le Pacifique. En revanche, elle a considéré que la contamination n’était pas prouvée pour deux autres marins, eux aussi atteints d’un cancer après avoir servi au centre d’expérimentation de Polynésie.
Des nouvelles de la campagne de blocage de la base nucléaire de Faslane, en Ecosse With 147 days to go 85 blockading groups have participated in Faslane365, maintaining 116 days of presence, with 740 arrests and 29 prosecutions. Trials are coming up on 14 May at Victoria Halls in Helensburgh and 11, 20 and 25 June at Helensburgh District Court. There is still only one conviction on a guilty plea coming out of a F365 action. Blockading Groups Continue Quirkiest Group Ever Committed Serious Lock-ons La suite : http://www.faslane365.org/en/newsletter_may_2007
Réacteurs nucléaires : les générations fantômes Il existe différents types de réacteurs nucléaires, mais ils ont tous été conçus à la même époque. Le concept de "générations" de réacteurs nucléaires n'est qu'un emballage publicitaire inventé en 2001 par l'industrie nucléaire pour donner l'impression qu'elle progresse continuellement. Lors du débat qui les a opposés le 2 mai, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont démontré l'étendue de leur incompétence en matière de nucléaire. Les deux candidats se sont en particulier trompés sur la part du nucléaire dans la production d'électricité. Par ailleurs, à propos du vieillissement des centrales, M. Sarkozy a mentionné de mystérieux "chapeaux de couverture" qui ne correspondent à rien de connu. Enfin, les candidats se sont affrontés sur le réacteur EPR, qu'EDF entend construire à Flamanville (Manche). Selon ses propres constructeurs, ce réacteur est de 3ème génération. Mme Royal a donc eu raison sur ce point, contrairement à M. Sarkozy qui l'a placé dans la 4ème génération. C'est d'autant plus troublant que c'est M. Sarkozy lui-même, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2004, qui a expliqué aux parlementaires français qu'il était nécessaire de construire l'EPR dont, de toute évidence, il ne sait rien. Mais oublions un instant nos deux candidats et leurs erreurs pour nous pencher sur une question que personne n'a posée jusqu'à maintenant : qu'est-ce qu'une génération de réacteurs nucléaires ? La réponse est simple : cela n'existe pas. Il ne s'agit là que d'un emballage publicitaire inventé en 2001 par l'industrie nucléaire pour donner l'impression qu'elle progresse continuellement. Laissons de coté la fusion nucléaire dont rien ne permet d'affirmer qu'elle parviendra un jour à produire industriellement de l'électricité... ce qui n'empêche pas la France de se gargariser d'accueillir bientôt à Cadarache (Bouches-du-Rhône) le réacteur ITER. Ce dernier, même si sa construction était hélas menée à terme, ne produira pas d'électricité mais en consommera beaucoup. Penchons nous donc sur les réacteurs nucléaires qui fonctionnent sur le principe de la fission nucléaire. Il en existe de différents types, que l'on distingue selon trois critères : - le combustible : uranium naturel, uranium enrichi, Mox (mélange d'uranium et de plutonium), etc. En jouant sur les trois critères, on peut envisager des dizaines de réacteurs différents. Historiquement, pour des raisons technologiques et économiques, certains ont été privilégiés : la majorité des 435 réacteurs (chiffre au 1er janvier 2007) en fonctionnement sur Terre sont des réacteurs à eau pressurisée ou à eau bouillante, avec comme combustible de l'uranium enrichi. Notons cependant, nous allons y revenir, qu'il existe une catégorie très particulière, les réacteurs à neutrons rapides. Les bases techniques de tous les réacteurs nucléaires ont été posées dès années 50. Il n'y a donc en réalité qu'une seule génération de réacteurs nucléaires, ces derniers étant tous "frères". C'est pour cela que le fameux réacteur EPR n'est en rien de "3ème génération" : c'est un réacteur à eau pressurisée, prévu pour fonctionner avec du combustible mox, comme c'est le cas de dizaines de réacteurs construits depuis 30 ans ou plus. L'appellation "3ème génération" sert juste à faire croire aux citoyens que l'EPR représente quelque chose de nouveau, qu'il constitue un progrès par rapport aux réacteurs actuels. Il en est de même des réacteurs désignés par le terme "4ème génération" et que l'on nous promet pour 2030 ou 2040 alors qu'ils existent eux aussi... depuis les années 50 ! En vérité, cette supposée "4ème génération" n'est qu'une nouvelle appellation pour les fameux réacteurs à neutrons rapides que nous avons déjà mentionnés. En France, par exemple, le réacteur Superphénix, mis en service 1985, relève de cette catégorie. Chacun se souvient des incroyables déboires techniques rencontrés par ce réacteur qui n'a jamais bien fonctionné et, finalement, n'aura réussi… qu'à désintégrer 10 milliards d'euros. Malgré cet échec cuisant, le lobby nucléaire a décidé de retenter l'expérience. Pour ne pas susciter la colère des citoyens, il a été décidé de faire croire à une nouvelle technologie en utilisant le terme de réacteur de "4ème génération". Mais, selon le CEA lui-même [1], il s'agira bien d'un réacteur à neutron rapide et caloporteur sodium : c'est bien le retour de Superphénix, qui, comme son nom l'indique, renaît indéfiniment de ses cendres. Cette affaire de générations de réacteurs nucléaire n'est donc qu'une mystification. On peut d'ailleurs le vérifier en se reportant aux articles de presse traitant de l'EPR, et ce depuis le milieu des années 90. Pendant des années, il n'a jamais été question de "3ème génération". Ce terme est apparu subitement en 2001 dans les publications et publicités de l'industrie nucléaire. Objectif atteint : peu à peu, sans s'apercevoir qu'ils ont été manipulés, les journalistes ont intégré l'idée que l'EPR serait de "3ème génération"… sans même se demander d’où provient ce terme, et s'il recouvre autre chose qu'un bel emballage publicitaire. La réalité est simple : l'EPR est un réacteur tout à fait comparable à ceux qui ont été construits depuis des décennies. Il est donc susceptible d'occasionner une catastrophe nucléaire et il produira des déchets radioactifs pour lesquels n'existe aucune solution. L'EPR est un réacteur du passé. Raison de plus pour ne pas le construire en France et investir plutôt, comme le demandent 78% des citoyens (sondage LH2 février 2007), dans les énergies renouvelables. 5 mai 2007 - Stéphane Lhomme -
Porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire"
Enfouissement des déchets radioactifs : le tour de passe-passe de Sarkozy Interrogé sur le problème de l'enfouissement des déchets radioactifs, Nicolas Sarkozy s'est fendu d'une lettre de trois pages adressée à l'association des élus opposés.
Débat Sarkozy/Royal : Sarkozy confond la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus grande stupéfaction devant l'incompétence criante de M Sarkozy en matière de nucléaire. En effet, lors du débat avec Mme Royal, M Sarkozy a confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires (qui sont certes aussi nuisibles l'une que l'autre, mais qui sont technologiquement extrêmement différentes)
Suites du débat Sarkozy - Royal Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :
Appel du 1er mai 2007 DECLARATION DE VIENNE Dans ce contexte, nous souhaitons souligner l’extrême responsabilité des Etats dotés d’armes nucléaires, et notamment de la France. Son prochain chef d’Etat devra l’engager rapidement dans la négociation d’un processus d’abolition des armes nucléaires. Nous regrettons vivement que les deux candidats encore en lice, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ne prévoient ni l’un ni l’autre de se conformer à l’article VI du TNP. Nous déplorons que Nicolas Sarkozy, candidat à l’élection présidentielle, ait fait sienne la nouvelle stratégie nucléaire définie par le président Chirac le 19 janvier 2006, que Ségolène Royal récuse pour sa part. Selon cette stratégie, les « intérêts vitaux » de la France, que la force de frappe française est censée défendre, sont définis d’une manière tellement large que tout peut devenir, au gré du président de la République, prétexte à employer des armes nucléaires, y compris (et surtout) contre la population d’un Etat qui n’en possède pas. A nos yeux comme aux yeux d’une grande majorité de peuples et d’Etats, cette politique est totalement inacceptable. Nous invitons le peuple français à bien mesurer le danger d’une telle politique lorsqu’il désignera la personne, homme ou femme, qui, en tant que chef de l’Etat et chef des armées, aura un accès exclusif au bouton nucléaire. - Abolition des armes nucléaires / Stop-Essais
Des étudiants antinucléaires ferment le QG du Parti travailliste australien en réponse à la politique nucléaire désastreuse de ce parti 30 avril 2007 A collaboration of community representatives have locked down Victorian headquarters of the ALP headquarters to voice their disgust that the party is locking Australia into a dangerous nuclear future. “We are here locking the parliamentarians out of office as the Australian Labour Party (ALP) is locking us into a radioactive future.” Said spokes person for the Australian Student Environment Network (ASEN) Claire McCall “The ALP is obviously suffering an ethical leak with its U-turn on uranium mining positioning Australia to be the world’s leading supplier of nuclear materials and climate chaos.” Said Claire McCall. “How can the ALP say they are different to Howard when both parties are sending Australia down a path of moral and ethical bankruptcy. Howard is risking the health, safety and future of the Australian people and economy with an unknown and unsustainable nuclear power pipe dream for Australia.” Said Teishan Ahearne. “If we are going to be fair dinkum on climate change, we need a fair dinkum energy revolution globally, which means renewables like wind and solar, not dangerous reactors and uranium mining” “Climate change must be dealt with by real changes to our economy and society, not by substituting one environmental disaster for another.” Concluded Claire McCall. Media Comment: Claire McCall at ALP HQ: 0412 656 017
Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat Pour le ministre allemand de l’Environnement, Sigmard Gabriel : « Contrairement à ce qu’aiment affirmer ses partisans, l’atome produit aussi du CO2. Les mines d’uranium produisent des quantités considérables de gaz à effet de serre qui dépassent largement celles nécessaires pour mettre en place des énergies renouvelables, éolienne, hydraulique ou biogaz. Mais même une chaudière à cogénération utilisant le gaz terrestre a un bilan CO2 qui soutient facilement la comparaison avec l’énergie nucléaire ». Cette étude fait le bilan des émissions totales de gaz à effet de serre des principales sources de production d’électricité. Il en ressort clairement que suivant l’origine de l’uranium, une centrale nucléaire allemande génère entre 31 et 61g de CO2 par KWh produit. En comparaison, les énergies renouvelables produisent des quantités moindres : seulement 23g/KWh pour l’éolien et 39 g/KWh pour l’énergie hydraulique. Seule l’électricité photovoltaïque dépasse l’électricité nucléaire avec 89g/KWh. Le prétendu avantage de l’électricité nucléaire diminue encore si l’on tient compte aussi du fait qu’un ménage n’a pas besoin uniquement d’électricité mais aussi de chaleur et qu’il est beaucoup plus efficace d’utiliser la chaleur perdue lors de la production d’électricité, comme lors de la cogénération. En effet, lorsqu’on utilise de l’électricité nucléaire, on a parallèlement besoin d’une autre source de chaleur pour se chauffer, le plus souvent du fuel ou du gaz, ou bien des convecteurs et un chauffe-eau électrique (au très faible rendement). Une chaudière locale qui produit à la fois de la chaleur et de l’électricité émet moins de gaz à effet de serre (747g de CO2) que la combinaison électricité nucléaire et chauffage au fuel (772g de CO2), pour la production d’un KWh d’électricité et 2 KWh de chaleur. Le meilleur bilan pour le climat revient de loin à la cogénération à partir de biomasse (228g de CO2). Le ministre concluait ainsi « Si l’on veut vraiment enrayer les changements climatiques, on n’a pas besoin d’électricité nucléaire supplémentaire mais de davantage de cogénération ». L’étude montre aussi que si on compare les coûts de production de l’énergie, le nucléaire est plus couteux que l’ensemble des énergies fossiles. Les coûts des énergies renouvelables se situent pour l’énergie éolienne juste au-dessus, bien que ne soient pas intégrés les « coûts externes » qui, dans le cas d’un accident atomique, pourraient prendre des proportions absolument incalculables. « Lorsqu’on étudie, sans a priori idéologique, l’énergie atomique, il est clair que celle-ci n’est pas le moyen le moins coûteux de produire de l’électricité. Il est temps de tordre le cou au mythe de l’atome bon marché et ne produisant pas de CO2 » concluait le ministre de l’Environnement. « Même en ne tenant pas compte des risques potentiels énormes du nucléaire, l’énergie atomique ne se classe que moyennement sur le plan des émissions de CO2 et des coûts de production. L’énergie nucléaire n’est pas et ne sera pas une option pour pallier aux changements climatiques. Nous avons de bien meilleures possibilités à notre disposition pour produire de l’énergie : les énergies renouvelables et la cogénération ». Source : ici et Réseau Sortir du nucléaire
"Un accident comparable à Tchernobyl est possible"
Bélarus : manifestation antinucléaire violemment dispersée à Minsk MINSK - 27/04/2007 - (BELGA) - La police a violemment dispersé jeudi soir à Minsk un rassemblement d'opposants au président bélarusse Alexandre Loukachenko qui manifestaient contre la construction d'une centrale nucléaire au Bélarus, procédant à une dizaine d'interpellations.
Belgique : trop peu d'argent pour démanteler les centrales nucléaires L'investigateur - 26 avril 2007 - L'Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) a d'importants doutes sur la manière dont Electrabel prépare la fermeture des centrales nucléaires et compte se débarrasser des déchets nucléaires.
EPR - Le nucléaire tue l’avenir ! Rennes - Le 21 avril 2007, à 11h, des militants du Collectif Stop-EPR organisateur de la manifestation du 17 mars à Rennes, qui avait rassemblé 40 000 personnes, ont déployé en centre ville une banderole géante de 10 m x 15 m « EPR - Le nucléaire tue l’avenir ». Tous les gouvernements depuis 2002 ont véritablement miné le débat public sur la politique énergétique et l’EPR, démontrant ainsi le peu de cas qu’ils accordaient à l’expression des citoyens et à la « transparence » sur le nucléaire : Voici quelques liens : Video du 19-20 Bretagne du samedi 21 sur France 3 : http://bzh.ekoloji.free.fr/banderole_Rennes/19-20_France3-Bretagne_210407.wmv Les photos : http://bzh.ekoloji.free.fr/galerie.php?rep=banderole_Rennes
Le nucléaire ne maîtrise pas ses coûts Ces espoirs, qui n'ont rien de fantaisistes sur le plan scientifique, restent à valider par les calculs économiques. Dans la revue Environmental Science & Technology* de l'American Chemical Society, des chercheurs de trois universités ont passé au crible les données économiques du parc nucléaire américain, qui compte un peu plus de 100 réacteurs nucléaires (19,3% de la production d'électricité américaine). Premier enseignement: la maîtrise des coûts de l'industrie nucléaire n'a pas pu être respectée et les risques de surcoûts ont été sous-évalués. Conclusion majeure: l'industrie nucléaire est intrinsèquement exposée à de grosses surprises dans la maîtrise des coûts et les modèles financiers n'en tiennent pas suffisamment compte. Si les chercheurs supposent que la France - pays centraliste et as sans équivalent de la planification - maîtrise mieux les problèmes de standardisation que les Etats-Unis, ils doutent que les surprises puissent être correctement intégrées dans les budgets. Cette étude confirme le fait que l'atome est une filière technologie chère et le restera. Car si la génération IV a de sérieux atouts, la standardisation n'a pas vraiment progressé: six types de réacteurs différents ont été retenus. Et comme si l'hirondelle annonçait un mauvais printemps, les surprises sont déjà au rendez-vous: la première centrale nucléaire européenne de 3e génération (EPR) en construction en Finlande, qui est du même type que celle que la France va construire à Flamanville (Basse-Normandie), a dix-huit mois de retard et les surcoûts sont proches du milliard d'euros sur un budget de... 3,5 milliards. Quant à penser que les réacteurs de génération IV parviendront à produire du courant électrique à moins de 3 cents par kWh, les chercheurs n'y croient pas. La vraie chance économique du nucléaire est conditionnée à l'introduction d'une taxe CO2 élevée, taxe qui lui permettrait de distancer la concurrence exercée par le gaz et le charbon. Mais cette perspective est toute relative. Non seulement des taxes CO2 significatives se font attendre mais les autres énergies fossiles préparent également leur riposte pour s'affranchir du poids économique que représenteront à terme les émissions de gaz à effet de serre. Enfin, dernière remarque, il serait intéressant de comparer les chiffres américains avec les données suisses. Celles-ci n'existent pas. Les électriciens suisses n'ont jamais détaillé leur prix de revient avec une grande clarté. Tout juste sait-on que le nucléaire n'était pas rentable lors de la première tentative d'ouverture du marché de l'électricité, du moins pas pour affronter la concurrence du gaz et du charbon. Depuis, les électriciens ont eu tout le temps d'amortir leurs installations en puisant largement dans la poche des consommateurs captifs et d'effacer la réalité comptable du nucléaire. *Nathan E. Hultman, Georgetown University and University of Oxford (UK); Jonathan G. Koomey, Standford University and Lawrence Berkeley National Laboratory; Daniel M. Kammen, University of California, Berkeley. Note du Réseau "Sortir du nucléaire" : à part la croyance irrationnelle dans l'avènement des réacteurs dits "de 4ème génération", qui restent très virtuels (cf http://reacteur.generation4.free.fr ), cet article met clairement en lumière la faillite économique de l'industrie atomique, et les puissantes aides financières dégagées par exemple par Bush pour tenter de relancer le nucléaire...
De l'électricité à prix zéro INITIATIVE. -- Alain Leger est le premier Angoumoisin à avoir équipé sa maison d'une installation solaire photovoltaïque. Elle lui permet de maîtriser sa facture d'énergie Sud-Ouest - 20 avril 2007 - Depuis juillet 2006, Alain Leger, un Angoumoisin qui vit dans la rue Jean-Marchais, produit de l'électricité. Et bien plus qu'il n'en consomme. EDF lui fera d'ailleurs un chèque à la fin de sa première année d'exploitation. Ce qui permettra à ce riverain de couvrir sa facture, et au passage de faire un bénéfice d'environ 300 euros. Non, il ne s'agit pas d'un poisson d'avril. Et oui, il est tout à fait possible aujourd'hui de « neutraliser » sa facture d'énergie.
FRANCE : Les armes nucléaires dans la campagne présidentielle SCOOP : A la veille du 1er tour, Nicolas Sarkozy écrit au président d’ACDN pour préciser son programme de défense Dans cette lettre de trois pages, Nicolas Sarkozy fait un tour d’horizon digne d’un discours devant les auditeurs de l’IHEDN. Il ne change pas fondamentalement les conclusions que nous avions tirées des deux lettres que le candidat avait adressées auparavant à ACDN, conclusions que nous lui avons fait parvenir dans une lettre datée du 18 avril (voir ici) qui s’est croisée avec la sienne. D’où notre communiqué en date du 19 avril, qu’on trouvera ci-après. Néanmoins, cette dernière lettre de Nicolas Sarkozy apporte des précisions et des éclaircissements qui retiennent l’attention. ACDN lui répondra ultérieurement de façon détaillée. ACDN fera par ailleurs connaître entre les deux tours de l’élection les conclusions objectives et sans concession qu’appelleront les positionnements respectifs de chacun des deux candidats encore en lice, en matière de défense, de dissuasion, d’armements, et de débat démocratique. Pour le moment, reconnaissons que si nous ne partageons pas les postulats stratégiques de Nicolas Sarkozy ("la dissuasion [nucléaire] reste un impératif absolu. C’est une garantie pour notre Nation comme pour nos voisins européens"), dont nous contestons et la sagesse et la cohérence, ils ont du moins le mérite d’être clairs et explicites. En outre, malgré ces divergences de fond, nous sommes d’accord avec Nicolas Sarkozy sur plusieurs points, en particulier celui-ci : "un débat sur la Défense peut et doit avoir lieu. C’est la marque d’une démocratie moderne". Mais le limiter à l’enceinte du Parlement ne suffit pas. Sur un sujet dont dépend la survie collective (celle des Français et du reste des humains), il nous paraît essentiel que le peuple français puisse s’informer, réfléchir, s’exprimer ET DECIDER. Nous pensons que le référendum sur le désarmement nucléaire que nous avons réclamé à tous les candidats en serait la meilleure occasion. A condition, bien sûr, que l’information et le débat soient authentiques et non manipulés. Nous regrettons que deux candidats seulement (José Bové et Marie-George Buffet) aient pris à ce jour l’engagement de l’organiser s’ils étaient élus. Et chacun comprendra qu’appeler à ne pas voter pour un candidat dont on réprouve les positions, ce n’est pas appeler à voter pour d’autres candidats qui partageraient les mêmes positions.
Nicolas Sarkozy ne doit pas accéder à l’arme nucléaire COMMUNIQUE D’ACDN, 19 AVRIL 2007 - La lettre de trois pages (consultable sur le site d’ACDN : http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=291&lang=fr ) que Nicolas Sarkozy a fait parvenir ce jeudi matin 18 avril au président d’ACDN mérite la plus grande attention. Elle ne change malheureusement rien aux conclusions tirées hier par ACDN des deux précédents courriers reçus de Nicolas Sarkozy, en réponse à notre interpellation citoyenne. Tout en rendant hommage à la volonté de débat et à la franchise de M. Sarkozy en la matière, dont certain(e)s autres candidat(e)s feraient bien de s’inspirer, nos conclusions sont les suivantes : 1° Contrairement à nos vœux (et contrairement aux engagements pris par deux autres candidats), le candidat de l’UMP n’entend pas appliquer l’article VI du TNP, qui impose aux Etats nucléaires de négocier l’abolition de leurs arsenaux nucléaires, ni demander par référendum au peuple français son avis sur cette politique de désarmement intégral, universel, et strictement contrôlé à tout moment. 2° Il continuera à développer de nouvelles armes nucléaires et se rallie en outre à la doctrine formulée par Jacques Chirac le 19 janvier 2006, qui étend quasi ad libitum l’emploi de nos armes nucléaires. 3° S’il est élu président de la République, Nicolas Sarkozy prend « l’engagement de garantir la crédibilité politique et technique de nos systèmes d’armes », ce qui signifie : a) « Crédibilité technique » : que nos bombes atteindront bien leurs cibles et feront les dégâts prévus (7 fois Hiroshima pour chaque tête nucléaire TN75 ; 22 fois Hiroshima pour chaque missile ASMP lancé par avion). b) « Crédibilité politique » : qu’on peut compter sur Nicolas Sarkozy pour se faire prendre au sérieux. S’il faut employer la bombe, il ne faillira pas : tout Etat qui voudrait « s’en prendre à la France » s’exposerait à « une sanction immédiate ». M. Sarkozy prend donc le contre-pied de M. Giscard d’Estaing qui s’était, en pleine guerre froide, secrètement résolu à ne jamais employer l’arme nucléaire en premier, préférant l’occupation de la France, dont elle s’est remise plusieurs fois, à son anéantissement, même partagé avec celui de la population dite ennemie, dont elle ne se remettrait pas. 4° Malgré l’avis de M. Sarkozy, menacer de massacrer des millions d’individus d’un seul coup, et s’il le faut, le faire pour de bon, ne nous paraît pas le meilleur moyen de « promouvoir nos valeurs humanistes sur la scène internationale », ni de « promouvoir la liberté et le respect de l’individu dans le monde ». Trop d’humains en mourraient. Trop en meurent déjà, dans ce monde de violence dont l’arme nucléaire est la sinistre clef de voûte. La mort tragique d’Iccho Ito, maire de Nagasaki, vient de l’illustrer : le crime organisé n’est pas seulement dans la rue, c’est aussi celui des Etats qui se disent prêts à l’exercer à l’échelle de masse. Disons-lui STOP. Halte au crime organisé contre l’humanité. Pour cette raison, indépendamment même de tout autre motif, nous avons le regret d’appeler nos concitoyens à ne voter en aucun cas pour M. Nicolas Sarkozy.
FINANCE : La crainte de pénurie enflamme l'uranium METAUX. A partir du mois prochain, les investisseurs auront accès à des futures sur le combustible nucléaire. Le Temps - Vendredi 20 avril 2007 - Le groupe de pression de l'industrie nucléaire, le Nuclear Energy Institute (NEI), s'est fendu d'une déclaration pour refroidir les têtes après la flambée de l'uranium. Le combustible a gagné 19% en une semaine et 74% depuis le début de l'année. A 113 dollars la livre (453 grammes), il vaut désormais 11 fois plus qu'il y a cinq ans.
Moscou lance son projet de centrale nucléaire flottante MOSCOU (Reuters) - jeudi 19 avril 2007 Par Guy Falconbridge - La Russie a entamé cette semaine la construction de centrales nucléaires flottantes destinées notamment à l'exportation, projet sans précédent qui suscite l'inquiétude des détracteurs de l'énergie atomique. L'achèvement de la première centrale est prévu en 2010 et six autres devraient suivre. Moscou affirme qu'il s'agit d'un moyen sûr et sans risque de prolifération de répondre aux besoins énergétiques des zones les plus défavorisées et à l'énorme appétit des économies en pleine croissance, que ce soit en Asie, en Amérique latine ou en Afrique. Le coup d'envoi des travaux a été donné dans une usine souterraine secrète de la mer Blanche en présence de l'influent premier vice-Premier ministre, Sergueï Ivanov. "De nombreux pays commencent à nous demander quand ils pourront acheter ces centrales", s'est félicité ce dernier, cité par l'agence Rosernergoatom, qui finance le programme. Pour Ivan Blokov, directeur de campagne de Greenpeace Russie, "il s'agit du projet le plus dangereux de la dernière décennie dans le secteur nucléaire". "C'est effrayant, parce ce sera, en gros, une bombe atomique flottante", affirme-il. Vingt ans après l'accident de Tchernobyl, le président Vladimir Poutine a donné l'an dernier le coup d'envoi de la plus importante remise à niveau du secteur nucléaire. L'explosion du réacteur quatre de la centrale ukrainienne, le 26 avril 1986, a considérablement entamé les ambitions russes en la matière. Le nuage radioactif qui survolé une bonne partie de l'Europe s'est dissipé depuis longtemps et le Kremlin voit aujourd'hui l'industrie nucléaire comme un moyen de conserver son rang sur la scène internationale. "VOUS VOULEZ UNE CENTRALE? COMMANDEZ-LA!" Ivanov a ainsi inauguré dimanche le premier sous-marin nucléaire de l'ère post-soviétique. Les centrales flottantes, d'une valeur de neuf milliards de roubles (257 millions d'euros), seront équipées de deux réacteurs d'une capacité totale de 70 mégawatts, consommant un uranium enrichi au maximum à 20%. Outre la production d'électricité, elles permettront de déssaler l'eau de mer. Les réacteurs, qui sont les mêmes que ceux des brise-glace, sont suffisamment robustes pour résister à des séismes, assurent les responsables du projet. Du même type, celui du sous-marin "Koursk", qu'une explosion a envoyé par le fond en août 2000 est selon eux sorti intact de la catastrophe qui a coûté la vie à 118 marins. "Un incroyable procès a été intenté au réacteur (du Koursk), mais, après coup, les experts ont fait savoir qu'il aurait pu redémarrer immédiatement", souligne Sergueï Kirienko, chef du programme nucléaire russe, dans une dépêche de l'agence Itar-Tass. Parmi les premiers acheteurs de cette centrale flottante, pourraient figurer le monopole d'Etat Gazprom, la région de Tchoukotka, situé à la pointe nord-est de la Fédération de Russie, sur la mer de Bering, ou des pays tels que la Namibie et l'Indonésie, dit-on de sources industrielles. "Ce sera comme pour les avions. Vous voulez une centrale nucléaire? Commandez-la!", ironise le physicien Evgueni Velikhov, qui prédit un grand succès.
Selon un rapport US : le nucléaire est impuissant contre le changement climatique Washington (Platts) -- 18 Avr 2007 L'énergie nucléaire n'est pas susceptible de jouer un rôle important à court terme contre le changement climatique ou pour renforcer la sécurité énergétique des USA, selon un rapport spécifique du Conseil des relations extérieures (*) publié le 18 avril 2007. Le rapport, dirigé par Charles Ferguson, conseiller pour la science et la technologie, indique qu'il est impossible de réunir les conditions nécessaires à une expansion rapide du nucléaire de façon à influer sur le changement climatique. Les USA comptent actuellement 103 réacteurs nucléaires. "Même en augmentant de 20 ans leur durée de vie, tous les réacteurs actuels seront fermés vers le milieu du siècle" précise le Conseil dans un dossier de presse. Selon le rapport, pour simplement remplacer le parc actuel, les USA devraient construire un réacteur tous les 4 ou 5 mois pendant les 40 prochaines années. Pour cette simple raison, l'énergie nucléaire restera une option marginale au moins pour les 50 prochaines années. (*) Le conseil des relations extérieures (ou CFR, «Council on Foreign Relations») est un "think tank" américain, ayant pour but d'analyser la situation politique mondiale et de conseiller le gouvernement des États-Unis en matière de politique étrangère. Fondé en 1921, il est composé d'environ 4000 membres (4257 en 2004) issus du milieu des affaires, de l'économie et de la politique.
Nucléaire : que s'est-il réellement passé cette nuit à la centrale de Dampierre? 10/04/2007 - Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention sur l'évènement qui s'est produit dans la nuit du 9 au 10 avril à la centrale nucléaire de Dampierre (Loiret). Le réacteur n°3 de la centrale de Dampierre a été arrêté en urgence et est resté toute la nuit alimenté par un générateur de secours. Présenté par EDF comme un simple incident, largement minimisé par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui délivre le message habituel de langue de bois ("Cet incident n'a pas eu de conséquence sur la sûreté nucléaire et la radioprotection"), cet évènement pose au contraire de sérieuses questions. En effet : - EDF a déclenché le "plan d’urgence interne" (PUI) hier soir à 22h10. - L’ASN a mis en place une organisation nationale de crise avec l'appui technique de l’IRSN - EDF et l'ASN n'ont levé qu'à 8h15 ce matin l'organisation de crise Pendant toute la nuit, les équipes de la centrale nucléaire ont agi en urgence, le réacteur n°3 ayant été privé de son alimentation extérieure. Heureusement, le générateur de secours a bien fonctionné, mais il arrive parfois, lors d'essais, que ce genre de générateur ne démarre pas. On notera une certaine similitude avec le grave évènement survenu en juillet dernier à la centrale nucléaire de Forsmark (Suède) où la catastrophe n'a été évitée qu'à quelques minutes près. Il y a fort à craindre que le pire ne se produise tôt ou tard en France ou &agra |