|
LES
ECHOS ET LES ARTICLES - Mars 2007
Présidentielle : les candidats se découvrent une fibre verte La fracture nucléaire Serge Lepeltier, ex-ministre de l'Ecologie du gouvernement Villepin, aujourd'hui membre du Parti radical, souligne toutefois que, pour la première fois, chacun est conscient de l'urgence d'agir. « Les politiques ont trop longtemps rejeté l'écologie dans l'univers de l'impossible, or cela doit être un moyen de redonner l'espoir. L'Allemagne a créé 45.000 emplois grâce au développement de l'éolien », rappelle-t-il. François Bayrou défend quant à lui une croissance « sobre », il souhaite même réaliser un inventaire mondial des matières non renouvelables « en vue d'en limiter ou interdire l'utilisation ». Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP, conseillère de Nicolas Sarkozy sur l'environnement, prévoit de doubler en cinq ans le poids de la fiscalité écologique et de compenser cette charge par une réduction de la fiscalité sur le travail. Au PS, le choix de Bruno Rebelle, ancien responsable de Greenpeace France, au poste de conseiller de Ségolène Royal en a fait tousser plus d'un. Signe du sentiment d'urgence climatique diffusé dans l'opinion publique, le programme de rénovation de 400.000 logements anciens pour les rendre plus économes en énergie défendu par le tandem Ségolène Royal-Bruno Rebelle n'a provoqué aucune polémique. A la clef, avancent-ils, la création de plus de 100.000 emplois pérennes. Cette proposition, avancée par l'association négaWatt, avait été repoussée d'un revers de main il y a deux ans par les fonctionnaires du ministère de l'Equipement, car trop coûteuse pour les ménages dont les logements vendus ou loués devront être rénovés. Aujourd'hui, les candidats sont unanimes à estimer qu'il faut se pencher sur cette question, même si tous ne se fixent pas d'objectifs. Globalement, dans ce consensus d'intentions, seul le nucléaire oppose encore nettement les candidats. La réduction à 50 % de la place de l'énergie nucléaire dans la production d'électricité française évoquée par Ségolène Royal a provoqué un mini-scandale à l'intérieur du Parti socialiste. Le député Christian Bataille est monté sur ses grands chevaux pour défendre le réacteur de nouvelle génération EPR et la prolongation de la durée de vie des centrales, en rappelant que cette énergie n'émet pas de gaz à effet de serre. Après cogitations, reflet des hésitations de la société française, Ségolène Royal propose un moratoire sur l'EPR, de même que François Bayrou, qui s'est laissé convaincre par Corinne Lepage de la nécessité d'ouvrir à nouveau le débat. A l'inverse, Nicolas Sarkozy défend mordicus le maintien et la rénovation du parc nucléaire.
Un sous-marin nucléaire d'attaque français heurte le fond Le vendredi 30 mars 2007 en début de matinée, un sous-marin nucléaire d’attaque, en plongée au sud de Toulon, a touché le fond. L’événement n’a pas eu de conséquence humaine ni nucléaire. Le sous-marin est rentré à quai par ses propres moyens. Le sous-marin nucléaire d’attaque « Rubis », en mission d’entraînement au sud de la côte varoise, a ressenti ce jour vers 09H00 un choc causé par un heurt avec le fond de la mer. L’événement n’a eu aucune incidence sur l’étanchéité de la coque et le système de propulsion nucléaire du bâtiment. Il n’y a pas eu de blessé. Le sous-marin est rentré à Toulon par ses propres moyens en milieu de journée et un examen de la coque et des équipements externes a été effectué par plongeurs. Il a été constaté des traces d’impact sur l’avant du bâtiment. Une enquête a été ordonnée. Source : 30 mars 2007, Marine Nationale (Préfecture Maritime de la Méditerrannée)
« Le nucléaire est une énergie de pouvoir. Et sans l’intervention de l’argent public, aucune multinationale n'en voudrait » Interview de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire » Pourquoi dites-vous que le nucléaire n’est pas une si bonne affaire que ça sur le plan économique ? Sur fond de réchauffement climatique, n’est-il pas un peu inconscient de prôner la sortie du nucléaire quand on sait qu’un réacteur nucléaire n’émet pas de CO2, le dioxyde de carbone représentant plus de la moitié des rejets de gaz à effet de serre ? Concernant le projet Iter basé non plus sur la fission nucléaire, mais sur la fusion (source d’énergie illimitée, pas de pollution, pas de déchets…), ne pensez-vous pas que l’on devrait accorder au nucléaire le bénéfice du doute ? Vous prônez la multiplication de l’usage du solaire et de l’éolien, énergies coûteuses, capricieuses, et qui ne sont toujours pas sorties du stade de la recherche et développement. Avant de vouloir en multiplier l’usage, ne devrait-on pas commencer par en assurer une meilleure rentabilité ? A l’approche de votre comparution devant le tribunal de Bordeaux prévue pour le 21 mars, comment vous sentez-vous ? Easy Bourse - Interview - 29 mars 2007 - Propos recueillis par M.E - Source : réseau « Sortir du nucléaire »
Explosion à bord d'un sous-marin nucléaire britannique: deux marins tués
Nucléaire : l’Irlande dit non... avec la Norvège, l’Islande et l’Autriche L’Irlande a rejoint trois pays d’Europe du Nord dans leur lutte contre le nucléaire comme solution au réchauffement climatique. Le groupe, qui comprend la Norvège, l’Islande et l’Autriche, a mis en garde contre la prolifération de centrales nucléaires avec ce qu’elles comprennent comme risques de contamination. Plus précisément, le groupe demande à ce que la réouverture du site nucléaire britannique de Thorp soit approuvée par un rapport d’experts internationaux. Ce site avait été fermé il y a quelques années suite à la découverte d’une fuite de déchets nucléaires. L’Angleterre a par ailleurs proposé la construction de nouvelles centrales dans le cadre de sa politique énergétique à long terme. Pour ces quatre pays opposés, le nucléaire ne peut être présenté comme une solution viable au réchauffement, les risques restant élevés. Le groupe se réunira de nouveau à l’automne.
EPR : pression militante contre précipitation électorale Nucléaire. Greenpeace a lancé une action hier pour protester contre le projet de réacteur de troisième génération Libération mercredi 28 mars 2007 - Par Alexandra SCHWARTZBROD
Greenpeace. Les condamnations de trois militants confirmées en appel Les peines de deux mois de prison avec sursis et 2.000 € d'amende prononcées le 19 juillet 2006 par le tribunal correctionnel de Rennes à l'encontre de trois militants de Greenpeace qui avaient tenté, le 15 mai 2005, d'entrer dans le port militaire de l'Ile Longue, ont été confirmées, hier, par la cour d'appel de Rennes. À l'occasion d'une manifestation antinucléaire dans la rade de Brest, l'Artic Sunrise, ancien brise-glace et navire de soutien de Greenpeace, avait changé de trajectoire pour se diriger vers la base de sous-marins de l'Ile Longue. Alors qu'il était bloqué dans sa progression par deux remorqueurs de la Marine nationale, l'équipage mettait à l'eau une embarcation légère avec trois personnes à bord. Celle-ci se dirigeait vers le port et forçait un barrage flottant avant d'être interceptée par des commandos de marine. La cour d'appel a déclaré irrecevable la demande de restitution de l'embarcation saisie présentée par les trois militants dans la mesure où cette embarcation ne leur appartient pas mais est la propriété de l'association Greenpeace.
Greenpeace proteste contre l'EPR dans une centrale nucléaire
Reuters - 27.03.07 - Douze militants de Greenpeace ont occupé mardi la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) pour protester contre la construction du nouveau réacteur EPR en Normandie, à Flamanville (Manche), rapportent l'organisation écologiste et les autorités. Ils se sont arrimés pendant douze heures sur une des deux tours de refroidissement de la centrale, avant d'en être délogés par les forces de l'ordre. Les protestataires ont inscrit sur l'une des tours avec de la peinture noire le slogan "EPR = DANGER". "SANS DEBAT DEMOCRATIQUE"
Stéphane Lhomme: "il faut arrêter de croire que le nucléaire va nous sauver" L'intégralité du débat avec Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire : LEMONDE.FR 27.03.07 Stéphane Lhomme : L'énergie nucléaire représente 16 % de l'énergie consommée en France. Il ne faut surtout pas confondre la part de l'électricité, qui est à 75 %, et celle de l'énergie qui n'est pas si importante que ça malgré 58 réacteurs nucléaires. Ce qui fait qu'il est beaucoup plus facile de se passer du nucléaire qu'on ne le croit en général. Romulus : Que représente le secteur du nucléaire dans l'économie française, % du PIB, nombre d'emplois... Stéphane Lhomme : Je n'ai pas tous les chiffres sous la main. Au niveau de l'emploi, le projet de nouveau réacteur, l'EPR, prévu à Flamanville dans la Manche, officiellement doit créer 300 emplois pérennes, alors qu'il coûte 3,3 milliards d'euros. Ce qui donne un seul emploi pour 11 millions d'euros, soit un nombre absolument ridicule. Le nucléaire donne l'impression d'être favorable à l'emploi, parce qu'il y a effectivement beaucoup de gens qui travaillent dans une centrale nucléaire, mais autour, c'est le désert. Donc finalement, le nucléaire est très peu créateur d'emplois, contrairement à une idée reçue. bob : Avec la prévisible catastrophe écologique que représente l'utilisation grandissante du charbon comme source d'énergie (le charbon rejette encore plus de CO2 que le gaz ou même le pétrole), ne pensez-vous pas que le nucléaire, malgré le problème de la gestion de ses déchets, reste, en attendant de nouveaux développement technologiques, une solution ? Stéphane Lhomme : Si le nucléaire pouvait permettre de se passer du charbon, ou même de réduire de façon quantifiable la consommation de charbon, on pourrait se poser la question : peut-être que ça vaut le coup d'avoir les risques de catastrophe nucléaire, les déchets radioactifs, la prolifération vers l'arme atomique, dans la mesure où cela nous permettrait de lutter contre le réchauffement climatique. Hélas, on a bien tous les risques du nucléaire, mais cela ne permet absolument pas de réduire la consommation mondiale de charbon : on revient à ce que j'ai dit au début, le nucléaire, c'est 2 % de la consommation mondiale d'énergie, une part marginale qui n'a aucune perspective de croissance. Il faut tenir compte des déclarations de M. Mandil, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, qui, le 10 novembre 2006, a déclaré : "La tâche principale de l'industrie nucléaire dans les années à venir sera d'essayer de remplacer les centrales qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu'on aura besoin de nombreuses nouvelles centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d'électricité." Ce qui veut dire que le nucléaire va rester une énergie marginale sur la planète, incapable d'empêcher le réchauffement climatique, même partiellement. Yolande : Est-ce que tous les grands pays industrialisés utilisent le nucléaire ? Stéphane Lhomme : Non, le nucléaire est principalement concentré dans quelques pays : France, Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, par exemple. Mais la plupart des réacteurs sont vieux et vont fermer dans les 15 à 20 ans qui viennent. Il y a hélas des projets de nouveaux réacteurs nucléaires, mais ils ne feront que freiner le déclin irrémédiable de cette industrie, et d'ailleurs le 1er janvier 2007, 7 réacteurs nucléaires ont définitivement cessé de fonctionner : 4 en Angleterre, 2 en Bulgarie, 1 en Slovaquie, et ce n'est qu'un début. jack cockin : Combien va coûter le démantèlement de toutes les centrales nucléaires françaises arrivées en "fin de vie" ? En tenant compte de cela, quel devrait être le prix de l'électricité vendu par EDF ? Stéphane Lhomme : Heureusement (façon de parler) il y a aussi des centrales nucléaires en Grande-Bretagne. Et là, on a des chiffres pour le démantèlement des installations : 103 milliards d'euros. Or, en France, on a à peu près cinq fois plus d'installations nucléaires. Donc on peut logiquement évaluer à 500 milliards d'euros le prix du démantèlement des installations nucléaires françaises. Or EDF annonce avoir budgété quelques dizaines de milliards, et encore, cet argent n'est pas mis à part dans ce qu'on appelle un "fonds dédié", qui serait par exemple géré par la Caisse des dépôts et consignations et dont on serait sûr de pouvoir disposer le moment venu. Donc finalement, étant donné qu'EDF est toujours une entreprise extrêmement endettée, on peut dire que l'argent du démantèlement des installations françaises n'existe pas. Pour ce qui est du prix, il est quasiment impossible d'évaluer le coût réel de l'électricité nucléaire. Il faudrait une étude indépendante qui prendrait en compte les centaines de milliards d'argent public investi dans le nucléaire depuis 50 ans, et le coût du démantèlement des installations et de la gestion des déchets radioactifs pendant des millénaires. De toute évidence, l'électricité nucléaire est la plus coûteuse, financièrement et pour l'environnement. Pour nous et pour les générations futures, qui vont assumer nos déchets. gallas64 : Estimez-vous que le modèle français - eu égard au poids des lobbies pro-nucléaires - peut prendre la même orientation énergétique que l'Allemagne ? La décision de sortie du nucléaire en Allemagne a été définitivement arrêtée en 1999 et la durée du processus n'est pas fixée fermement. Mais normalement, la dernière centrale nucléaire devrait fermer avant 2020. Les Allemands ferment leurs centrales avant qu'elles n'arrivent en fin de vie, il s'agit donc d'une politique volontariste. De même, lors de la panne géante de novembre dernier, dont l'origine se situait en Allemagne, il a été dit qu'avec le nucléaire ça ne serait jamais arrivé. Mais il faut rappeler que pour le moment, l'Allemagne n'a fermé que trois réacteurs, qu'il en reste encore 17, et que cette panne a donc trouvé son origine dans un pays qui est toujours un pays très nucléarisé, ce qui prouve bien que le nucléaire n'empêche pas - bien au contraire - les pannes géantes. Alklan : On nous parle sans arrêt de sortir du nucléaire, parce que c'est polluant et dangereux. Mais quelles énergies préconisez-vous pour remplacer le nucléaire ? Stéphane Lhomme : Par exemple, il faudrait un véritable plan Marshall de rénovation des bâtiments. On fait aujourd'hui des maisons dites "à énergie positive" qui produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment, et qui n'ont donc plus besoin d'être reliées au réseau EDF. Si l'on développe ces solutions à grande échelle, on pourra se passer du nucléaire tout en réduisant les émissions des gaz à effet de serre. A nouveau, la solution passe par une réduction très importante de la consommation d'énergie, principalement dans les pays riches. On peut dire que c'est utopique, mais dans ce cas, on ne sauvera pas la planète. Par contre, on peut réduire de façon très importante notre consommation d'énergie sans pour autant aller vivre dans des grottes avec des bougies. Les maisons à énergie positive permettent de vivre tout à fait normalement (et même avec un bien-être supérieur par rapport aux habitations ordinaires). Il est anormal que l'on continue à fabriquer des bâtiments ordinaires qui laissent s'échapper la plus grande partie de leur énergie à l'extérieur. Pour "justifier" le nucléaire, EDF a installé en France des millions de chauffages électriques et maintenant, avec le réchauffement climatique, il y a de plus en plus de climatiseurs. Donc dès qu'il fait froid ou chaud, on a des consommations extraordinaires d'électricité, dont on pourrait se passer avec des bâtiments bien conçus. Donc la chose la plus importante est de réduire notre consommation d'énergie. Il ne faut surtout pas essayer de produire (et de gaspiller) avec les énergies renouvelables autant qu'avec les centrales nucléaires, ce serait absurde. Les énergies renouvelables doivent venir en complément d'une politique ambitieuse d'économies d'énergie. L'énergie nucléaire "sûre" ou "propre" n'existe pas. Le nucléaire est par nature injustifiable (risques, déchets, prolifération vers l'arme atomique). Il faut donc s'en passer totalement. Et ne pas se contenter d'en réduire la part. philippe : Peut-on rendre les déchets nucléaires inoffensifs ? Combien en produit-on en France chaque année ? Stéphane Lhomme : Il n'y a aucune façon de régler le problème des déchets radioactifs. Les plus dangereux vont durer des centaines de milliers d'années et l'industrie nucléaire prévoit de les enfouir sous terre à Bure, dans la Meuse. C'est un véritable crime contre les générations futures, parce que dans 500, ou 1 000 ou 5 000 ou 10 000 ans, la radioactivité sera libérée, contaminera les nappes phréatiques et reviendra à la surface. Mais ce n'est pas le seul problème. En plus de ces déchets ultimes, l'industrie nucléaire produit en permanence des quantités astronomiques de résidus et autres ferrailles plus ou moins contaminés qui s'accumulent un peu partout en France dans des centaines de sites nucléaires. Récemment, Areva a essayé d'intégrer dans la production d'une fonderie ordinaire des ferrailles radioactives pour s'en débarrasser. Heureusement, la population locale (à Feurs, près de Saint-Etienne) s'est mobilisée et a empêché ce scandale. Mais malheureusement, il y a de plus en plus d'éléments contaminés que l'on retrouve dans les objets de la vie courante. Steph : Les alternatives au nucléaire sont les énergies renouvelables. Or celles-ci ne peuvent que se développer par dizaines de milliers de sites déconcentrés de 10, 20, 50, 1000 kW. Cela signifie que les particuliers sont les plus à même de s'investir et d'investir dans le développement de ces sites. Que comptez-vous faire pour développer cette démarche citoyenne ? Stéphane Lhomme : Au lieu d'investir encore une fois des milliards d'euros dans le nucléaire, l'Etat devrait subventionner l'isolation des bâtiments et l'installation d'énergies renouvelables : par exemple des panneaux solaires sur toutes les habitations. De cette manière, les énergies renouvelables seraient disponibles pour tout le monde et pas seulement pour ceux qui en ont les moyens. On peut d'ailleurs signaler que le chauffage électrique a poussé à la ruine et au surendettement des milliers de familles modestes. Tout ça à cause du nucléaire. Nicolas_Martin : Si la décision de sortir du nucléaire en France devait être prise aujourd'hui en France, concrètement que devrions-nous faire demain ? Stéphane Lhomme : Comme je l'ai expliqué précédemment, c'est un plan d'ensemble qui doit programmer la fermeture progressive (mais la plus rapide possible) des centrales nucléaires, tout en développant évidemment simultanément les alternatives, qui passent par une réduction importante de la consommation d'énergie, et en complément, le développement le plus important possible des énergies renouvelables. Je rappelle que la majorité des pays sur la planète n'ont pas de nucléaire, que même dans les pays nucléarisés, la part du nucléaire est très faible : par exemple le nucléaire ne couvre que 4 % de la consommation d'énergie aux Etats-Unis, 0,2 % de la consommation d'énergie en Chine. A nouveau, il faut redire que la part du nucléaire dans l'énergie mondiale est infime. Il n'y a qu'en France qu'on croit qu'on ne peut pas s'en passer. Concernant le réchauffement climatique, je le redis, le nucléaire est tellement marginal qu'il n'influe pas sur le cours des événements. Si l'on veut sauver la planète, il faut une véritable réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais il faut arrêter de croire que le nucléaire va nous sauver. question : Pourquoi la France mise-t-elle sur cette énergie depuis un demi-siècle? Florent du Finistère : Quand l'EPR sera-t-il prêt ? Si le candidat élu décide de maintenir sa construction, quel recours existe-t-il et que prévoit de faire le réseau Sortir du nucléaire ? Stéphane Lhomme : La construction de l'EPR est supposée commencer en décembre. Pour la fin du chantier, personne ne sait, puisque le seul EPR qui est en construction actuellement, en Finlande, a plus de trois ans de retard (et plus d'un milliard d'euros de pertes). C'est une raison de plus pour ne pas tenter cette expérience insensée en France. Mais si le futur président et le futur gouvernement décident de continuer, il faudra très certainement des manifestations géantes. Le 17 mars dernier, il y avait 60 000 manifestants en France contre l'EPR. C'est de très loin la plus grosse mobilisation de la campagne présidentielle. Mais il semble qu'il faille faire encore plus pour contraindre les "élites" à tenir compte de l'avis de la population. D'ailleurs, il faut préciser que tous les sondages montrent que 80 % de la population ne veut pas de nouveau réacteur nucléaire : même les gens qui s'accommodent des réacteurs actuels disent qu'il ne faut pas en fabriquer de nouveaux. Romulus : Savez-vous que la balance commerciale française est très déficitaire et qu'un des postes les plus coûteux est celui de l'énergie ? Ne pensez-vous pas que l'énergie nucléaire est une formidable chance pour l'économie française ? Etant donné que la France n'a rien à vendre à l'étranger à part des cosmétiques et des centrales nucléaires. Que proposez-vous de faire pour remplacer ces ventes ? Stéphane Lhomme : La balance commerciale de l'Allemagne, qui est en train de sortir du nucléaire, est extrêmement excédentaire. Ce qui prouve bien que le nucléaire ne nous protège de rien. D'ailleurs, la facture énergétique française a explosé ces dernières années : + 24 % en 2004, + 35 % en 2005, + 20 % "seulement" en 2006, parce qu'on a eu un hiver très doux. Et encore, il faudrait ajouter la facture nucléaire dont on a déjà parlé et qui s'annonce astronomique. Par ailleurs, il est faux de dire que la France vend des centrales nucléaires à l'étranger. A part un EPR en Finlande, dont le chantier rencontre des difficultés insurmontables, et peut-être deux réacteurs en Chine. Mais pour le moment, c'est purement virtuel. Le nucléaire français est en échec. Tant mieux ! Il est temps de changer de "logiciel". Findus : Dans ce débat, par nucléaire, on sous-entend fission nucléaire. Qu'en est-il de la position des candidats concernant la fusion nucléaire ? Quelles sont leurs ambitions vis-à-vis de la recherche dans ce domaine ? Stéphane Lhomme : Les réacteurs nucléaires actuels fonctionnent sur le principe de la fission nucléaire. La fusion nous est annoncée pour "bientôt" depuis cinquante ans. D'ailleurs, il y a 50 ans, c'était pour "dans cinquante ans". Maintenant qu'on y est, c'est "pour dans cent ans". Il est vraisemblable que ça ne marchera jamais. D'ailleurs deux Prix Nobel de physique, M. Koshiba (2002) et Pierre-Gilles de Gennes ont clairement expliqué que le projet ITER (réacteur de fusion nucléaire prévu à Cadarache, près de Marseille) n'a aucune chance d'aboutir à quoi que ce soit. Ce réacteur n'est même pas conçu pour produire de l'électricité (par contre, il va en consommer des quantités immenses). Le seul but est d'essayer de maintenir une réaction de fusion nucléaire pendant 400 secondes. Mais il est impossible de récupérer l'énergie pour en faire de l'électricité. U235 : Le nucléaire c'est l'indépendance énergétique, vrai ou faux ? Stéphane Lhomme : Faux. On l'a bien vu pour la France. Malgré 58 réacteurs nucléaires, l'atome ne couvre que 16 % de notre consommation d'énergie, et notre facture énergétique a explosé, comme pour les autres pays. De plus, tout l'uranium (le combustible des réacteurs nucléaires) est importé, principalement du Canada ou du Niger, où la France maintient une politique coloniale tout en contaminant les populations et l'environnement pour "nourrir" nos réacteurs nucléaires. Donc il n'y a pas d'indépendance énergétique avec le nucléaire. On a pour le moment des guerres du pétrole, mais il est fort probable qu'on aille vers des guerres de l'uranium, parce que les réserves mondiales s'amenuisent, ce qui fait que de toute façon le nucléaire n'a pas plus d'avenir que le pétrole. Pamela : Quelle est la position de chacun des grands candidats sur le nucléaire ? Stéphane Lhomme : Nous sommes heureux de pouvoir compter sur trois grands candidats (Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet) qui sont pour la sortie du nucléaire. Par ailleurs, Mme Royal et M. Bayrou ont reconnu que la décision de construire le réacteur EPR avait été prise dans des conditions non démocratiques. Nous leur demandons de ne pas se contenter de ces déclarations, mais aussi d'en tirer les conséquences, c'est-à-dire, si l'un ou l'autre est élu président, d'annuler la construction de ce réacteur. Les autres candidats (Sarkozy, Buffet, Le Pen, etc.) sont pour le nucléaire. Le Parti communiste français a toujours été et reste un fervent promoteur du nucléaire, et il continue à réclamer de nouveaux réacteurs. Cela pose un vrai problème sur le plan démocratique, vu que le PCF prétend construire une société démocratique. En effet, toutes les centrales nucléaires ont été construites à grand renfort de compagnies de CRS, de coups de matraque et de gaz lacrymogènes pour réprimer les populations qui n'en voulaient pas. Par ailleurs, le 16 mai dernier, la Direction de surveillance du territoire (DST) a mené une perquisition au réseau Sortir du nucléaire, a confisqué du matériel et des documents et mis en garde à vue son porte-parole, qui a été questionné 15 heures d'affilée. Ce sont deux exemples qui montrent que le nucléaire est incompatible avec un projet démocratique. Si l'on dit ça à M. Sarkozy par exemple, il répondra certainement que les compagnies de CRS sont là pour taper sur les gens et que la DST est là pour arrêter les militants. Mais ce genre de pratiques est-il assumé par le PCF ? François C : Pourquoi condamner le nucléaire alors que l'on aura sans doute besoin de toutes les armes possibles pour lutter contre les émissions de CO2 ? D'autant que la 4e génération de réacteur est très prometteuse. Alors pourquoi se couper de ce que le progrès scientifique et technique peut nous apporter ? Ne serait-ce pas pour d'obscures justifications purement idéologiques ? Stéphane Lhomme : Cette histoire de "4e génération" est un emballage publicitaire pour des réacteurs que l'industrie nucléaire a déjà essayé de faire fonctionner : le réacteur "de 4e génération" français est prévu pour être un réacteur à neutrons rapides, avec caloporteur sodium : c'est tout simplement la même chose que Superphénix, le surgénérateur qui n'a jamais fonctionné mais qui a englouti plus de 10 milliards d'euros pour rien. La 4e génération, c'est donc seulement le retour de Superphénix avec la perspective d'un nouveau désastre comme la première fois, ou comme l'EPR finlandais actuellement. Si les chercheurs français souhaitent réaliser des prodiges, qu'ils les fassent dans les énergies renouvelables : le Soleil nous envoie à chaque instant 4 000 fois plus d'énergie qu'on en consomme sur Terre. Il suffirait donc d'arriver à capter une toute petite partie de cette énergie pour régler la question. Malheureusement, les chercheurs du Commissariat à l'énergie atomique, qui prétendent depuis 50 ans réaliser des miracles qui n'arrivent jamais, se déclarent par contre incapables de faire progresser les énergies renouvelables. C'est curieux. Le_wikibre_maqué : Pourquoi les experts n'ont-ils pas tous le même discours ? Stéphane Lhomme : Si l'on veut bien se pencher sur les chiffres officiels, comme ceux de l'Agence internationale de l'énergie, qui est pourtant favorable au nucléaire, on voit que le nucléaire est et va rester une énergie marginale sur la planète. Ce n'est donc pas une opinion, mais un fait incontournable. Il faut en prendre acte et ramener le nucléaire à ce qu'il est : une énergie injustifiable à cause de ses tares que nous avons déjà évoquées (risques, déchets, prolifération...). D'ailleurs, concernant le réchauffement climatique, je tiens à ajouter ceci : non seulement le nucléaire ne l'empêche pas, mais la réalité est en fait inverse : c'est le réchauffement climatique qui s'attaque au nucléaire. Pendant les canicules 2003 et 2006, le parc nucléaire français a été en très grande difficulté, il n'y avait plus assez d'eau dans les rivières (ou de l'eau trop chaude) pour pouvoir refroidir les réacteurs, qui ont dû fonctionner à basse intensité ou être arrêtés. Et la France nucléaire n'a évité le black-out qu'en important massivement et à des prix exorbitants de l'électricité de chez nos voisins (Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne). De plus, le réchauffement climatique se manifeste aussi par des épisodes très violents, comme les tempêtes, et pendant la tempête de décembre 1999, la centrale nucléaire de Blayais, près de Bordeaux, a été très gravement inondée et a frôlé la catastrophe nucléaire. Or, même si l'on prenait dès aujourd'hui toutes les mesures nécessaires, il est reconnu que le réchauffement climatique va continuer à s'aggraver pendant des décennies. Donc les canicules et les tempêtes vont être de plus en plus fréquentes et intenses. Le réchauffement climatique est en réalité un argument de plus pour sortir du nucléaire. totem : Pensez-vous que EDF et Areva développent vraiment les énergies renouvelables ? si oui pourquoi ? est-ce une question d'économie ? d'environnement ? d'image ? Stéphane Lhomme : Il est vrai que ces entreprises, de même que les pétroliers comme Total, investissent dans les énergies renouvelables, tout simplement parce qu'il y a de l'argent à y gagner. Mais si l'on continue à surconsommer et à gaspiller l'énergie, on aura le pétrole, le gaz, le charbon, le nucléaire et les énergies renouvelables, et la planète sera tout aussi condamnée qu'actuellement. C'est pour cela que nous répétons que le développement des énergies renouvelables n'a de sens que dans le cadre de la mise en place d'une société sobre qui permettrait à la fois de sortir du nucléaire et de réduire de façon importante notre consommation de pétrole, de gaz et de charbon. Cela peut sembler utopique, mais c'est ça ou la fin de la planète.
Une île des Canaries bientôt alimentée à 100% en électricité renouvelable El Hierro, une petite île des Canaries de 278 kilomètres carrés et peuplée de 10.500 habitants sera prochainement alimentée entièrement en électricité grâce à la combinaison d'éoliennes et d'hydroélectricité. Elle sera "la première île au monde alimentée à 100% par des énergies renouvelables", a assuré mardi le gouvernement espagnol. Le système mis en place comptera une centrale hydroélectrique alimentée par deux réservoirs, un parc éolien, un système de pompage. "La plus grande partie de l'énergie injectée dans le réseau de distribution proviendra de la centrale hydroélectrique", d'une capacité de 10 MW. Le système représentera un investissement de 54,3 millions d'euros étalé jusqu'en 2009 et permettra d'éviter l'émission des 18.700 tonnes de CO2 par an actuellement rejetées par la centrale thermique locale. L'Espagne est un des leaders européens de l'énergie éolienne. Elle a enregistré lundi son record de production éolienne: les forts vents qui ont soufflé sur le pays ont permis aux moulins de fournir 27% de la demande électrique du pays.
Des Français bloquent la plus grande base nucléaire d’Europe pendant une heure : onze français arrêtés ! Après Faslane, des actions en France sont annoncées…
Camp de la paix, base nucléaire de Faslane, Glasgow, Ecosse, 26 mars 2007. Ce matin, une vingtaine de militants pacifistes français ont rejoint une quarantaine de leurs camarades britanniques afin de bloquer les différentes entrées de la base nucléaire de Faslane, en Ecosse. Pendant près d’une heure, ils ont ainsi perturbé l’arrivée des quelques 7000 salariés de la plus grande base nucléaire de l’OTAN en Europe. Onze d’entre eux ont été arrêtés ainsi que 24 britanniques. Après les pacifistes espagnols il y a huit jours, et avant l’arrivée des Allemands ce mercredi, les militants français ont ainsi voulu apporter leur contribution à un mouvement européen de mobilisation autour de ce symbole du réarmement nucléaire actuel. Comme en France et aux Etats-Unis, la Grande Bretagne tente d’imposer à sa population un programme gigantesque de réhabilitation de l’arme nucléaire pour faire de celle-ci une arme d’attaque utilisable sur le champ de bataille. C’est tout l’enjeu du renouvellement du Trident comme des essais en cours du missile nucléaire français, le M51, dote de têtes nucléaires à puissance réduite, modèle mini-nuke. En France comme en Grande Bretagne, ces programmes de réarmement, qui sont encore peu connus des opinions publiques, font l’objet d’ une contestation croissante. Ces deux dernières années, plusieurs inspections civiles de sites nucléaires français ont été menées pour informer la population sur le programme M51 et ses mini bombes nucléaires d’attaque. “Comme l’a dit Jacques Chirac à l’Ile Longue en Janvier 2006, ces armes pourront être utilisées contre les populations de pays pétroliers qui contrarieraient notre soif insatiable d’énergie, s’indigne Xavier Renou, porte parole du Réseau Sortir du Nucléaire et participant au blocage.” Mais en France, contrairement à la Grande Bretagne, la population reste largement ignorante de ce qui se fait en son nom en matière de réarmement nucléaire. “Puisque même des candidats à la présidentielle comme S. Royal et N.Sarkozy ignorent tout de l’état actuel de nos forces nucléaires, il est urgent de faire entrer la question de notre future missile nucléaire M51 dans la campagne présidentielle, poursuit X. Renou. Notre dépendance excessive envers le pétrole exige non pas davantage de bombes nucléaires mais un investissement massif dans les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. C’est meilleur pour la planète, et aussi pour la paix !” Des actions semblables à celle de ce matin seront organisées dans les prochaines semaines en France pour lever le voile sur ces enjeux cruciaux. Pour la campagne contre le Missile M51, contact : Xavier Renou : 06 64 18 34 21.
L'EPR, dernier avatar d'une industrie nucléaire moribonde Par Stéphane Lhomme, Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" C'est, de loin, la plus grosse mobilisation de la campagne présidentielle : 60 000 citoyens ont manifesté le 17 mars contre la construction en France d'un réacteur nucléaire supplémentaire, l'EPR, dont un exemplaire est déjà en chantier en Finlande : il y rencontre d'ailleurs des problèmes insurmontables avec 3 ans de retard et 1 milliard d'euros de pertes.. en attendant la suite. Logiquement, les sondages montrent que près de 80% des citoyens, y compris ceux qui s'accommodent des réacteurs actuels, ne veulent plus qu'on investisse dans le nucléaire mais dans les alternatives.
Les jours de l'ampoule à incandescence sont comptés Le Monde - 25 mars 2007 - Haro sur les bonnes vieilles ampoules à incandescence qui chauffent plus qu'elles n'éclairent ! Première mondiale, le gouvernement australien a annoncé, le 20 février, son intention de les interdire d'ici à 2010 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. On estime que seulement 5 % de l'énergie consommée par les ampoules à bulbe avec filament est transformée en lumière. Selon le ministre australien de l'environnement, cette interdiction contribuera à faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 800 000 tonnes par an d'ici à 2012, et divisera le coût de l'éclairage par trois pour chaque foyer. L'exemple australien fait des émules. La Californie, sous l'impulsion de son médiatique gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger et du député démocrate Lloyd Levine, veut se doter d'une loi qui interdira la vente des mêmes ampoules d'ici à 2012. Ce projet s'inscrit dans l'objectif de l'Etat de réduire d'un quart ses émissions de CO2 d'ici à 2020. "Si tous les Californiens remplaçaient leurs ampoules incandescentes par des fluo-compactes, cela équivaudrait - en quantité de dioxyde de carbone émis - à fermer une ou deux centrales électriques ou à retirer 400 000 voitures des routes", a estimé Arthur Rosenfeld, membre de la commission de l'énergie californienne et professeur de physique à l'université de Berkeley. Au Canada, les provinces d'Ontario et de Colombie-Britannique songent à un projet similaire. Au Royaume-Uni, le ministre des finances, Gordon Brown, qui devrait bientôt succéder à Tony Blair, a aussi annoncé dans son discours du 13 mars une interdiction progressive des ampoules trop gourmandes. L'Europe, poussée par le Royaume-Uni et surtout l'Allemagne, envisage cette solution, mais avec une application très progressive : une décision concernant les foyers privés pourrait être prise en 2009. Les ampoules à bulbe avec filament peuvent être remplacées par des lampes dites à décharge ou fluo-compactes, trois à cinq fois moins gourmandes en énergie et six à huit fois plus durables (6 000 à 8 000 heures). Leur lumière est, pour l'instant, plus bleue et moins flatteuse, mais cela devrait s'arranger, selon les industriels. Quant à leur prix, de 5 à 6 euros au lieu de 50 centimes, en moyenne, il est rentabilisé dès la première année grâce aux économies d'énergie. Les fabricants se préparent activement à cette nouvelle donne. Devançant l'appel, Theo van Deursen, le PDG de Philips Lighting, leader mondial de l'éclairage, a appelé, le 7 décembre 2006, lors du forum européen de l'énergie, à arrêter la production des lampes à incandescence.
Lhomme : la dialectique de l'échafaudage BORDEAUX. Hier Stéphane Lhomme a été condamné pour s'être rebellé en grimpant le long du mur de la cour d'appel Participez à un grand sondage, assez bien fait, sur l'énergie (et donc sur le nucléaire) : Cliquez ICI
Source : Réseau Sortir du nucléaire
Un traité peut en cacher un autre : le 25 mars 1957, jour même de la signature du Traité de Rome, sans la moindre consultation de la population, les dirigeants européens validaient un autre traité, toujours en vigueur aujourd'hui : Euratom. Réseau "Sortir du nucléaire" – Fédération de 765 associations
ARMES NUCLÉAIRES - France-Écosse : match nul ! Du 24 au 29 mars, un groupe de Français, adepte de la désobéissance civile et de l’action directe non violente, se rendra à Faslane en Écosse pour perturber l’activité nucléaire de l’armée britannique. Depuis le 1er octobre 2006 et jusqu’au 30 septembre 2007, des groupes pacifistes britanniques ont lancé une campagne de résistance civile Faslane 365. Cette campagne consiste en un blocus pacifique de la base navale de Faslane (Écosse), où se trouvent les quatre sous-marins « Trident ». Ces sous-marins sont équipés de 200 ogives nucléaires. Chacune de ces têtes est huit fois plus puissante que les bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945. L’objectif de cette action de protestation est d’exiger le démantèlement de l’arsenal nucléaire de l’armée britannique, mais également de sensibiliser l’opinion publique au débat en cours au Parlement britannique sur le renouvellement de l’armement atomique du pays. Pour répondre à l’appel international des pacifistes britanniques, un groupe de Français a décidé de se rendre sur la base militaire de Faslane. Les préoccupations antinucléaires sont en effet les mêmes de chaque côté de la Manche :
Cette campagne s’inscrit dans le cadre de mobilisations européennes contre les armes nucléaires. En effet, depuis une décennie se multiplient des actions directes non violentes, dont des inspections civiles de bases militaires (Faslane-GB, Kleine Brogel-B, Biscarosse-F). Le complexe nucléaire militaire ou civil réunit tous les éléments d’une escalade vers la destruction du monde. Pour plus de renseignements : www.faslane365.org/france et www.nonaumissilem51.org Contact presse :
Xavier Renou : 06 64 18 34 21
Lhomme bien entouré au tribunal José Bové et Noël Mamère soutiennent le militant de Tchernoblaye
Au milieu de la cinquantaine de sympathisants, le député-maire Vert de Bègles, Noël Mamère : “C’est comme pour les OGM, quand le gouvernement fait en sorte de retirer toute loi qui permettrait un débat démocratique devant la représentation nationale, a-t-il déclaré. Il faut bien que quelques courageux se lèvent.” Le candidat alter-mondialiste à l’élection présidentielle, José Bové, a renchéri : “Près de 80% des Français ne veulent pas d’une nouvelle centrale nucléaire (…), mais la justice est toujours plus prompte à poursuivre les militants alors que les délinquants écologiques, eux, ne sont pas inquiétés.” La mise en scène n’a pas échappé aux magistrats. Stéphane Lhomme a été condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis, et l’autre militant à 1 000 euros avec sursis et à 900 euros de dommages et intérêts.
Forte mobilisation contre le nucléaire Manifestation. Collectif des objecteurs tarnais.
Pour une conscience citoyenne Concert. Ce soir avec le COT 81
«L'EPR Noël est une ordure» Nucléaire. Le projet de réacteur de Flamanville a réuni des milliers d'opposants dans cinq villes de province. Libération du 19 mars 2007 La manifestation anti-EPR organisée samedi dans cinq villes de France par le réseau Sortir du nucléaire, qui fédère 760 associations a donné lieu à une mobilisation soutenue pour dénoncer les réacteurs de troisième génération et exiger la fermeture des centrales nucléaires, à commencer par les plus anciennes (Fessenheim, Tricastin, Le Blayet et Bugey). Le plus grand rendez-vous a eu lieu dans l'Ouest, en partie grâce à la proximité de Flamanville (Manche), endroit choisi par Areva pour implanter le premier réacteur pressurisé européen. A Rennes A Lyon A Lille A Toulouse A Strasbourg Source Réseau Sortir du nucléaire
Nucléaire, nouveaux réacteurs, ce qu’en disent les candidats Nicolas Sarkozy (UMP). Pour le candidat UMP, le nucléaire est clairement « l’énergie du futur ». Devant la Fondation Hulot, il avait estimé que « nous n’avons pas d’autre alternative propre pour fournir une énergie de masse ». Le programme législatif de l’UMP préconise d’ailleurs le maintien et le renouvellement du parc nucléaire. Autre originalité : Nicolas Sarkozy aborde la question de la transmission de cette technologie. Lors d’une conférence de presse sur la politique internationale, il a proposé à l’Algérie « avant d’autres états », un accès au nucléaire civil en échange de partenariats gaziers. Nicolas Sarkozy est enfin favorable à l’EPR. Le Figaro.fr – 18 mars 2007 - Source : Réseau Sortir du nucléaire
62 000 manifestants à travers toute la France contre l'EPR Mobilisation historique contre le nucléaire : 62 000 manifestants à travers toute la France Avec 40 000 manifestants à Rennes, 8 000 à Lyon, 5 000 à Toulouse, 5 000 à Strasbourg et 4 000 à Lille, ce sont au total 62 000 personnes qui ont manifesté ce samedi 17 mars à travers toute la France contre le réacteur EPR et pour des alternatives au nucléaire.
Le nucléaire n'est pas une fatalité. Des alternatives énergétiques sont possibles : économies et efficacité énergétique, énergies renouvelables sont les seules solutions acceptables pour l'avenir. Elles sont beaucoup plus créatrices d'emploi que le nucléaire et plus sûres pour l'avenir. Avec le réacteur nucléaire EPR, c'est le renouvellement du parc nucléaire tout entier qui est en jeu avec des dizaines de nouveaux réacteurs. Si l'EPR est construit, il condamnera toute politique ambitieuse de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies renouvelables pour les cent prochaines années ! Le réacteur EPR coûterait au minimum 3,3 milliards d'euros, payés directement par les consommateurs d'EDF. L'étude du cabinet d'étude d'experts indépendants "Les sept vents du Cotentin" montre que cette même somme permettrait de produire autant d'électricité à partir d'énergies renouvelables et de créer 15 fois plus d'emplois.(2) Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", les 62 000 manifestants ont clairement démontré qu'ils ne voulaient pas de relance du nucléaire en France. Ils doivent être entendus ! Communiqué du Réseau Sortir du nucléaire le 17/03/2007 - Contact presse : Stéphane Lhomme 06 64 100 333 ou 04 78 28 29 22 (1) Grand sondage européen Eurobaromètre de février 2007 réalisé dans les 27 Etats de l'Union européenne et auprès de 26 000 personnes à télécharger ici (en pdf) : http://europa.eu.int/comm/public_opinion/archives/ebs/ebs_247_fr.pdf (2) Voir : l'Etude sur les alternatives au réacteur EPR
Jugeant l’enjeu "considérable", Ségolène Royal s'engage à refaire le débat sur le réacteur nucléaire EPR ! A deux jours des manifestations "Stop-EPR" à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse Après avoir rassemblé 30 000 personnes à Cherbourg le 15 avril dernier, le collectif Stop EPR (piloté par le Réseau Sortir du nucléaire) entend poursuivre la mobilisation pour peser sur les candidats à l’élection présidentielle le 17 mars, à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle, avec cinq manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse. Contact : Stéphane Lhomme – Tel. 06 64 100 333
«Le suicide apparaît comme un acte ultime de résistance» Libération - jeudi 15 mars 2007 - Sonya Faure |