LES ECHOS ET LES ARTICLES


10/03/2010

7 activistes condamnés : Appel à soutien

Les 7 activistes du collectif 'Non au missile M 51' interpellé-e-s le 1er décembre 2009 suite à l'occupation d'un radar au Centre d'Essai de Lancement de Missile de Biscarrosse, occupation réalisée pour empêcher le tir d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M 51 le jour de l'ouverture de la fenêtre de tir, viennent d'être condamné-e-s à des peines de 150 euros d'amende chacun.

La célérité du jugement, rendue possible après recours à la 'justice de proximité', lui permet d'intervenir quelques jours avant la journée d'action européenne contre les armes nucléaires et l'inspection citoyenne de la base nucléaire de Mont de Marsan par le collectif 'Non au missile M 51'.

Ces condamnations n'entament en rien la détermination du collectif qui continuera à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non violence, pour parvenir à l'interdiction totale des armes de destruction massive et faire rentrer la France dans la voie du désarmement.

Le 3 avril, un mois avant l'ouverture de la conférence de révision du Traité de Non Prolifération à New York, des actions seront menées à travers l'Europe contre les bases accueillant des armes nucléaires en Belgique, Grande Bretagne, Pays Bas, Italie, Allemagne, Turquie. Dans le cadre de cette journée, le collectif 'Non au Missile M 51' procédera à l'inspection citoyenne de la base aérienne 118 de Mont de Marsan, base nucléaire des Forces Aériennes Stratégiques

Parce que le désarmement nucléaire c'est maintenant ou jamais, nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s voulant agir dans ce sens à soutenir le collectif 'Non au Missile M51, financièrement mais aussi et surtout dans l'action en nous rejoignant.

Toutes les personnes souhaitant prendre part à l'inspection citoyenne de la base de Mont de Marsan peuvent prendre contact avec le collectif

Contact : Jean-Charles, Collectif 'Non au Missile M 51', 05 58 04 81 60 / 06 47 19 71 89 / svasti à no-log.org

Collectif 'Non au Missile M 51'



06/03/2010

La France, leader mondial… de la prolifération !

« Sortir du nucléaire » dénonce une conférence internationale à Paris pour la promotion du nucléaire

Les 8 et 9 mars prochain, Paris accueillera une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire, organisée avec le concours de l’OCDE. Ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA, son objectif affiché est de « promouvoir l’usage pacifique et responsable de l’énergie nucléaire », tout en dissuadant de se tourner vers des applications militaires.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » souligne la duplicité des autorités françaises. Celles-ci propagent une distinction artificielle entre un nucléaire civil « pacifique » et un nucléaire militaire à réserver à un club fermé.

Le nucléaire « civil » est un alibi facile pour camoufler l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires. Cet enrichissement est en effet une étape indispensable pour fabriquer tant le combustible des centrales que la matière fissile des bombes. La communauté internationale elle-même reconnaît implicitement cette faille : pourquoi, sinon, s’offusquer de la volonté de l’Iran de posséder sa propre usine d’enrichissement ?

Enfin, rappelons-nous que la France a elle-même aidé certains Etats (Israël, Irak, Afrique du Sud) dans leurs tentatives pour se doter de la bombe [1]. A quelques mois de la révision du Traité de Non Prolifération, la tenue de cette conférence est une véritable provocation. Tant qu’il y aura des centrales, il y aura des bombes !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce les risques que la France fait courir au monde entier en cherchant à propager la technologie nucléaire.

De la pollution générée par les mines d’uranium à l’héritage empoisonné des déchets radioactifs, du risque permanent d’accident à la menace terroriste, le nucléaire représente un danger global.

Au-delà des risques majeurs qu’elle comporte, cette technologie est totalement inadaptée pour répondre aux grands enjeux énergétiques et environnementaux actuels, notamment l’épuisement des ressources et le changement climatique.

Enfin, ce grand raout atomique n'est-il pas une tentative désespérée de faire oublier les difficultés de la filière nucléaire française ? En effet, malgré les discours de relance, la production d’électricité nucléaire mondiale est en déclin [2], et l’industrie nucléaire française en pleine déconfiture. Les chantiers de l’EPR connaissent des déboires permanents, et les investisseurs ne s’y trompent pas : le nucléaire est un puits sans fond !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les Etats participants à la lucidité, et à se tourner vers d’autres options sûres et prometteuses (efficacité énergétique, énergies renouvelables) plutôt que vers une technologie dangereuse et coûteuse.

Contact presse : Charlotte Mijeon - Tél : 06 75 36 20 20 charlotte.mijeon à sortirdunucleaire.fr

[1] Pierre Péan, Les Deux Bombes, Editions Fayard, 1982 ; Bruno Barillot, Le complexe nucléaire, CDRPC/ Réseau « Sortir du nucléaire »
[2] Mycle Schneider, World Nuclear Industry Status Report, 2009

Communiqué du Réseau Sortir du nucléaire



15/02/2010

Journée européenne d'action contre les armes nucléaires


Communiqué du Collectif Non au missile M51

Le 3 avril, dans le cadre de la journée européenne d'action contre les armes nucléaires et à un mois de la conférence de révision du Traité de Non Prolifération à New York, le collectif 'Non au missile M51' appelle au blocage de toutes les bases nucléaires françaises et à une inspection citoyenne de la base nucléaire de Mont de Marsan (40), base aérienne 118.

En 2010, la France, après l'entrée en service du missile air-sol ASMP-A et du nouveau missile nucléaire d'attaque intercontinental M51, aura entièrement renouvelé son arsenal nucléaire.

L'attitude de la France qui, tout en violant les règles définies par le traité de non prolifération, par le renouvellement et la modernisation de ses armes nucléaires, voudrait se poser en gendarme du monde et imposer ses règles au reste de la communauté internationale, est inacceptable.

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s, décidé-e-s à rappeler au gouvernement français ses engagements internationaux, à nous rejoindre dans la journée d'action du 3 avril ou à soutenir les actions du collectif 'Non au missile M 51' par des rassemblements.

Parce que le désarmement nucléaire, c'est maintenant ou jamais, pour qu'on en finisse avec l'ère de l'extermination massive, faisons qu'il devienne une réalité.

En Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas et en Turquie se préparent des actions non-violentes contre les bases qui accueillent les armes nucléaires.

Le 3 avril, dans toute l'Europe, mobilisons nous, dans le respect de la non-violence, pour faire entendre la voix de la raison.

Contact: Jean-Charles
Collectif non au missile M 51
05 58 04 81 60 / 06 47 19 71 89 / svasti [à] no-log.org


Celles et ceux qui souhaitent prendre part à l'inspection citoyenne peuvent rentrer en contact avec nous.
Des ateliers de préparation à cette journée seront assurés les 1er et 2 avril dans les Landes.



15/02/2010

Des activistes bloquent l'usine anglaise de production d'armes nucléaires


15 février 2010. Des centaines activistes de toute l'Europe, parmi lesquels une délégation belge, ferment ce lundi les sept portes de l'usine anglaise de production d'armes nucléaires d'Aldermaston.
Les activistes bloquent l'usine à l'aide de nombreux cadenas en 'tube', de cadenas cervicaux et d'autres techniques de blocage. Ils sont soutenus par des centaines de militants parmi lesquels des évêques et les prix Nobel de la Paix, Jody Williams et Màriad Corrigan-Maguire.


Les mouvements pacifistes montrent ainsi leur opposition à la modernisation des armes nucléaires anglaises, et préparent par la même occasion l'action internationale du 3 avril prochain. En vue de montrer clairement la désapprobation citoyenne face aux politiques nucléaires, des actions similaires auront lieu le 3 avril sur toutes les bases européennes dans lesquelles sont entreposées des armes nucléaires.

Aujourd'hui, les activistes bloquent Aldermaston. Le 3 avril, ils occuperont toutes les bases européennes entreposant des armes nucléaires.

Les mouvements pour la Paix mèneront des actions sur toutes les bases militaires européennes où sont entreposées de armes nucléaires : en Allemagne, aux Pays-Bas, en France (avec le collectif 'non au missile M51'), en Italie, en Turquie, en Angleterre et en Belgique. Vredesactie organisera en Belgique l'action Bomspotting sur la base militaire aérienne de Kleine Brogel, sur laquelle 20 bombes nucléaires sont prêtes à être utilisées. Des actions auront également lieu sur les autres bases européennes à capacité nucléaire. Dans toute l'Europe, retentira un message commun contre les armes nucléaires : il est plus que temps de concrétiser le désarmement nucléaire annoncé dans le Traité de Non-Prolifération (TNP). Les politiques nucléaires actuelles n'amènent en rien plus de sécurité, mais induisent au contraire une course incessante à la prolifération nucléaire.

L'usine de fabrication des armes anglaises se situe à Aldermaston. Ces dernières années, de nouvelles installations y ont été construites, depuis lesquelles l'Angleterre veut développer de nouvelles têtes nucléaires. Il a également déjà été décidé de remplacer les sous-marins nucléaires. Les mouvements pacifistes anglais organisent un blocage de l'usine de fabrication des armes nucléaires en vue de s'opposer aux décisions prises du point de vue de la politique d'armement nucléaire. Les armes nucléaires anglaises jouent également un rôle dans la politique de l'armement nucléaire de l'OTAN. De tels programmes de modernisation sont également d'application en France et aux Etats-Unis, en totale contradiction avec la rhétorique officielle de désarmement. Pour les mouvements pacifistes européens, ces raisons suffisent déjà largement pour mener des actions.

Le désarmement nucléaire, c'est maintenant ou jamais!

Le président Obama a mis le désarmement nucléaire comme priorité à l'agenda international. Cependant, les développements nucléaires actuels démontrent clairement une autre dynamique. Vingt ans après la fin de la Guerre Froide, des armes nucléaires américaines, anglaises et françaises sont toujours présentes sur le sol européen, et ces pays entretiennent toujours des programmes de modernisation des armes nucléaires. La crédibilité du Traité de Non-Prolifération est en danger. Les puissances nucléaires font des promesses de désarmement mais continuent à ignorer cette convention. Les décisions les plus importantes au sujet des armes nucléaires seront prises en 2010. En effet, la conférence de révision du TNP prendra place à New-York en mai, tandis que l'OTAN révise cette année son concept stratégique. Ces évènements politiques sont des opportunités pour faire du désarmement nucléaire une réalité. Via ces actions, les mouvements pacifistes européens appellent les pays membres de l'OTAN à saisir cette chance unique de voir un monde sans armes nucléaires.

Contact Presse sur place : Benoît : 0032 484 05 20 28 : benoit à vredescatie.be
www.vredesactie.be / www.bomspotting.be / D'autres photos



29/01/2010

M51 : Revue de détails


Voilà, c’est fait. Le couple, Le Terrible (sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération / SNLE-NG) et le missile stratégique M51 ne font plus qu’un… ou plutôt savent se “séparer”, comme l’a annoncé ce 27 janvier, le Ministère de la défense: « la Direction générale de l’armement a procédé ce matin à 09h25 au tir expérimental du missile balistique stratégique M51 »…

Entre les côtes françaises et nord-américaines

27 janvier, 09h25, Le Terrible tire pour la première fois le missile nucléaire mer-sol M51. Indication assez rare, le Ministère de la défense a donné la zone de tir, la baie d’Audierne (Finistère). Le missile a été tiré en direction de l’Atlantique nord, ce qui est confirmé par la radio Terre-neuvienne VOCM, qui a annoncé son passage au dessus des baies Bonavista et Fortune. Si le tir est qualifié de réussi, on peut s’étonner de voir ce missile intercontinental (capable de parcourir entre 6 000 et 10 000 Km) ne réaliser une course balistique que de la moitié de ses capacités (moins de 5 000 Km)…

Un test pas si secret…

Depuis plusieurs jours, les rumeurs allaient bon train dans les milieux pacifistes et journalistiques sur l’imminence du tir du M51. Si la date exacte et l’heure de tir sont bien sûr totalement secret-défense, voici quelques éléments qui montraient son imminence :

* Chaque année les rapports parlementaires apportent une foule de précisions pour ceux qui auront le temps de les relever. C’est ainsi que l’on pouvait lire dans l’Avis n°1127 sur le projet de lois de finance 2009 du Député Michel Sainte-Marie « deux tirs devront intervenir à partir du Terrible, l’un en 2009, l’autre en 2010 » ou encore l’Avis n°102 sur le projet de loi de finances pour 2010, des Députés Xavier Pintat et Daniel Reiner, « le tir de synthèse, réalisé à la mer, étant prévu pour décembre 2009 ». Ainsi un tir était bien prévu en décembre 2009 (d’où des opérations de pacifistes à cette période au Centre d’essais des Landes-CELM). Mais pour des raisons de difficultés techniques dans le programme M51, celui-ci a été décalé de presque 2 mois. On peut s’étonner ainsi, de lire la déclaration de François Auque, PDG d’EADS Astrium maître d’œuvre du programme M51 : « le déroulement du programme M51 était conforme au calendrier, dans le respect des coûts et des délais » ! Par ailleurs, comme l’indiquent ses deux rapports un second tir à partir du Terrible se déroulera en 2010 : « Le Terrible premier SNLE à être doté du nouveau missile M 51 dont le tir est prévu au deuxième trimestre 2010 ». Si l’on prend en compte le décalage du premier tir d’essai, sans doute cet exercice aura-t-il lieu en septembre/octobre…
* Le Bâtiment d’Essais et de Mesures Monge, entré en service en 1992, a pour mission quasi-principale de suivre les essais des missiles balistiques ou tactiques (ASMP-A). Ainsi, avant chaque tir, le Monge se positionne dans une zone “réceptacle ” où retomberont les têtes (fictives !). Il existe deux zones l’une au large des Etats-Unis (4 000 Km) et la seconde au large du Brésil (6 000 Km). La presse locale des Açores annonçait la présence du Monge à Ponta Delgada le 14 janvier dernier, ce qui laissait prévoir ce tir de façon extrêmement proche, dans la zone nord américaine.
* Il faut croire que les militants d’organisations pacifistes (Mouvement de la Paix) comme les membres du collectif “Non au missile M51” (avec les Désobéissants) disposent de bonnes sources de renseignements (militaires ? personnels civils du CELM ?). Ainsi, ils ont multiplié les opérations depuis décembre 2009 en occupant un des principaux radars du CELM (2 décembre) ou encore en pratiquant un lâcher de ballons pacifiste le 23 janvier dernier.
* Enfin pour des raisons de sécurité aérienne et maritime, différents documents, transmis par les militaires aux autorités civiles sont visibles par les marins (Avurnav- Avis urgent aux navigateurs) et les compagnies aériennes (NOTAM- Notice to Airmen). Le respect de la zone d’exclusion aérienne est assuré par l’organisme international UAC/ACC. Bien évidemment, les pays alliés sont également informés du tir de ce missile, pour éviter toute mésaventure fratricide …
* Les indiscrétions journalistiques, qui annonçaient dès le 24 janvier le tir du M51.

Le M51 en détail

Selon les sources officielles (Ministère de la défense): le M51 est un missile de trois étages plus la coiffe (qui protège la charge utile) propulsé par du propergol solide, de 12 m de hauteur, 2,3 m de diamètre et d’une masse de 56 t. Sa capacité d’emport serait de six ogives thermonucléaires (comme son prédécesseur le M-45), pour une portée de 6 000 Km, soit un rayon d’action plus grand que le M-45 (4 000 Km). Sa mission est de transporter jusqu’à un point donné des ogives nucléaires, qui, se délivreront de la coiffe pour se diriger indépendamment les unes des autres vers leurs cibles. Le M51 qui équipera Le Terrible sera équipé des ogives TN75 (150 Kt) actuellement en dotation sur les missiles M45. Une seconde version du M51, le M51-2, sera lui disponible en 2015 pour porter les TNO (si le programme Simulation n’a pas trop de retard….).

Mais selon d’autres sources (presses spécialisées et rapports parlementaires), la portée du missile serait comprise entre 8 000 et 10 000 Km selon le nombre de charges nucléaires emportées (1, 4, 6, 10 ?). Ainsi, en allégeant sa masse, c’est-à-dire en diminuant le nombre d’ogives, sa portée sera augmentée. Ce missile permettra ainsi de tirer sur n’importe quelle ville du monde. Si, la plupart des rapports indiquent que le M51 emportera 6 ogives, un récent rapport du Député Myard vient semer le doute, car celui-ci indique « chacun [des M51] pouvant emporter de 6 à 10 têtes nucléaires ». Une donnée qui semble confirmée par un autre rapport parlementaire qui énonce « Plus gros que son prédécesseur, le M 45, il [le M51] dispose d’une capacité d’emport supérieure et adaptable,». Alors 6 ou 10 ogives nucléaires ?

Si, cette option se confirmait cela signifie que le sous-marin Le Terrible, pourra transporter au maximum 160 ogives nucléaires (16 missiles x 10 ogives), alors qu’actuellement les SNLE-NG qui sont équipés du missile M45 ne peuvent emporter que 96 ogives (16 missiles x 6 ogives).

Un missile couteux ?

Ce programme d’armement s’échelonne déjà sur une quinzaine d’années et se poursuivra sur les cinquante prochaines. La facture annoncée va être lourde. Le coût minimum est de 8,5 milliards d’euros, qui est à répartir entre le développement du missile et de son système de mise en œuvre à la base de l’île Longue (5,7 milliards d’euros) et le coût de réalisation des trois lots (48 missiles) plus une douzaine destinés aux tests soit 2,8 milliards d’euros. Ainsi, le coût unitaire de cette grosse “fusée vide” est de 142 millions d’euros, car à ce prix là, les ogives nucléaires ne sont pas incluses ! Tout porte à croire que la facture de départ sera bien plus lourde, non seulement en raison de surprise technologique de dernière minute, mais aussi à cause du prix du maintien en condition opérationnelle de cet armement qu’il faut ajouter et bien sûr du coût de démantèlement de ce système d’arme, qui n’est pas chiffré. Mais pas de problème, ce sera bien sûr, pour le M51 comme pour d’autres décisions, aux générations futures de payer !

La contestation militaire et pacifiste

Le M-51, véritable iceberg de la dissuasion, a ravivé et reformé les rangs des pacifistes français. Ceux-ci se sont cristallisés contre cet armement et on fait entendre leurs voix à travers différentes actions et campagnes regroupés sous la bannière du collectif « Non au M-51 ». Mais les militaires sont aussi présents dans cette contestation, comme le Général de réserve Étienne Copel, qui exprime son hostilité à ce missile pour des raisons économiques et stratégiques.

Le message de la France

À moins de 100 jours de la Conférence de révision du TNP (mai), la France a donc testé son M51. Selon son langage diplomatique, cette modernisation est réalisée « dans le strict respect de ses engagements internationaux ». Ce tir n’a pas fait l’objet semble t-il de protestation internationale officielle. Le message envoyé par la France est très clair, sa sécurité repose uniquement sur son arsenal nucléaire. Un dogme de la dissuasion nucléaire qui vient en total opposition par rapport aux multiples voix de par le monde qui appelle à diminuer le rôle de ces armes dans les politiques de défense. Il faut à ce titre noter que la France avait signé un texte « 13 étapes pratiques pour le désarmement nucléaire » lors de la conférence de révision du TNP en 2000, qui l’engageait (étape 9) à diminuer le rôle des armes nucléaires dans sa politique de défense...

Source

Voir la vidéo du tir

Blog de Jean-Marie Collin / Alternatives économiques, 29 janvier 2010



27/01/2010

Tir du missile M51 : Communiqué du collectif 'Non au missile M51'

Le collectif 'Non au missile M51' condamne l'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque M51, effectué ce jour à 9h25, depuis les côtes bretonnes par le sous-marin 'Le Terrible', essai prévu depuis le mois de décembre et régulièrement perturbé par des actions du collectif 'Non au missile M51' et de 'Sortir du nucléaire Cornouaille'.

La mise en service du missile M51, prévu en juillet 2010, soit 2 mois après la conférence de révision du Traité de Non Prolifération, placera définitivement la France au rang des états voyous, et surtout, laisse présager de l'attitude de la France à la table des négociations lors de cette conférence.

Nous appelons tout-e-s les citoyen-ne-s à se mobiliser pour infléchir la position du gouvernement français avant la conférence et le faire rentrer dans la voie du désarmement nucléaire, tel que l'impose ses engagements vis à vis de la communauté internationale.

Le collectif 'Non au missile M51' continuera de mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour y parvenir et faire en sorte que la France s'éloigne de 'l'Axe du mal' auquel elle appartient désormais après le renouvellement et la modernisation de la totalité de son arsenal nucléaire.

Le 27 janvier 2010

Contact: Jean-Charles
Collectif Non au missile M51
svasti (à) no-log.org
06 47 19 71 89 / 05 58 04 81 60

Collectif Non au missile M51



27/01/2010

Quatrième tir d’essai du missile M51 - Communiqué du Ministère de la Défense

Hervé Morin, ministre de la Défense, exprime sa grande satisfaction après le succès ce jour du quatrième vol expérimental du missile stratégique M51 effectué, comme toujours, sans charge nucléaire.

Il adresse ses très vives félicitations à l'ensemble des femmes et des hommes de la Direction générale de l'armement (DGA), de la Marine nationale, du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et des entreprises qui ont œuvré à sa réussite.

Le tir a été réalisé par la DGA, le 27 janvier 2010 à 9h25, depuis la baie d’Audierne (Finistère), à partir du sous-marin « Le Terrible ». Le lancement du missile s’est déroulé comme prévu. Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol par les moyens du centre DGA Essais de missiles de Biscarrosse et de Quimper et par le bâtiment d'essais et de mesures « Monge ».

Cet essai marque une étape importante dans la modernisation et l'adaptation du dispositif de dissuasion de la France dans le strict respect de ses engagements internationaux.

Le M51 est destiné à équiper à partir de 2010 les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de nouvelle génération (SNLE) de la force océanique stratégique.

Cette réussite démontre à nouveau l’excellence de la haute technologie que les industries françaises mettent en œuvre dans ce domaine.

Communiqué de presse - Paris, le mercredi 27 janvier 2010

DICoD
Centre Presse : Tél. : 01 44 42 54 02 – Fax : 01 44 42 41 22
presse@dicod.defense.gouv.fr

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE - DÉLÉGATION Á L’INFORMATION ET Á LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE



27/01/2010

[Deux jours avant le M51] Un OVNI affole la côte Sud de Terre-Neuve


L’OVNI de Terre-Neuve.

La radio Terre-neuvienne VOCM fut la première à rapporter les témoignages d’habitants de la baie de Bonavista et la baie de Fortune : un objet ressemblant à une fusée ou un missile traversant le ciel lundi soir. Photos à l’appui, les habitants ont alerté les autorités canadiennes, notamment la Gendarmerie Royale.

Ces derniers auraient déclaré à certains habitants que le tir provenant de Saint-Pierre et Miquelon, une affirmation relayée par la presse Terre-neuvienne et immédiatement démentie par RFO St Pierre et Miquelon.

Les autorités canadiennes sont depuis muettes sur cette affaire et l’opinion publique Terre-neuvienne est désormais sur le pied de guerre.

Tir de missile Français depuis la Bretagne

Selon l’Agence France-Presse un tir de missile nucléaire M51 fut réalisé avec succès dans l’Atlantique Nord depuis la baie d’Audierne dans le Finistère au sud de Penmarc’h. Le ministère de la défense se refuse actuellement d’indiquer la direction des tirs d’essais.

En 2006, le gouvernement du Canada aurait demandé à la France de ne pas effectuer ces tirs de missile au-dessus de l’Atlantique Nord pour diverses raisons d’ordre sécuritaire et économiques. En effet, lors des tirs de ce genre, le trafic aérien doit être détourné.

Le missile vu sur la côte sud de Terre-Neuve est-il le M51 ?

Selon diverses sources officielles, le tir de missile M51 fut effectué à 09h25 heure française mercredi matin (0825 TU). Selon la chronologie des témoignages des habitants de la côte sud de Terre-Neuve, l’objet non identifié aurait survolé la région le lundi soir.
Source

Radio Barachois (Canada)



25/01/2010

Des ballons contre un missile


Samedi 23 janvier, dés 8h30, une douzaine d’activistes du collectif 'Non au missile M51' ont pris position autour du Centre d’Essai de Lancement de Missiles de Biscarrosse pour s’opposer et tenter d’empêcher le tir d’essai du nouveau missile nucléaire d’attaque M51. Le tir devait être réalisé depuis les côtes bretonnes, au large du Guilvinec, par le sous-marin nucléaire 'Le Terrible' et supervisé par le Centre d’Essai de Lancement de Missiles.

Par l’envoi de ballons gonflés d’hélium équipés de papier métallique et grâce à une météo favorable, le collectif souhaitait imprimer la marque durable de l’opposition au missile M51 jusque sur les images radars du Centre d’Essai.

A ce jour, le tir d’essai du missile M51, prévu depuis le mois de décembre, n’a toujours pas eu lieu. Le missile nucléaire d’attaque M51 doit rentrer en service et équiper les sous-marins nucléaires dès juillet 2010. D’une capacité accrue, d’une portée de 8 000 à 10 000 km, doté en 2015 de nouvelles têtes nucléaires TNO, ce missile rompt avec la logique de dissuasion pour devenir une arme d’attaque et de champ.

Cet essai, à maintenant moins de 100 jours de la révision du Traité de Non Prolifération, est une véritable provocation aux instances internationales, la France, après la mise en service, en octobre dernier, du nouveau missile nucléaire air-sol ASMP-A, ayant renouvelé entièrement son arsenal nucléaire, en violation de l’article VI du Traité de Non Prolifération, qui l’oblige à rentrer dans la voie du désarmement. Il faut aussi rappeler que le 2ème tir d’essai, en juin 2007, avait créé les conditions d’un incident diplomatique avec le Canada.

Le collectif 'Non au missile M51' salue l’action des camarades de 'Sortir du nucléaire Cornouailles', le même jour au Guilvinec, et appelle tou-te-s les citoyen-nne-s à se mobiliser pour faire respecter à la France ses engagements vis à vis de la communauté internationale.

Le collectif 'Non au missile M51' réaffirme sa détermination à mener toutes les actions nécessaires, dans le respect de la non-violence, pour y parvenir et continue d’exercer sa vigilance en vue du dernier tir d’essai du missile M51.

Le 25 janvier 2010
Contact Jean-Charles : svasti (à) no-log.org
05 58 04 81 60 / 06 47 19 71 89

Communique de presse du collectif Non au missile M51



25/01/2010

Missile nucléaire M51. Tir à partir d’un sous-marin

Le premier tir de missile M51 à partir d’un sous-marin en plongée est programmé dans les prochaines heures.

Selon Jean-Dominique Merchet, qui publie l’information sur son blog 'Secret Défense', le sous-marin nucléaire Le Terrible est sur le point de s’employer à la tache. Spécialement transformé pour accueillir cette nouvelle arme, Le Terrible était encore à l’Ile-Longue la semaine dernière mais tout indiquait qu’une opération de grande ampleur était en cours.

50 tonnes à faire décoller

Ce tir serait le quatrième essai du genre, les trois premiers ayant été effectués du centre d’essais de Biscarosse, dans les Landes. Après un tir inaugural à terre et au moins un autre à l’aide d’un caisson, il s’agirait du premier lancement à partir d’un sous-marin en plongée. Pour ce faire, le sous-marin Le Terrible a subi d’importantes modifications de ses tubes et systèmes de mise à feu, ce nouveau missile étant plus large, plus long (12 m), plus lourd (plus de 50 tonnes) et largement plus puissant que son prédécesseur le M45. Cette nouvelle arme de dissuasion, assemblée et mise au point sur le site ultra-secret de Guenvenez, dans la presqu’île de Crozon, serait capable de frapper beaucoup plus loin que son prédécesseur, soit à plus de 8.000 km de distance. Chaque missile étant équipé de cinq à six têtes pouvant être dirigées indépendamment sur autant de cibles spécifiques.

Au large du Brésil ou du Canada

Habituellement tirés au large du Sud-Finistère, ces missiles nucléaires s’apparentent à des petites fusées Ariane. Cette maquette de tir, selon l’expression consacrée de la Marine, est évidemment lancée sans tête nucléaire et est programmée pour s’écraser dans un carreau d’une centaine de mètres situé au large du Brésil ou du Canada. Ce qui n’est pas sans engendrer certaines crispations au niveau de ces états. Chaque tir, qui fait l’objet du plus grand secret, demande de complexes autorisations d’utilisation de couloirs et d’espaces aériens. Opération délicate À bord du sous-marin, l’opération est loin d’être anodine puisqu’il s’agit de faire décoller d’un bâtiment immergé une petite fusée de plusieurs dizaines de tonnes, chargée de propergol solide. La puissance de l’engin qui évolue à Mach 15 (près de 20.000 km/h) lui permet de traverser l’Atlantique en moins de 15 minutes. L’opération n’est pas dénuée de risques, surtout dans le cadre d’un équipement testé pour la première fois en configuration réelle. À noter que le Monge, le grand navire blanc, bardé d’antennes et basé à Brest, est intimement lié à l’opération. Sa position étant également tenue au secret.

25 janvier 2010 - Le Télégramme



24/01/2010

APPEL de PERSONNALITES pour le désarmement nucléaire


Rendu public le samedi 23 janvier 2010 au Café du Croissant

A 100 jours de l'ouverture de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération nucléaire, au moment où la France s'apprête à tester en conditions réelles le missile M51, 94 personnalités lancent un appel pour que la France s'engage dans de nouvelles mesures de désarmement nucléaire et soutienne à l'ONU le modèle de convention d'élimination des armes nucléaires.

LE DESARMEMENT NUCLEAIRE, C’EST URGENT AUSSI POUR LA FRANCE !

APPEL POUR QUE LA FRANCE S'ENGAGE PAR DE NOUVELLES MESURES
DANS UN PROCESSUS DE DESARMEMENT NUCLEAIRE MULTILATERAL


Le désarmement nucléaire est à l'ordre du jour. Barack Obama a annoncé cet objectif pour les Etats-Unis. La communauté internationale s'est montrée intéressée lors de la réunion du Traité de non-prolifération en mai 2009 à l'ONU et la résolution du Conseil de Sécurité du 24 septembre 2009, votée à l'unanimité, en fixe l'objectif. Les prochaines échéances devraient marquer des étapes décisives: en décembre 2009, les Etats-Unis et la Russie devaient renouveler le traité START de diminution des stocks de missiles et de têtes nucléaires, en mai 2010, le Traité de non-prolifération tiendra sa Conférence d'examen pour décider de nouvelles mesures de désarmement nucléaire.

Paradoxalement, la France se montre timorée pour envisager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. Après avoir fermé son site d'essais nucléaires de Moruroa et ses sites de production de matières fissiles et après la réduction d'un tiers de sa force aéroportée, la France semble dans une position d'immobilisme. Nous nous sommes félicités des mesures de désarmement nucléaire unilatéral. Nous appelons la France à prendre de nouvelles mesures de désarmement nucléaire, pour que notre pays prenne une place primordiale dans le concert des nations et trouve ainsi une nouvelle crédibilité.

La situation mondiale actuelle est toujours dominée par les conceptions stratégiques issues de la guerre froide, fondées sur la possibilité d'une frappe nucléaire quasi-immédiate. Les arsenaux américains et russes demeurent prêts à déclencher une apocalypse nucléaire en quelques minutes. La France doit prendre une initiative pour dénoncer cette situation inadmissible. Les milliers d'armes nucléaires dont disposent actuellement les Etats-Unis et la Russie n'assurent en rien la sécurité des citoyens de ces deux pays, mais compromettent la sécurité du monde.

La communauté internationale a voté en assemblée générale de l'ONU le souhait d'une Convention d'élimination des armes nucléaires qui en préciserait les étapes et les dates butoirs. Lors d'un vote intervenu le 26 avril 2009, le Parlement européen a affirmé souhaiter une telle convention, en vue d'une élimination totale des armes nucléaires en 2020, comme le demande le maire d'Hiroshima. La France doit soutenir ce projet de convention d'élimination totale des armes nucléaires, qui démontrera qu'une autre conception de la sécurité peut être élaborée sans recours à l'arme nucléaire.

Nous appelons la France à engager de nouvelles mesures de désarmement nucléaire. En donnant ainsi l'exemple, la France aura toute crédibilité pour proposer à la communauté internationale une conception de la sécurité dans un 'monde libéré des armes nucléaires' (1)
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(1) Selon le président des Etats-Unis.

Voir la liste des signataires sur http://www.icanfrance.org

Collectif ICAN France



23/01/2010

Lâcher de ballons contre un tir de missile


Une dizaine de militants pacifistes ont lâché des ballons samedi autour du centre d'essai de lancement de missiles (CELM) des Landes pour protester contre un tir d'essai du nouveau missile M51, ont indiqué les organisateur de la manifestation.

Le but, explique Jean-Charles Darrieux, porte-parole du collectif «Non au missile M51» est «d'imprimer notre marque sur les écrans radars» alors que le tir effectué au large du Guilvinec (Finistère) devait, selon lui, avoir lieu dans le courant de la matinée.

'Cet essai, réalisé à quatre mois de la révision du traité de non-prolifération nucléaire, est une véritable provocation aux instances internationales', a affirmé M. Darrieux.

Les responsables du CELM n'ont «rien vu» a indiqué pour sa part le responsable de la communication du Centre, Laurent Charrault. Contactée, la gendarmerie n'a pas souhaité donner d'information.

Le M51, nouveau missile balistique stratégique supervisé par le CELM, est destiné à compter de 2010 à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Sa portée est de l'ordre de 8.000 km.

Ouest-France - samedi 23 janvier 20103



23/01/2010

Contre le développement du M51


L'association Sortir du Nucléaire Cornouaille se trouvait ce samedi 23 janvier sur le port du Guilvinec pour manifester son opposition au développement du nouveau missile balistique français, le M51, dont la portée pourrait atteindre 9 000 kilomètres...

Un essai de ce missile était, selon l'association, prévu ce samedi 23 janvier entre 7h35 et 11h40, dans un espace maritime au large des côtes de Penmarc'h. Cette information a été, toujours selon les membres de l'association, vérifiée auprès de trois sources convergentes, dont celle du comité local des pêches du Guilvinec.

Ce tir d'essai, effectué depuis les côtes bretonnes par le sous-marin Le Terrible et supervisé par le centre d'essai de lancement de missile, devait être le premier en conditions réelles.

Le sous-marin Le Terrible devrait rentrer en service actif en 2010 et devrait être directement équipé de ce nouveau missile balistique, le M51. Tous les autres sous marin français devraient à terme être adaptés pour pouvoir recevoir le M51.

Selon l'association Sortir du Nucléaire Cornouaille, ce nouveau missile balistique mer-sol de 56 tonnes, de 12 m de haut et de 2,30 m de diamètre est destiné à recevoir dès 2010, 6 ogives nucléaires d'une puissance de 15KT. Ce missile, qui aurait un rayon d'action de 9000 kilomètres, contre 6000 pour son prédécesseur, donnerait, selon l'association, la possibilité à la France de réaliser des missions d'attaques jusqu'en Chine...
Les membres de l'association craignent ainsi qu'avec ce nouveau missile, on ne soit plus dans le cadre de la simple dissuasion, mais dans celui de l'attaque. Cette surenchère dans le développement serait alors une violation flagrante du Traité de Non-Prolifération (TNP) qui, au contraire, exige des mesures de diminution du rôle des arsenaux nucléaires.

A 100 jours de l'ouverture de la conférence du traité de non-prolifération, ce tir de missile qui le viole, est une véritable provocation, poursuit l'association.

Par cette manifestation au Guilvinec, les membres de l'association demandent au gouvernement français qu'il respecte le TNP et qu'il s'engage dans un véritable désarmement nucléaire.

Cliquez ici pour découvrir l'interview réalisée ce matin avec Marie Nicolas, membre de l'association Sortir du Nucléaire Cornouaille.
Source

Bigouden TV



22/01/2010

Un tir de M-51 à la mer serait en préparation

Selon des sources concordantes, un tir de missile stratégique M-51 depuis un sous-marin en plongée devrait avoir lieu très prochainement. Il s'agit du SNLE le Terrible. Ces tirs d'essais ne sont jamais annoncés et font en général l'objet d'un communiqué laconique lorsqu'ils ont eu lieu.

La zone de tir habituelle se situe au sud du Finistère. Les engins partent vers l'ouest pour retomber dans un carreau situé au large du Canada ou du Brésil, à environ 4000 kilomètres.

Ce tir d'essai d'un M-51 serait le premier effectué à partir d'un sous-marin en plongée. Il s'agit d'une technique extrêmement complexe que seuls les Etats-Unis et la France maîtrisent totalement.

Le M-51, qui a déjà été lancé avec succès depuis le centre d'essais des Landes, a une portée très supérieure au M-45 qu'il doit remplacer, de l'ordre de plus de 8000 kilomètres.

22/01/2010 Blog Secret Défense



01/12/2009

Un radar occupé par les pacifistes pour empêcher le tir du M51

1er décembre 2009 - Une dizaine de militants du collectif "Non au missile M51" ont occupé ce matin le radar principal du Centre d'Essai et de Lancement de Missiles (CELM) des Landes (40), à une heure de Bordeaux, pour empêcher le dernier tir d'essai du futur missile nucléaire M51.

Ce matin à 8 h, le groupe d'inspecteurs citoyens s'est introduit sur le site militaire de Biscarrosse et a procédé à l'occupation du radar de la plage nord de Mimizan.

Après plus d'une heure de blocage, ils ont été arrêtés par les gendarmes du CELM, venus en nombre, et interrogés avant d'être libérés en attente de convocations du juge.
Ils sont repartis cet après-midi sur Biscarrosse et les communes avoisinantes pour informer la population sur la signification des modifications apportées à ce nouveau missile, qui n'est plus une arme de dissuasion et de non emploi mais une arme offensive, faite pour servir sur les champs de bataille de demain.

Cette action non-violente était menée dans le cadre de la campagne d'opposition au M51, à l'occasion du tir d'essai prévu aujourd'hui, premier tir en conditions réelles depuis le sous marin "Le Terrible" et dans le contexte du renouvellement total de l'arsenal nucléaire français d'ici à 2010.
Le collectif s'insurge une nouvelle fois contre la violation de l'article VI du traité de non-profilération, et ce à cinq mois de la révision de ce traité, et réaffirme sa determination à mener toutes les actions necessaires, dans le respect de la non-violence, pour que la France rentre dans la voie du desarmement.

Contact : Jean-Charles Darrieux : 06 47 19 71 89.

http://www.nonaumissileM51.org



08/10/2009

Le missile nucléaire ASMP-A entre en service

Conçu pour être mis en oeuvre par les avions de l'armée de l'Air et de l'aéronautique navale, le nouveau missile nucléaire ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée Amélioré) a été déclaré opérationnel le 1er octobre sur Mirage 2000 N. Une cérémonie s'est déroulée pour l'occasion sur la base aérienne 125 d'Istres. Quarante cinq ans auparavant, 1er octobre 1964, avait été déclarée la mise en service opérationnelle du Mirage IV et de l'AN-11 de l'EB 1/91 « Gascogne », à Mont de Marsan. « La France devenait la troisième puissance nucléaire indépendante, lui conférant ce rang qu'elle n'a plus quitté dans le concert des nations. 45 ans d'alerte nucléaire ininterrompue, 7j/7 et 24h/24 », a rappelé le général Jean-Paul Palomeros, chef d'état-major de l'armée de l'Air.
La dissuasion nucléaire, d'abord confiée uniquement aux Forces Aériennes Stratégiques (FAS), sera aussi l'affaire de la Marine nationale. En décembre 1971, Le Redoutable, premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins français, est en service. Il sera suivi par cinq autres SNLE entre 1973 et 1985. Puis la relève arrivera en 1997 avec un SNLE de nouvelle génération, Le Triomphant (armement de 16 missiles M45 avec chacun jusqu'à 6 têtes de 150 kilotonnes.Portée : 6000 kilomètres). Après la chute du mur de Berlin, les effectifs de la Force Océanique Stratégique (FOST) sont ramenés à quatre unités. Le dernier de la série, Le Terrible, sera opérationnel l'an prochain et sera le premier à embarquer le nouveau missile balistique M51 (portée de 9000 kilomètres), qui équipera ses aînés, après refonte, au cours de la prochaine décennie.

« Une arme redoutable qui ne connaît pas d'équivalent »

L'aéronautique navale s'est aussi vu confier la mission de dissuasion nucléaire. Ses Super Etendard, embarqués sur porte-avions, sont équipés de l'AN-12 puis de l'ASMP (une tête de 300 kt), à l'instar des Mirage des FAS, eux aussi modernisés. Si les moyens de la FOST ne sont pas réduits, en mars 2008, le président Sarkozy a annoncé une réduction d'un tiers de la composante aéroportée. Les FAS perdent, ainsi, l'un de leurs trois escadrons. Mais, si elles y perdent quantitativement, elles y gagnent qualitativement avec le remplacement de l'ASPM par un nouveau missile. «L'ASMP-A est une arme redoutable qui ne connaît pas d'équivalent. Aujourd'hui peu de nations nous égalent, n'ayons pas peur de le dire, soyons fiers », a déclaré le 1er octobre le général Palomeros. Laurent Collet-Billon, Délégué Général pour l'Armement, a quant à lui reconnu « la performance peu banale de ce nouveau missile ». Développé par MBDA, l'ASMP-A, doté d'une nouvelle tête (TNA) mesure un peu plus de 5 mètres pour une masse d'environ 850 kilos. Doté d'une portée accrue par rapport à son prédécesseur, il est propulsé par stratoreacteur, ce qui lui donne une vitesse plus importante. Ses capacités de pénétration et sa précision sont, en outre supérieures. Dissuasion oblige, ses caractéristiques exactes sont classifiées. La littérature autorisée évoque, néanmoins, une vitesse de Mach 3 et une portée de 500 kilomètres.
Outre les Mirage 2000 N des FAS, l'ASMP-A équipera les Rafale de l'Armée de l'Air et ceux de la Marine nationale (au standard F3). Il devrait être mis en oeuvre prochainement depuis le porte-avions Charles de Gaulle, dont les soutes ont été modifiées l'an dernier pour accueillir le nouveau missile.
Entre les sous-marins et les avions, la France disposera, en tout, de près de 300 têtes nucléaires.

Mer et Marine



02/10/2009

Le M51 en retard

Après l'échec d'une première tentative au printemps, EADS Astrium a programmé en octobre un nouveau tir du missile M51 depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SLNE). Les équipes travaillant sur le projet vont être renforcées pour être prêtes dans les temps. Il ne s'agit pour le moment que de tirs de 'maquettes'. Le tir de qualification, lui, est prévu d'ici la fin de l'année.

La filiale d'EADS est toutefois pessimiste quant à ses chances de déployer les nouveaux missiles à partir de 2010, date à laquelle ils doivent remplacer les M45 sur les SNLE. Dans cette hypothèse, EADS risque d'importantes indemnités de retard.



24/09/2009

Barack Obama confirme sa vision d’un monde sans armes nucléaires


« Nous appelons Nicolas Sarkozy à annoncer le soutien de la France à la Convention d’élimination des armes nucléaires » déclare Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix

Pour la première fois, un président américain a présidé au Conseil de sécurité de l'ONU, un sommet exceptionnel sur la non-prolifération et le désarmement nucléaire.


Le président Obama a estimé qu’« il est désormais temps pour chacun d'entre nous de prendre sa part de responsabilité dans la réponse globale aux défis mondiaux ». Le sommet a adopté jeudi à l'unanimité une résolution appelant d’une part, les Etats signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) à respecter leurs obligations et d’autre part, à inciter les autres pays non détenteurs de l’arme nucléaire à le rejoindre au plus tôt pour que ce Traité devienne mondial et universel.

Le Mouvement de la Paix se félicite de l’engagement grandissant des nations vers un monde libéré des armes nucléaires. « La prise en main de ces questions par le président américain va dans le bon sens et enclenche une véritable dynamique internationale que nous encourageons depuis plus de 60 ans » déclare Pierre Villard.

Nous appelons les autorités françaises à prendre des mesures concrètes et à annoncer leur soutien à la Convention d’élimination des armes nucléaires pour un désarmement au sein d’un processus multilatéral.
« Notre pays ne doit pas rester sur des logiques datant de la Guerre froide mais entrer pleinement dans cette nouvelle ère d’ouverture et de dialogue pour une véritable sécurité des peuples libérés des armes nucléaires » conclut le co-président de l’association.

Le 24 septembre 2009

Contacts :
Pierre Villard : 06 82 92 29 46
Arielle Denis : 06 87 14 89 33
Catherine Rio : 06 08 27 99 72

LE MOUVEMENT DE LA PAIX - www.mvtpaix.org



04/09/2009

Présence mensuelle mouvementée des pacifistes devant le PC atomique du Ministère de la Défense


4 Septembre 2009. Boulevard Saint-Germain, Paris. Comme chaque mois, un petit groupe de pacifistes a assuré une interpellation silencieuse et masquée devant le siège de la force nucléaire militaire française, sis dans les sous-sols du Ministère de la Défense.
Extrait du récit par un militant.

Midi
Ca se corse. Non seulement, nous renouvelons notre présence côte à côte devant le portail du QG, mais nous tenons à 9 délinquants noirs masqués de blanc... la grande banderole A B O L I T I O N D E S A R M E S N U C L E A I R E S.
Il y a un photographe (journaliste en herbe ?), addict du facebook qui nous mitraille. Et puis, sans tarder plus d'1 minute, voilà un trio de patrouille de la gendarmerie qui ne se laisse pas embobiner par les explications de notre démasqué porte-parole. Nous devons dégager, nous contenter de tendre les 9 mètres de notre banderole de façon non statique. Mais, bien sûr, donc, nous longeons lentement la face Saint-Germain de l'îlot, tout contre sa grille et sans nous arrêter devant les portes que nous rasons à moins d'un mètre, n'empêchant le personnel ni d'entrer, ni de sortir à sa convenance. Le faire serait-il intolérable ? De toute façon, nous n'avons demandé d'autorisation à manifester que de l'autre côté de la chaussée. A nous de savoir jusqu'à quel point nous poussons l'insubordination. Bien sûr, la face lisible de la banderole n'est plus orientée vers le QG, mais vers la chaussée et, au delà, où Brigitte, masquée, monte la garde, à une extrémité de la banderole ' Un monde libéré de l'arme nucléaire est possible', accompagnée de Dominique.

Soir
Enfin un journaliste ! Ce n'est pas celui de TF1, mais il travaille pour une radio et c'est notre amateur de Facebook qui l'a invité à venir se rendre compte de notre intrépidité. Notre nombre atteindra 11 dont 2 sans masque; une grosse pointure est venue se joindre à nous, Jacques Gaillot.

Maison de Vigilance



31/08/2009

La base nucléaire de Büchel (Allemagne) assiégée pacifiquement pendant 4 semaines

Entre le 13 juillet et le 9 août 2009, des centaines de militants pacifistes ont pris part à une succession d'actions non violentes, y compris, pour certains d'entre eux, désobéissantes, pour dénoncer la réhabilitation en cours de l'arme nucléaire comme arme offensive.

Pendant cette période, les habitants du village pacifiste établi à 2 km de l'entrée de la base ont assuré des piquets quotidiens devant la base, avec tracts et discussions impromptues avec les militaires, des inspections citoyennes ponctuelles, y compris en découpant le grillage de la base, des messes oecuméniques, des actions théâtrales dans les villes avoisinantes (Trieste, Coblence...), des actions flash (sleep-in, blocages d'accès...), des concerts devant l'entrée principale de la base, des survols de cerf-volants au-dessus de la base (plainte a été déposée pour perturbation du traffic aérien !), des entraînements au clown activisme et des actions en clown, des manifestations à vélo pour perturber la circulation devant la base, etc.

Autres photos ici

Les désobéissants



01/08/2009

La plus grande bataille nasale de tous les temps


Un des trois sous-marins de la flotte, photo de Cyril Cavalié

Opération 'Plouf Plouf prends ça dans ton Pif !'

Le noyau dur de la coagulation naritime comprenait l'Ar Nez Rouge, les Narine's Corps, les Greenpitres, un transfuge de la CAC 40 aux Benêts Verts, un plongeur du 73e BCA de Savoie, quelques mercenaires Fri Berniks, ainsi que la BAC du bidet parisien, venus rejoindre les forces locales !

Cette année encore l'Armada Clown convergea de tous horizons, pour venir chatouiller les côtes sensibles de la presqu’île atomique de Crozon. Une fois de plus la bataille nasale fut Triomphante! Pourtant c’est à une sérieuse bande de rigolos galonnés que nous avions affaire !

La suite de l'épopée maritime, sur le site de la BAC

1er Août 2009 - Ile Longue - BAC



13/06/2009

Des activistes pacifistes perturbent des exercices aériens de l'OTAN en Suède

12 juin 2009 - L'OTAN menace de continuer ses bombardements d'entraînement malgré la présence d'activistes pacifistes sur le site.
Six nouveaux activistes sont entrés sur le site militaire aujourd'hui. Cinq autres personnes avaient été arrêtées mercredi matin après avoir pénétré dans le champ d'entraînement au nord de la Suède, perturbant de grandes manoeuvres militaires de l'OTAN.
Un exercice de huit jours, comprenant des bombardements, a commencé en Laponie suédoise, impliquant plus de 50 avions de combat et 1000 soldats de dix pays.

Mise à jour du 13 juin : les six activistes ont entendu trois fortes explosions hier soir, à 22h, 22h40 et 22h42. Ils ne sont pas blessés, mais très choqués que l'OTAN ait choisi de bombarder cette zone malgré la présence de civils. Ils ont décidé de tenter de quitter les lieux pour leur propre sécurité.

Plus d'infos (en anglais) : NATO Threatens to Keep Bombing as 6 More Peace Activists Enter Bombing Range et Activists arrested during NATO exercise et Activists inside Nato bombing range in Sweden



05/06/2009

Une bloqueuse de trains de déchets nucléaires relaxée en Allemagne

Manifester dans les airs au dessus de la voie ferrée est un droit d'expression fondamental

Cécile Lecomte, une militante antinucléaire française comparaissait ce jour (4 juin 2009) devant le tribunal correctionel de Steinfurt en Allemagne. Le 16 janvier 2008, elle avait attiré l'attention sur les dangers liés à l'export de déchets nucléaires sous forme d'hexafluorure d'uranium (UF6) - un gaz à la fois radioactif et corrosif - de l'usine d'enrichissement de Gronau vers la Russie, en se suspendant entre deux arbres de façon spectaculaire au dessus de la voie ferrée. Une équipe spéciale de la police arrivée par hélicoptère l'avait délogée au bout de plus de six heures d'action. La procureur a plaidé en faveur d'une condamnation pour 'coercision' - obliger quelqu'un à faire quelque chose par la violence. La tribunal ne l'a cependant pas suivie et a prononcé la relaxe de la militante. Selon le juge, il est prouvé que c'est la police et non la militante qui a fait stopper le transport. L'accusée n'est donc pas coupable. De plus il est avéré qu'elle a manifesté à huit mètres de hauteur au dessus du de la voie ferrée, la loi spécifie seulement qu'un espace de 4m80 doit rester libre au-dessus de la voie pour la circulation des trains. 'La fantaisie, c'est une arme! Je suis contente que le tribunal ait reconnu la légitimité de ces actions dans la troisième dimension comme un moyen d'expression de son opinion', a déclaré Cécile Lecomte à l'issu de l'audience. Dans son plaidoyer, la grimpeuse a longuement expliqué ce qui l'avait poussée à agir et le pourquoi de son action: informer l'opinion publique du passage de ces trains nucléaires devant chez elle et des dangers que ceux-ci représentent.
'Ces transports sont dangereux en raisons des risques radioactifs et toxiques que représentent les 1000 Tonnes d'UF6 d'un train. Ces transports permettent à Urenco (la firme qui exploite l'usine) de se débarrasser de ses déchets pour en produire ainsi toujours plus et permettre au centrales nucléaires de continuer à fonctionner. S'il est question de violence, celle-ci vient de l'industrie nucléaire et non de moi' a déclaré Cécile à l'audience 'la population est soumise aux dangers du nucléaire contre son gré, c'est ce que j'estime être de la violence', a t-elle conclut.
L'avenir de la lutte contre le nucléaire 'dans les airs' est radieux - bien plus agréable qu'un avenir irradié !

Cécile Lecomte, alias Eichhörnchen (écureuille) - Contact: Cécile 0049 1637342462- eichhoernchen [à] ouvaton.org



11/05/2009

M51 : La maquette perdue par Le Terrible remontée à la surface


Le bâtiment de soutien Argonaute a procédé, vendredi, à la récupération de la maquette de missile M51 perdue le 18 avril par le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible. La maquette, dépourvue évidemment de charge militaire, avait coulé suite à un dysfonctionnement de son système de flottabilité, après un test de tir réalisé au large du Finistère. Une fois remonté l'engin ,long de 12 mètres, l'Argonaute l'a ramené jusqu'à Lorient. Quant au SNLE, après avoir débarqué ses installations de tir expérimentales à l'Ile Longue, il va subir une période de maintenance à Cherbourg. Construit par DCNS, Le Terrible est le quatrième et dernier SNLE du type Le Triomphant. Prévu pour entrer en service en 2010, il sera le premier à être équipé du nouveau missile balistique M51, d'une portée de 9000 kilomètres.

Source

Mer et Marine - 11/05/2009



11/05/2009

Une bombe atomique sous la banquise

21 janvier 1968, un Boeing B-52 de l'US Air Force s'écrase près de la base aérienne américaine de Thulé, au Groenland. Cette base, d'importance géostratégique extrême en pleine Guerre froide, sert de lien terrestre aux bombardiers nucléaires américains qui survolent la région, prêts à foncer sur Moscou si nécessaire.

Mayday!
Suite à cet accident, les techniciens militaires américains et danois s'emploient à récolter, sans protection particulière pour la grande majorité d'entre eux, les débris de l'appareil. Celui-ci transportait à son bord quatre bombes nucléaires, dont trois seront retrouvés durant le déblaiement du site. Mais la dernière bombe, numéroté 78 252, ne fut jamais retrouvé.

Plus de quarante ans plus tard, la bombe en question manque toujours à l'appel. Probablement au fond de la baie de Thulé, la bombe n'a jamais été retrouvée à cause des conditions de recherche rendues difficiles par la banquise. Cette histoire, révélée par la BBC et reprise par le Corriere della Sera, suscite, 40 ans après les faits, l'émoi au Groenland.

Colère du Groenland
Hans Enoksen, Premier ministre de la province danoise autonome très énervé par le silence des protagonistes danois et américains à ce sujet, y voit un risque sanitaire pour la population de Qaanaaq, village proche du lieu de l'accident, le plus au nord de la planète.

Car l'armée danoise n'avait pas été informée par l'US Air Force de la nature du missile manquant, et les Américains avaient à l'époque estimé impossible de retrouver l'arme atomique, à cause de la grandeur de la zone à explorer. L'hiver avait en fait eu raison des recherches, l'eau de mer reprenant sa forme glacée. En attendant, quinze kilos de plutonium stagnent toujours au fond de la baie de Thulé...

Source: 7sur7.be
Autres sources : Wikipedia et Altermedia

Thomas Halter 11/05/09



23/04/2009

EDF, le pirate et les officines

Exclusif. Le patron d'une officine révèle comment les antinucléaires ont été espionnés.

« En 2004, Thierry Lorho m'a demandé de créer une plate-forme informatique anonyme pour infiltrer les forums antinucléaires. Il se vantait d'avoir deux taupes, qu'il appelait X et Y, chez Greenpeace et à l'association Sortir du nucléaire. » Michel Arditti est le patron de Securewyse, une société suisse chargée par EDF de faire une veille sur les anti-nucléaires.

Thierry Lorho, un ancien de la DGSE, patron de Kargus Consultants, a été mis en examen dans l'affaire d'espionnage de Greenpeace. « En mars dernier, j'ai détruit à la demande de Thierry Lorho les deux ordinateurs qui avaient servi à l'infiltration. On doit en retrouver des traces chez l'opérateur » , explique Michel Arditti, qui n'a toujours pas été entendu par le juge.

Carrure imposante et regard bleu azur, le patron de Kargus explique au Point : « Depuis l'affaire du 'Rainbow Warrior', les services de renseignement n'osent plus toucher aux antinucléaires. EDF et Areva font donc appel à des officines comme la mienne. » Et d'affirmer : « J'ai agi sur ordre de deux responsables de la sécurité à EDF. » En l'occurrence, un ex-commandant de police, Pierre François, et un ancien contre-amiral, Pascal Durieux, suspendus depuis par EDF.

Lors d'une perquisition dans le bureau de Pierre François, les policiers ont trouvé un CD contenant des captures d'écran et des fichiers provenant de l'ordinateur de Yannick Jadot, l'ancien directeur de Greenpeace France, aujourd'hui candidat des Verts aux élections européennes. Un CD dont Pierre François a assuré au juge ignorer le contenu. Le pirate informatique, Alain Quiros, est un autodidacte du hacking , pompier de formation. Il a expliqué avoir pris le contrôle de l'ordinateur de Yannick Jadot grâce à un logiciel espion. Dans le monde des barbouzes, les hackers ont remplacé les serruriers qui, jadis, ouvraient les portes pour les fric-frac. Ils seraient actuellement une demi-douzaine sur la place de Paris.

EDF, qui s'est constituée partie civile, nie avoir utilisé les services de l'un d'eux. C'est en 2004 que l'équipe du nouveau président d'EDF aurait fait appel aux services de Kargus sur les conseils de la Compagnie européenne d'intelligence stratégique, dirigée par un ancien député.

Intrusion

Au même moment, Securewyse est missionnée par EDF pour découvrir qui, au sein de l'entreprise, a fait « fuiter » un rapport « confidentiel défense » à Stéphane Lhomme, le porte-parole de Sortir du nucléaire. La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo. Questionné par Le Point , l'opérateur n'a pas donné suite. « Je n'ai jamais rien fait d'illégal , jure Arditti, tout en laissant entendre que Lorho aurait pu, lui, user de ce genre de pratique. Et peut-être même travailler sur les antinucléaires pour d'autres commanditaires qu'EDF. Toujours est-il qu'EDF vient de résilier le contrat de veille signé avec Securewyse au motif qu'il dérogeait aux règles du groupe.

Sortir du nucléaire s'est constitué partie civile, Yannick Jadot demande la mise en examen d'EDF en tant que personne morale et les Verts réclament l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. Désormais, l'affaire dépasse les frontières : la branche britannique de Greenpeace s'apprête à porter plainte.

Si aujourd'hui EDF se retrouve dans la tourmente, c'est parce que le hacker Alain Quiros a siphonné en 2006 les ordinateurs du Laboratoire national de dépistage du dopage. Cette fois, sa mission était de récupérer le dossier Floyd Landis, vainqueur du Tour de France 2006, privé de son titre après un contrôle positif. Son donneur d'ordre, un certain François Dominguez, lui avait été présenté par Thierry Lorho. « C'est un ami. Il m'avait demandé de lui trouver un hacker. J'ai seulement joué l'intermédiaire », confie le patron de Kargus.

C'est ce même Dominguez, ex-légionnaire, mercenaire et photographe de presse à ses heures, qui a également sollicité Quiros pour pirater l'ordinateur de l'avocat des petits porteurs de Vivendi...

Le Point - 23/04/2009 N°1910 - Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens



21/04/2009

Marine. A la recherche de la maquette perdue

La Marine va récupérer dans les prochains jours la 'maquette inerte' lancée samedi par un sous-marin et qui a coulé, le dispositif de flottabilité n'ayant pas fonctionné.

Cette maquette a été lancée 'par le futur sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible'. 'Dans l'attente, pour garantir la sécurité des bateaux de pêche, un arrêté interdisant l'exercice de la pêche a été pris dans la zone concertée par la préfecture maritime de l'Atlantique', précise la délégation dans un communiqué publié par la délégation à l'information et à la communication de la Défense.

Un test grandeur nature

Une 'maquette inerte', d'un point de vue pyrotechnique et nucléaire, permet de tester les fonctions d'un futur missile par les logiciels d'un sous-marin.

Le sous-marin Le Terrible est rentré à l'Ile Longue, près de Brest, pour le démontage de ses équipements de tir expérimentaux, selon la DGA.

Cap sur Cherbourg
A issue de ce démontage, 'conformément au déroulement normal du programme', Le Terrible rejoindra Cherbourg pour une période de travaux d'entretien.

Le Terrible, 4ème et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), avait procédé à un essai de lancement de maquette inerte 'dans le cadre des essais conduits sous maîtrise d'oeuvre de la DGA', a précisé le communiqué.

En service actif en 2010
Sa campagne d'essais en mer avait commencé en janvier et doit durer jusqu'à son admission au service actif en 2010. Doté d'un système de navigation modernisé et d'un nouveau système de combat (le SYCOBS), il sera le premier SNLE-NG à être équipé des nouveaux missiles intercontinentaux M51.

Il rejoindra Le Triomphant (1997), Le Téméraire (1999) et Le Vigilant (2004) au sein de la Force océanique stratégique (FOST) à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française.

Le Télégramme. 21 avril 2009 (letelegramme.com)



21/04/2009

Terrible : tir raté pour une maquette de missile M51


SNLE Le Terrible : Une maquette de missile M51 au fond de l'eau

Le ministère de la Défense a reconnu que l'engin inerte ayant coulé samedi dernier après son lancement était bien une maquette du nouveau missile balistique M51. La maquette a été tirée à quelques dizaines de kilomètres au sud du Finistère par le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, un SNLE actuellement en essais avant son admission au service actif prévue l'an prochain. « A l'issue de l'essai, le dispositif de flottabilité n'ayant pas fonctionné, la maquette a coulé. Elle sera récupérée dans les prochains jours. Dans l'attente, pour garantir la sécurité des bateaux de pêche, un arrêté interdisant l'exercice de la pêche a été pris dans la zone concernée par la préfecture maritime de l'Atlantique. Le Terrible est rentré à l'Ile Longue pour le démontage de ses équipements de tir expérimentaux. A l'issue, conformément au déroulement normal du programme, il rejoindra Cherbourg pour une période de travaux d'entretien », précise la Délégation Générale pour l'Armement. Cette annonce de la DGA concernant la nature de la maquette et l'identité du sous-marin a le mérite de clarifier une mystère qui n'en était pas vraiment un pour les connaisseurs.
Mis à flot en janvier dernier, Le Terrible regagnera le site DCNS de Cherbourg le mois prochain pour une période d'entretien. Long de 138 mètres, le 4ème et dernier SNLE de nouvelle génération sera le premier à mettre en oeuvre le nouveau missile balistique M51. Il embarquera 16 engins de ce type, dont la portée est supérieure à 9000 kilomètres.

Source

Mer et Marine - 21/04/2009



06/04/2009

Action de blocage des désobéissants au contre-sommet de l'Otan


Action de blocage partie de la place de l'université

Block Nato - 6 avril - Le rendez-vous public de Block-Nato avait été fixé à 6h00 devant le Palais Universitaire de Strasbourg, place de l'Université. Cette place, au croisement de nombreuses rues, située entre les deux zones orange mais très ouverte sur la ville, présentait un endroit stratégiquement intéressant pour partir pour l'action de blocage.

Depuis certains points de la ville, l'accès à cette place était cependant très difficile, puisque l'espace initialement 'en zone libre' séparant les deux 'zones occupées', et permettant de se rendre de l'est à l'ouest de la ville, s'est vu agrémenté d'un passage protégé pour joindre les deux zones. Cela impliquait un contrôle policier obligatoire pour passer de l'est à l'ouest, il limitait donc l'accès au point de rendez-vous public pour les personnes habitant à l'ouest de la ville.

Arrivé-es sur place, 200 activistes et de nombreu-ses/x journalistes étaient présent-es. La samba du Pink&Silver Block étaient également là. Bizarrement, aucun policier en uniforme à proximité. Après quelques petites explications de l'action au mégaphone, les activistes se sont mis en cortège pour avancer vers la zone orange du nord de la ville.
Trente secondes après l'annonce du départ, alors que le cortège était encore sur la place et sans aucune sommation, une pluie de grenades lacrymogènes nous est tombée sur la gueule. Un épais brouillard de lacrymogène a obligé les activistes suffocant-es à se diriger vers l'avenue de la marseillaise où de nouvelles grenades lacrymogènes on été tirées, toujours sans aucun policier visible. Au rythme des tambours de la samba, nous avons traversé les nuages pour nous diriger vers la place de la république.

Alors que le jour se levait, le cortège s'est alors dirigé vers la zone orange nord, qui enferme le palais de la musique et des congrès. Après une bonne demi-heure d'hésitation à côté du parc des Contades, le groupe s'est remis en branle pour avancer vers la zone orange au bout de l'avenue de la paix, à 100m de laquelle de nouveau tirs de lacrymos ont été effectués. Les tirs de lacrymogènes et les bousculades par des policiers, dont certains en civil mais casqués, ont duré une bonne demi-heure. Étrangement, cela n'a amené aucune immobilisation effective de notre groupe, nous laissant la possibilité de faire des allers-retours rythmés par des jets de lacrymos dans l'avenue de la Paix.

Face à notre non-violence active, la police a usé de la violence par le biais de flashball tiré à moins de 2m contre un joueur de samba et de sprays lacrymogènes en grande dose dans le visage de plusieurs manifestant-es.

Après décision collective, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le croisement de l'avenue de la Paix et de l'avenue des Vosges, où un blocage symbolique, musical, et coloré a pu avoir lieu pendant plus de 5h.
De nombreu-ses/x activistes ainsi qu'une unité mobile de l'armée des clowns ont pu rejoindre ce point de blocage en milieu de matinée.

Le blocage a permis de montrer au voisinage de manière dansante et clownesque que l'OTAN n'était pas bienvenue dans Strasbourg, et en rappelant aux participant-es du sommet officiel qui traversaient le carrefour à pied notre opposition à leur cirque guerrier.

Le blocage a été levé par les participant-es à 13h, afin de rejoindre la grande manifestation 2 km plus loin. Ce trajet en cortège a permis de montrer à la population strasbourgeoise notre refus de la politique guerrière de l'OTAN, et a également été l'occasion de manifester en centre ville en dépit de l'interdiction préfectorale.
Notre cortège a grossi tout au long de son trajet, accueillant de nombreu-ses/x habitant-es des immeubles bordant le chemin. Beaucoup d'autres habitant-es nous ont exprimé de diverses manières leur soutien depuis leur fenêtre.



21/03/2009

Bruxelles: 442 manifestants anti-OTAN interpellés


21 mars 2009 - La police a arrêté administrativement samedi 442 manifestants qui ont tenté de s'introduire depuis la matinée sur le site de l'OTAN, situé à la limite des communes d'Evere, Bruxelles (Haren) et Zaventem, dans le cadre d'une action de désobéissance civile non violente. Cette opération, baptisée 'Nato Game Over', était organisée par le Forum d'Action pour la Paix, dont fait partie l'association Bomspotting, à l'occasion des 60 ans de l'OTAN qui seront célébrés les 3 et 4 avril à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Selon la police, une seule personne a réussi à franchir une première clôture protégeant le site. Elle a été interpellée par la police avant qu'elle n'escalade la seconde grille. Un autre manifestant, qui tentait de franchir une clôture, s'est blessé à la main. Toutes les personnes interpellées ont été conduites dans les cellules du bâtiment 'Portalis', situé à proximité du Palais de Justice de Bruxelles. Aucun des manifestants n'a opposé de résistance lors des arrestations. Les premiers ont été libérés samedi en début de soirée.

Un périmètre de sécurité virtuel avait été mis en place à l'initiative des bourgmestres des trois communes concernées par la manifestation, permettant aux policiers d'y interpeller toute personne munie d'objets visant à faciliter l'escalade de grilles. Un important dispositif policier a été déployé samedi. Plus de 300 policiers se trouvaient sur place. Une quarantaine de chevaux policiers avec leurs cavaliers étaient également mobilisés. Des arroseuses étaient prêtes à entrer en action et l'hélicoptère de la police fédérale survolait le site de l'OTAN. Un peloton de policiers de la zone de Bruxelles-Ixelles se trouvait exceptionnellement à l'intérieur de l'enceinte du siège de l'Alliance. Les manifestants réclamaient essentiellement le désengagement des troupes de l'OTAN en Afghanistan et en Irak et le retrait immédiat des armes nucléaires de la Belgique.

Voir le sujet au journal de 19h du 21 mars sur RTL-tvi : http://video.rtlinfo.be

Voir le reportage photo sur indymedia : http://www.indymedia.be/fr/node/32285

Source : http://www.secoursrouge.org



18/03/2009

Désarmement nucléaire: Sarkozy piégé par Brown?

Hier, devant des spécialistes et des diplomates de différents pays, Gordon Brown a fait une annonce qui risque de tendre fortement les relations entre Paris et Londres sur le sujet sensible par excellence: la force de frappe.

Dans le cadre des négociations de désarmement nucléaire entre la Russie et les Etats-Unis qui commencent et en préparation aux discussions sur le renouvellement du Traité de Non Prolifération, le Premier ministre britannique a déclaré qu'il était prêt à réduire le nombre de têtes nucléaires de son pays ('moins de 160' actuellement, dit-il) si cela permettait d'aboutir à un 'grand bargain' est-ouest.

Or c'est justement ce que la diplomatie française veut absolument éviter: intégrer les armes européennes (autrement dit anglaises et françaises) dans le grand décompte. Dans les années 80, quand Gorbatchev et Reagan ont décidé de réduire drastiquement leurs arsenaux, la France et la Grande Bretagne sont parvenues, avec beaucoup de difficultés, à ne pas être inclues dans le calcul américano-russe..

Cette fois, Brown a-t-il déjà cédé et va-t-il obliger Sarkozy à faire campagne seul - et à contre courant? Le président de la République peut faire valoir qu'il y a un an, à Cherbourg, il a déjà annoncé une réduction d'un tiers de l'arsenal français avec l'objectif d'atteindre à terme 'moins de 300 têtes nucléaires'.

Mais Gordon Brown, qui avait déjà annoncé une forte réduction en 2006, se dit prêt à aller plus loin encore et à prendre la tête de la campagne de désarmement chère à Obama et même de la campagne 'Global Zero' qui vise à un monde totalement dénucléarisé.

A l'Elysée on voit bien le risque: que la France soit montrée du doigt, au sein même de son camp, cette 'famille occidentale' dont on a justement rejoint hier toutes les structures...
Comment va-t-on sortir du piège de Brown? Mystère.
Source

Nouvelobs.com - Mercredi 18 mars 2009



02/03/2009

Huit mois de prison ferme pour une militante antinucléaire belge

La justice belge a condamné lundi à huit mois de prison ferme et à une amende de 1.100 euros une militante écologiste qui avait pénétré à dix reprises sur le site d'une centrale nucléaire pour dénoncer ce qu'elle considère comme des failles dans sa sécurité.

Le tribunal correctionnel de Termonde (nord) a condamné Anja Hermans, 29 ans, pour 'bris de clôture', a précisé l'agence Belga. De novembre 2007 à octobre 2008, la jeune femme avait pénétré à dix reprises dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Doel, dans la région d'Anvers (nord).

'Il est aisé d'y entrer. Si quelqu'un comme moi parvient à se promener sur le site pendant une heure avant d'être repéré, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et que la sécurité de la centrale est lacunaire', a-t-elle déclaré lors du procès.

Selon Electrabel (GDF Suez), la société qui exploite la centrale de Doel, celle-ci répond parfaitement aux exigences de sécurité. 'Mais les visites continues d'Anja Hermans causent des soucis supplémentaires pour le personnel', ajoutait l'entreprise.

En raison de condamnations antérieures, Mme Hermans ne pouvait plus bénéficier de sursis. En 2001, elle avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'incendie de la voiture d'un juge d'instruction. En 2002, elle avait écopé de la même peine pour une série d'actions contre des fast-food et des entreprises de transformation de la viande commises entre 1998 et 2000. Elle militait alors pour une association de défense de la cause animale, l''Animal Liberation Front'.

BRUXELLES (Agence - 2 mars 2009)



24/02/2009

Procès des vétérans des essais nucléaires

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’AVEN
AUDIENCE DU JEUDI 26 FÉVRIER 2009 À 15 HEURES, COUR D’APPEL DE PARIS CIVI
TGI, première chambre, section B, boulevard du Palais (métro cité, ligne 4)

Jeudi 26 février, douze affaires concernant des vétérans des essais nucléaires, sont appelées devant la 1ère chambre de la Cour d’Appel de PARIS.
C’est la première fois qu’en Métropole un procès concernant les essais nucléaires a une telle dimension collective.
Le 19 mars prochain, devant le Tribunal de PAPEETE, une procédure regroupant huit anciens travailleurs polynésiens de MORUROA, atteints de leucémie à la suite de leur activité au Centre d’expérimentation du Pacifique, lui fera écho.
La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions Pénales (CIVI) de PARIS avait rejeté la demande des vétérans en raison de l’ancienneté des faits et d’un refus de principe d’appliquer aux militaires victimes de maladies imputables au service et aux salariés victimes de maladies professionnelles, le bénéfice des textes plus favorables applicables à toutes les autres catégories de victimes.
Aucun argument de droit ne peut justifier que l’indemnisation par le Fonds de Garantie qui avait été possible pour les victimes de l’amiante, soit aujourd’hui refusée aux militaires victimes d’irradiation et de contamination au moment des tirs nucléaires. Les négligences de leur hiérarchie et les graves défaillances du Commissariat à l’énergie atomique avaient été soulignées lors d’une émission télévisée par le ministre de la Défense de l’époque Monsieur Pierre MESSMER.
À la suite de l’audience un point presse sera effectué par notre avocat Jean-Paul Teissonnière avec les victimes présentes, le Président de l’Aven et des membres du comité de soutien, dont des scientifiques, des parlementaires signataires de propositions de lois d’indemnisation, etc.

Comité de soutien Vérité et Justice



17/02/2009

Collision de deux sous-marins : on a frôlé la catastrophe

Le 'Triomphant'

Après la collision entre deux sous-marins le Mouvement de la paix déclare : « Outre l'opacité inacceptable des accidents nucléaires, la présence d'armes atomiques activées sur terre et sur mer représente le danger permanent du déclenchement accidentel d'un véritable holocauste nucléaire. »

Ce n’est qu’après plusieurs jours que l’information a filtré : deux sous-marins, l’un britannique, l’autre français, tous deux à propulsion nucléaire et tous deux porteurs de charges nucléaires, ont eu un « accrochage » au milieu de l’océan atlantique. Cette volonté de cacher la vérité n’est pas acceptable.

Ces deux sous-marins ne se seraient pas détectés mutuellement ! Quand le ministre déclare que de tels engins ont une signature sonore « inférieure à celle d’une crevette », non seulement c’est ridicule mais c'est extrêmement grave et inquiétant. « Si un sous-marin n'est pas capable de détecter en permanence une masse de cette taille, il faut d'urgence arrêter la navigation de tous les bateaux et mettre les baleines et les poissons à l'abri ! » conseille ironiquement au gouvernement le mouvement pacifiste.

Quelles que soient les véritables raisons d’un tel accident, le Mouvement de la Paix tient à rappeler de nouveau les très graves dangers de la présence, tant sous les mers que sur terre ou dans les airs, d'engins porteurs de têtes nucléaires et de la probabilité d'un déclenchement accidentel d'une terrible catastrophe en chaine. En effet, les arsenaux nucléaires dans le monde sont en état d'alerte permanente et prêt au déclenchement.

Des incidents encore plus graves pourraient survenir par erreur technique ou humaine, d’autant plus que la plupart de ces lanceurs sont à un niveau assez élevé d’alerte de lancement. La seule solution réellement efficace est la suppression des armes nucléaires sur tous les océans et sur tous les territoires ainsi que l’arrêt de la prolifération, pour aller vers l’abolition de l’arme atomique.

Le Mouvement de la Paix demande la transparence totale sur les coûts que va engendrer cet accident (coût d’un Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins « Triomphant » : 2.4 milliards d’euros). Au moment où tous les regards sont portés sur les solutions qui vont être apportés à la crise, l’augmentation faramineuse des dépenses militaires mondiales est indécente aux regards des besoins sociaux non satisfaits.

Saint Ouen, le 17 février 2009

Communiqué du Mouvement de la Paix



16/02/2009

Collision entre deux sous-marins atomiques: Le lobby nucléaire a tenté une fois de plus de cacher la vérité aux citoyens

* C'est seulement après la révélation des faits par le quotidien britannique The Sun
que le ministère de la défense a reconnu la collision entre sous-marins atomiques

* Nucléaire militaire ou 'civil', la vérité est systématiquement cachée aux citoyens
- conséquences des essais atomiques, collision entre sous-marins, etc
- contamination par les mines d'uranium, rejets des installations nucléaires, etc


Le 6 février dernier, le ministère de la défense annonçait que le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) le Triomphant avait heurté un 'objet immergé' , ajoutant que c'était 'probablement un conteneur'. Et ce n'est que le 16 février, après les révélations par le quotidien britannique The Sun, que le ministère a reconnu la collision entre deux sous-marins atomiques.

Qui plus est, en faisant cet aveux juste après le 'scoop' du Sun, le ministère reconnaît implicitement qu'il était bien au courant de cette collision entre sous-marins : autrement, il aurait annoncé qu'il allait faire 'des vérifications' après ce qu'il aurait considéré comme une 'hypothèse' du Sun.

Il apparaît donc clairement que, une fois de plus, le premier réflexe du lobby nucléaire est de cacher la vérité. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle les citoyens à aller voir au cinéma le film Gerboise bleue, sorti le 11 février, et qui fait des révélations accablantes sur les contaminations en Algérie par les essais nucléaires français.

De même, le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle les affaires actuelles ou récentes concernant la contamination de la France et du Niger par les mines d'uranium, l'incapacité d'EDF a mesurer correctement la radioactivité dans l'environnement de ses propres centrales nucléaires, les fuites d'uranium au Tricastin et autres installations.

De plus, les autorités françaises continuent à faire la promotion du réacteur nucléaire EPR, et à vouloir en construire plusieurs en France, alors que les deux chantiers en cours, en Finlande et à Flamanville (Manche), sont de véritables désastres industriels et financiers.

Par ailleurs, les autorités persistent à prétendre - depuis 50 ans ! - que des solutions existent pour les déchets radioactifs. Après avoir jetés des milliers de fûts de déchets radioactifs au fond des océans, les 'responsables' du nucléaire veulent désormais les enfouir sous terre, ce qui serait un véritable crime contre les générations actuelles et futures.

Rien n'a donc changé depuis le mensonge d'Etat à propos du nuage de Tchernobyl (catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 en Ukraine). Le nucléaire 'transparent' n'existe pas et n'existera jamais. Les citoyens doivent rejeter cette industrie, tant son volet 'civil' que son volet militaire.

Communiqué du 16 février 2009

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 840 associations - Contact : 06.64.100.333



08/02/2009

Le Ministère des Armées fermé symboliquement par les opposants à l'arme nucléaire


Le 6 février 2009 devant le ministère

Comme chaque premier vendredi du mois, des opposants à la relance de l'arme nucléaire par la France (programme M51 notamment, voir www.nonaumissileM51.org) se rassemblent devant le Ministère de la Défense à Paris pour interpeller symboliquement les employés du Ministère. Prochaine 'vigilance' le 6 mars de 8h00 à 9h00, puis de 12h00 à 13h00, et finalement de 16h00 à 17h00. Métro Solférino, bd Saint-Germain, Paris. Venez habillé de noir. Le masque blanc est fourni sur place. Autres infos



02/02/2009

Vers un abandon du bouclier antimissile en Europe?

Si elle se vérifie, la nouvelle pourrait changer la donne géopolitique internationale.

Hier, le président de commission des affaires étrangères du sénat tchèque, Jiri Dienstbier, a déclaré à la télévision de son pays que les Etats-Unis ne construiraient probablement pas les éléments du bouclier antimissile prévus en République tchèque et en Pologne.

'La crise économique servira de bon prétexte pour repousser le projet', a-t-il dit.

Il a ajouté que le radar, qui, selon un accord signé au printemps avec Condi Rice, devait être construit en Tchéquie, sera 'soit un projet commun OTAN-USA-Russie soit ne sera pas'.

Autrement dit, Dienstbier sous-entend que Barack Obama, qui n'a jamais été un chaud partisan du bouclier en question, aurait décidé de ne pas affronter les Russes sur ce sujet.

Le nouveau chef de la Maison Blanche pourrait troquer cet abandon contre deux concessions:

1/ La réduction drastique et parallèle des arsenaux atomiques russes et américains.

2/ L'adoption par Moscou d'une posture beaucoup plus dure vis à vis de l'Iran.

Le récent changement de ton du Kremlin envers les Etats-Unis (et notamment l'abandon du projet de déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad) semble indiquer qu'un grand deal américano-russe, qui satisferait (presque) tout le monde, est en bonne voie.

Nouvelobs



27/01/2009

Cherbourg. Premiers essais en mer du Terrible

27 janvier 2009. Le sous-marin Le Terrible, 4e et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), a effectué, hier matin, sa première sortie en mer au large de Cherbourg. Les premiers essais visent à évaluer les capacités du nouveau bâtiment jusqu'à son admission au service actif en 2010. Long de 138m, piloté par 111 marins, doté d'un nouveau système de combat et de nouveaux missiles intercontinentaux M51, il rejoindra ensuite Le Triomphant, Le Téméraire et Le Vigilant au sein de la Force océanique stratégique à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française.

Le Télégramme



06/01/2009

Après l’Inde et la Libye, et maintenant le Brésil, Nicolas Sarkozy continue d’alimenter la prolifération nucléaire dans le monde

L’information est très largement passée inaperçue. Et pour cause : quoique révélée par le Canard enchaîné, elle est sortie dans l’édition du 24 décembre... Une période peu propice aux indignations.

Le Canard Enchaîné révèle ainsi dans une brève que le président français vient de signer avec le président Lula un contrat de ventes d’armes de plus de 8 milliards d’Euros. Et que ce contrat comprend le transfert, discret, de coques de sous-marins nucléaires (probablement une demi-douzaine, de modèle Barracuda et fabriquées à Cherbourg) et des savoir-faire qui vont avec. De quoi permettre au Brésil, affirme le journal, de se doter d’une flotte de sous-marins nucléaires d’ici 2012.

Après l’Inde et la Libye, où Nicolas Sarkozy a déjà relancé une coopération nucléaire en violation complète du Traité de Non Prolifération et de l’accord des Etats fournisseurs de matières nucléaires (voir le site www.nonaumissileM51.org), c’est au tour du Brésil de recevoir l’aide intéressée d’un président français dont la politique commerciale irresponsable menace de plus en plus l’avenir du monde à moyen terme.

Même si les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) n’ont de nucléaire que le mode de propulsion, l’équilibre de la paix mondiale voulait jusqu’ici que les puissances dotées de SNA s’interdisent d’en transférer les technologies aux puissances non dotées, pour ne pas encourager la course aux armements. C’est un nouveau tabou protecteur qui vient de tomber avec ce contrat passé entre les présidents Lula et Sarkozy.

Ils constituent qui plus est le complément idéal des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

« On l’a vu encore récemment avec les vives tensions survenues entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires majeures, la paix n’est jamais sûre, et pas davantage en Asie qu’en Amérique du Sud, explique Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». La politique de prolifération nucléaire de Nicolas Sarkozy dessine un monde surarmé où les tensions habituelles risquent de se résoudre à coup d’armes de destruction massive. »

Le Brésil, qui est déjà la première puissance militaire du cône sud-américain, mais dont les inégalités sociales sont les plus fortes au monde, ne serait-il pas mieux avisé de dépenser ces milliards dans la lutte contre la pauvreté ?

Pour le collectif « non au missile M51 » : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Plus d’informations sur la campagne contre la relance de l’arme nucléaire en France (missile M51) et dans le reste du monde : www.nonaumissileM51.org

Collectif « Non au missile M51 »



24/12/2008

Lulatomique

Et ce contrat de vente d'armes de 8,6 milliards d'euros que Sarkozy vient de signer au Brésil avec Lula, n'est-il pas « historique », lui aussi ? 50 hélicoptères Cougar, 4 sous-marins Scorpène, une base navale, et surtout un très gros et discret morceau qui reste à venir: il s'agit de fournir au Brésil des coques de sous-marins français (probablement une demi-douzaine, modèle Barracuda) en construction à Cherbourg, dans lesquelles les Brésiliens comptent installer (avec notre aide) un réacteur nucléaire de leur fabrication. Une manière détournée et à peine discrète de passer outre à l'accord tacite qui interdit aux puissances nucléaires d'exporter des sous-marins nucléaires d'attaque...

Les Brésiliens espèrent ainsi disposer de pareils engins dès 2015. Ça tombe bien: d'après « Les Echos » (23/12), leur ministre des Affaires stratégiques vient de déclarer, à l'occasion de la signature de ce contrat, que le Brésil est « instinctivement pacifiste »...

Le Canard enchaîné, 24 décembre 2008, page 1



9/12/2008

Conférence Pas de crise pour le nucléaire militaire

Jean-Marie Collin a rappelé les dangers de l'armement.

Jean-Marie Collin, consultant indépendant sur la défense, est venu donner une conférence à Albi le 18 novembre sur le thème : « Les dangers de la prolifération nucléaire, quelles voies pour le désarmement ? ». Il a précisé que si le danger n'est pas médiatiquement relayé aujourd'hui, les armes nucléaires n'en restent pas moins la première menace de destruction de l'humanité. Le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) stipule que les pays qui ne possèdent pas d'armement atomique doivent renoncer à l'acquérir et que ceux qui l'ont déjà doivent s'engager sur la voie du désarmement.

Pourtant les puissances nucléaires investissent toujours autant dans l'armement nucléaire, renforcent leurs arsenaux en qualité de frappe et de destruction. Elles violent donc le TNP qu'elles ont signé, incitant les pays qui ne possèdent pas cette arme à l'acquérir. Il a aussi signalé le danger du passage du nucléaire civil au nucléaire militaire.

Désarmer est-il possible ? L'Afrique du Sud, qui, dès 1970, avait démarré un programme nucléaire militaire, a démantelé son arsenal en 1990 après la chute du mur de Berlin. En 2007, Henri Kissinger, secrétaire d'Etat de Richard Nixon publiait un article : « Un monde sans arme nucléaire » : il y affirmait que s'appuyer aujourd'hui sur des armes nucléaires devenait de plus en plus dangereux et de moins en moins efficace.

J-M Collin a cité plusieurs initiatives : « Maires pour la paix opposés à l'armement nucléaire » (2410 villes dans le monde y adhèrent) ; les « Désobéissants » qui vont sur le site d'expérimentation du nouveau missile français « M51 » pour sensibiliser la population ; une campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire, « I can » est en cours.

Il constate un consensus de plus en plus mou sur l'adhésion à l'armement nucléaire dans la population française, même si les deux partis UMP et PS ne remettent pas en cause l'arme atomique.

Publié le 09/12/2008 LaDepeche.fr



14/11/2008

La destruction massive en action - 3ème essai du missile M51

Tristesse et amertume

Nous avons essayé, nous nous y sommes opposé, mais malheureusement, c'est encadré des gendarmes mobiles procédant à notre interpellation que nous avons pu suivre le funeste sillage de l'engin de mort lancé dans le ciel des Landes. C'était hier, à 10h05, que le troisiéme tir d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M51 avait lieu et que les équipes de militantes et de militants, determiné-e-s à mener une inspection citoyenne pour obtenir son annulation, se sont heurtés aux colossaux moyens que l'état a mis en oeuvre, encore une fois, pour protéger sa puissance destructrice et violer de nouveau un traité international que la France a ratifié, le traité de non-prolifération.

Hier dans le Centre d'Essai de Lancement de Missile de Biscarrosse, ce sont ces images de la mort en action que l'on pouvait voir : video du 3ème tir expérimental du missile M51

en sachant qu'un jour, ce missile sera armé de ses 6 têtes nucléaires, dirigé vers des populations dans un quelconque endroit de la planéte et qu'à son point d'impact se seront des centaines de milliers de morts, un champ de ruine, une catastrophe écologique.

Video désolation et mort après 2 bombes A
Video 2 minutes du pire

Il y a un mois, la Russie aussi se glorifiait d'accroitre son potentiel destructeur
http://fr.rian.ru/defense/20081022/117886372.html
http://fr.rian.ru/photolents/20081023/117905379.html
http://fr.rian.ru/defense/20081011/117682737.html

Au nom d'intêrets économiques dépassant largement les citoyens du monde, notre planéte est partout de plus en plus menacée.
Est-ce ce monde que nous voulons laisser à nos enfants?

Jean-Charles



13/11/2008

La France viole à nouveau le Traité de Non-Prolifération nucléaire !

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce le tir de missile nucléaire M51 effectué ce jeudi 13 novembre et salue l'action des inspecteurs citoyens qui ont pénétré dans le Centre d'Essai des Landes.


Le troisième tir d'essai du missile nucléaire M51 a eu lieu ce jeudi 13 novembre en matinée. Comme lors des deux premiers essais de novembre 2006 et janvier 2007, les inspecteurs citoyens du Collectif 'Non au missile M51 !' ont tenté de retarder le tir. Au moins 6 inspecteurs citoyens ont réussi à pénétrer dans le périmètre du Centre d'Essai des Landes (CEL), en dépit d'un déploiement massif de gendarmes et de militaires. A notre connaissance, au moins 3 d'entre eux ont été arrêtés.

Une quinzaine de militants étaient présents devant le CEL. Cette action vise à attirer l'attention de l'opinion publique sur la relance de l'armement nucléaire, menée par la France dans une absence totale de transparence. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce ce tir de missile, et le programme d'armement dans lequel il s'inscrit qui constitue une violation du TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire). Ce traité, signé tardivement par la France en 1992, engage en effet les pays signataires à désarmer leur arsenal nucléaire.

En violation caractérisée du TNP, la France développe le missile nucléaire M51. Sous couvert d'une prétendue 'modernisation' de l'arsenal existant, c'est à une véritable relance de l'armement nucléaire que l'on assiste. Le missile M51 est en effet constitutif d'un changement radical de doctrine : il s'agit d'une arme conçue pour être utilisée sur le champ de bataille. C'est là un renversement complet de la doctrine de la dissuasion nucléaire, renversement assumé par Jacques Chirac le 19 janvier 2006 dans son discours de l'Ile Longue et non remis en cause depuis.

Avec le missile M51, plus précis et donc permettant l'utilisation de bombes nucléaires de puissance réduite, le gouvernement français poursuit un objectif de banalisation des armes nucléaires et radioactives, et de leur usage. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle que toute arme nucléaire ou radioactive est dévastatrice, et entraîne de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. Les exemples récents des armes à l'uranium appauvri employées en ex-Yougoslavie et en Irak le démontrent. D'une portée de 6000 km, le missile M51 menace jusqu'à la Chine.

Cette nouvelle violation du TNP vient malheureusement confirmer le mépris du gouvernement français pour le droit international. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, la France a ainsi signé le 30 septembre un accord de coopération sur le nucléaire civil avec l'Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. La France contribue ainsi à saboter purement et simplement le TNP, dans le seul but de vendre à l'étranger les réacteurs nucléaires d'Areva. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle les liens indissociables entre nucléaire civil et nucléaire militaire, la technologie du nucléaire civil étant une passerelle directe vers la fabrication d'armes nucléaires.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle les Français à exiger du gouvernement qu'il respecte enfin le Traité de Non-prolifération, en engageant la France dans la voie du désarmement nucléaire.

Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » et du Réseau Sortir du Nucléaire – Tél. : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur : http://www.nonaumissileM51.org

Communiqué du 13 novembre 2008 - Contact : 06.64.18.34.21

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 830 associations, agréée pour la protection de l'environnement



12/11/2008

Nouvelle provocation nucléaire de la France...

Nouvelle provocation nucléaire de la France :
un tir du futur missile balistique M51 est prévu demain à Biscarrosse


Biscarrosse, Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes, le 11 novembre 2008.
Le collectif « Non au missile M51 » vient d’être informé de l’imminence d’un nouveau tir du missile nucléaire M51 au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes (CELM). Nous essayons dans l’urgence de regrouper suffisamment de militants pour mener une nouvelle « inspection citoyenne » et tenter ainsi de retarder cette nouvelle violation du Traité de Non Prolifération par la France (article 6 notamment).

En juin 2007, le collectif « non au missile M51 » était parvenu à retarder pendant 48 heures le deuxième tir d’essai du M51, en dépit de la présence de 400 gendarmes mobiles, du déploiement de militaires au sol, de la présence de la DST et d’un arrêté préfectoral interdisant l’accès aux chemins de randonnée et aux plages bordant le CELM.
Les missiles balistiques M51 doivent équiper les Sous-Marins Lanceurs d’Engins de la base de l’Ile Longue à Brest d’ici 2010. Ils sont crédités d’une portée de plus de 6000 km et d’une précision augmentée qui leur permettra d’emporter des têtes nucléaires d’un nouveau genre : les têtes nucléaires océaniques, dont la puissance pourrait être réduite et rendre ainsi possible des frappes préventives à l’arme nucléaire, conformément aux recommandations de Michèle Alliot-Marie et de l’ancien président de la République Jacques Chirac (discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006).

« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations à la prolifération de la bombe nucléaire », déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « Une nouvelle fois, la France viole ouvertement le Traité de Non Prolifération, et encourage du coup les autres à faire de même. On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d’autres comme la Chine, avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales ». Où est le débat public sur ces questions ? »

«Nicolas Sarkozy a déjà foulé aux pieds le Traité de Non Prolifération en cédant des technologies nucléaires à l’Inde en septembre dernier, alors que ce pays n’est pas signataire du Traité de Non Prolifération. Il est urgent de sortir d’une politique nucléaire civile et militaire qui encourage la relance de la course aux armements dans le monde ! Il y a sûrement mieux à faire avec les 15 milliards d’Euros du programme M51», conclut Xavier Renou.

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur www.nonaumissileM51.org

Collectif « non au missile M51 »



22/10/2008

5 pacifistes suédois s'attaquent à l'industrie de l'armement

Ils ont endommagé des armes utilisées par les États-Unis en Irak.
Bien qu'ils aient pénétré des bâtiments prétendument sous haute surveillance, c'est eux qui ont dû avertir la police une fois leur action terminée.


17 Octobre 2008 - Vingt lance-grenades de type « Carl Gustaf » et d'autres systèmes d'armement militaire ont été endommagés, hier, jeudi 16 octobre 2008, par des militants suédois. Ils se sont introduits dans des bâtiments appartenant à BAES et à SAAB, en Suède, au cours de deux actions non-violentes simultanées et ont martelé des armes destinées à l'exportation vers l'Inde, les États-Unis et le Royaume-Uni, parmi d'autres.

Deux pacifistes, Cattis Laska et Pelle Strindlund, ont pénétré l'unité de production de Saab Bofors Dynamics à Eskilstuna, près de Stockholm, jeudi matin à 0h30. Ils ont martelé et rayé 20 lance-grandes de type « Carl Gustaf », une des armes les plus répandues dans le monde. Une fois leur délit commis sans que rien ni personne ne les en empêche, ils ont averti les autorités de leur présence dans cet établissement censé présenter toutes les garanties de sécurité.

Au même moment, deux autres personnes, Martin Smedjeback et Anna Andersson, ont visité l'usine de BAE Systems à Karlskoga, dans le Comté d'Örebro. À 2h36, ils ont forcé la porte d'une unité d'assemblage et ont procédé à la destruction de pièces composant les « Howitzer 77 » et les « Archer », des systèmes d'artillerie utilisés en Inde et en Irak.

Annika Spalde, la cinquième membre du groupe qui est dans le civil diacre de l'église suédoise, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue jeudi midi à Karlskoga : « Quand un gouvernement soutient une guerre illégale et vend des armes à des dictatures, il est plus que temps que les citoyens ordinaires que nous sommes agissent ». Elle fut ensuite, elle aussi, arrêtée à Karlskoga alors qu'elle tentait de s'introduire dans des bâtiments abritant la fabrication d'armements, anciennement propriétés de la célèbre Bofors Company*.

Cette action est la première campagne de désarmement de ce siècle en Suède. Au début de l'invasion de l'Irak menéée par les américains, les exportations d'armement de ce pays ont bondit de 88 %, croissance qui se poursuit encore. Le gouvernement suédois viole sa propre politique de neutralité et en faveur de la paix en fournissant en armes les pays en guerre.

Des pancartes ornées des inscriptions « La porte est ouverte : désarmement libre ! » ont été laissées par les militants pacifistes aux endroits où ils ont effectué des brèches dans les enceintes de sécurité.

Ces militants sont des membres du groupe pacifiste suédois Ofog qui travaille à des actions directes non-violentes contre la militarisation.

Contact : Maja Backlund, téléphone 46-733-815361, e-mail : backlund_maja [à] hotmail.com
Vidéos de l'action : www.ofog.org/avrusta_aktionsvideo
Photos de l'action : www.ofog.org/avrusta_bilder

* La Bofors Company était une fonderie rachetée par Nobel en 1894, lequel en fit une entreprise à la pointe de l'industrie de l'armement. La Bofors est devenue célèbre pour l'Howitzer mis en service pendant la 2nde guerre mondiale et très utilisé par les forces britanniques pour défendre l'Angleterre.



21/09/2008

Une banderole contre la guerre en Afghanistan suspendue sur le pont de Tolbiac


PARIS, 21 sept 2008 (Agence) - Des opposants à la présence militaire française en Afghanistan ont déployé dimanche matin sur le pont de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris) une banderole appelant les parlementaires à s’opposer lundi au maintien des forces françaises dans ce pays, a constaté une journaliste (...).

En présence d’une centaine de personnes à l’appel du Mouvement de la Paix, deux personnes sont descendues en rappel le long du pont pour déployer une large banderole rectangulaire sur laquelle était inscrit 'Afghanistan : ne votez pas la guerre' 'Aujourd’hui, Journée Internationale de la Paix, nous avons voulu interpeller les parlementaires qui vont voter demain la prolongation de la guerre en Afghanistan', a expliqué Catherine Rio, porte-parole du Mouvement de la Paix. 'Au début de sa présence en Afghanistan, l’armée française avait un rôle particulier, de sécurité, d’aide, de formation de l’armée afghane' a-t-elle ajouté. 'Mais depuis environ un an, il y a un revirement, vers un rôle offensif. La population afghane ne se sent pas protégée, et se tourne vers les talibans'. 'Il est irréaliste de penser que les militaires peuvent partir d’Afghanistan du jour au lendemain. Nous demandons que la priorité soit donnée à la reconstruction', a pour sa part affirmé Yves-Jean Gallas, vice-président de ce mouvement qui rassemble selon lui 'entre 30 et 35 organisations politiques, syndicales, associatives'. Samedi, 3.000 personnes selon les organisateurs, 2.000 selon la police ont manifesté à Paris à l’appel du collectif 'Otan-Afghanistan : ni guerre ni alliance militaire, paix, liberté, démocratie' pour réclamer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Des manifestations similaires se sont déroulées dans une dizaine d’autres villes en France.

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21/09/2008

EPR : Trop tard, Trop sale, Trop cher


Vendredi 19 septembre, lors de la réunion du Conseil Municipal de Dieppe (76), un groupe de 30 militants du collectif STOP-EPR 2, a interrompu le vote de la motion entérinant la volonté de l’équipe municipale d’accueillir le deuxième réacteur EPR sur le site de la centrale de Penly.

Après avoir écouté les arguments des différents conseillers municipaux, tant pour l’acceptation que pour le refus du projet, les militants sont intervenus pour dénoncer l’absence de consultation démocratique des populations.

Les élus utilisent les mêmes arguments que ceux présentés en 1980 pour la construction de la centrale de Penly : l’emploi et la fourniture d’électricité pour la région et le pays. Or, la situation de Dieppe n’a aucunement progressé en matière d’emploi et la France, avec 58 réacteurs nucléaires, est en surproduction d’électricité.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables ont le potentiel de créer dix fois plus d’emplois par kilo-watt-heure produit. De plus, c'est la sobriété énergétique qui répondra aux enjeux énergétiques majeurs de demain (pic de production de pétrole et changement climatique).
Pourtant, les élus s’obstinent à imposer une solution du passé.

Ne nous laissons pas abuser par le faux-nez de la démocratie municipale qui veut nous imposer ses solutions technocratiques habituelles aux dépens et à l’insu de la population.
Quand redonnera t-on aux citoyens la souveraineté sur leurs choix de société ?

Il serait normal qu’une enquête d’utilité publique soit menée avant que la décision soit prise de construire une installation industrielle de cette complexité et de ce niveau de risque.
Au nom de l'intérêt général, nous demandons à la Municipalité de diffuser une information officielle transparente dans chaque foyer et d'organiser un débat contradictoire et une consultation des habitants de Dieppe.

Remarque : Après une suspension de séance d’une heure, le maire et ses conseillers ont repris la séance. Répondant à l’un de ses conseillers demandant si la motion concernant l’EPR avait été votée, le maire répondit qu’elle avait été adoptée, alors que les militants étaient intervenus dès le début du vote et l’avaient donc interrompu.

Communiqué du Collectif STOP EPR 2



13/08/2008

Peace and Landes 3 : sans tambours ni trompettes mais tous ensemble

Cette année encore, nous y serons

Le 21 septembre 2008, journée internationale de la paix, nous, citoyen-ne-s opposé-e-s à la logique de mort de l'arsenal nucléaire et de l'armement en général, vous invitons à un pique-nique convivial et festif devant les grilles du Centre d'Essais de Lancement de Missiles (CELM) de Biscarrosse.

Au cours de cette journée d'échange et de rencontres, chacun pourra s'exprimer librement au cours de prises de parole pour dénoncer la violation du Traité de Non Prolifération à travers les essais du nouveau missile nucléaire d'attaque M 51, le laser Mégajoule bientôt en service pour le développement des mini têtes nucléaires, les milliards d'euros destinés à la destruction quand les budgets sociaux sont en berne.

Cette année, le festival et les artistes, c'est vous, aussi toutes les formes de résistance créative et artistique seront les bienvenues.

Rendez vous le 21 septembre 2008 à 11 heures esplanade de la plage à Biscarrosse pour un départ en cortège et l'installation ensemble de ce lieu de vie temporaire.

Collectif Désobéir Sud-Ouest - Contact : desobeir.sudouest[a]cot81.com - Jean-Charles 05 58 04 81 60 / Marina 06 24 66 86 00



13/08/2008

Antinucléaires. Dans les coulisses d’une action

Samedi dernier, une quarantaine d’activistes, déguisés en clowns, ont pris d’assaut l’île Longue, la base des sous-marins nucléaires. Une opération qui de l’extérieur peut sembler loufoque et désorganisée, mais qui en fait ne s’improvise pas.

Depuis 2005, des militants antinucléaires profitent du festival du Bout du Monde, à Crozon, pour sensibiliser la population. Petite plongée dans les coulisses de ces opérations hyper organisées.

Ils ont fait d’une grange située à 3 km du festival leur QG. Et c’est dans la plus grande discrétion que la troupe militante a rejoint, vendredi dernier, ce lieu tenu secret. « Les voisins ne doivent pas se douter de ce qui se trame ici », explique Morgan, l’un des rares militants locaux. Les autres viennent de toute la France. Parmi eux, des plus ou moins jeunes, des plus ou moins expérimentés. Certains, comme Guillaume, ont fauché des champs d’OGM ou comme Sarah, barbouillés des panneaux publicitaires...

Des marginaux ? Pas vraiment. Ils sont travailleurs sociaux, chômeurs, ingénieurs, retraités..., et ne se connaissent pas forcément. C’est le bouche-à-oreille, via internet, qui les a réunis là, à Crozon (29), pour dénoncer « la relance par la France de l’arme nucléaire, ce qui est en contradiction avec le traité de non-prolifération », leur rappelle Xavier Renou, porte-parole du Réseau sortir du nucléaire. « Le blabla ne suffit plus. Il y a urgence à agir », explique l’un des activistes. Tous sont prêts à désobéir, quitte à se placer hors la loi. Pour cela, ils ont choisi l’action directe non-violente.

Un an de prison ferme et 15.000 € d’amende
C’est autour du petit-déjeuner samedi, alors qu’un hélicoptère survole leur campement, qu’ils valident ensemble, - il n’y a pas de chef -, une « attaque clown » de l’île Longue par mer et terre (Lire Le Télégramme de dimanche), la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qui seront équipés en 2010 des nouveaux missiles nucléaires d’attaque M51. Avec les moyens du bord, les militants se préparent dans un esprit « colonie de vacances », sauf qu’ils s’apprêtent à mener une action pour laquelle ils risquent un an de prison ferme et 15.000 € d’amende !

Quelques recommandations sont donc de rigueur : ne pas oublier ses papiers d’identité pour éviter une longue attente au poste, éviter les gestes brusques qui alourdiraient la peine, sourire pour manifester sa non-violence et tenir son rôle pendant l’action pour plus d’efficacité. Les activistes, en première ligne, affrontent les policiers. Les « peacekeepers », en retrait, dialoguent avec les forces de l’ordre et la presse, les « anges gardiens » assistent les activistes, et les photographes capturent les images spectaculaires.

Un incident nucléaire
Malgré un manque d’entraînement, l’action se termine sans interpellation. Les activistes rejoignent alors le festival, où grâce à la complicité d’une bénévole ils font passer les tracts, autocollants et matériel nécessaire à l’organisation de l’élection de MissIle avant la grosse action du dimanche. Postés en amont du rond-point de Tal ar Groas, habillés en scientifiques et gendarmes, ils avertissent les automobilistes d’un incident nucléaire avant de les rassurer quelques mètres plus loin.

Là encore, ils peuvent se faire arrêter, pour délit d’entrave à la circulation et usurpations d’identités. À leur arrivée, à 15 h, les gendarmes sont déjà sur place. Depuis la veille, la troupe est suivie par les Renseignements généraux. Pas de quoi les inquiéter, ni leur faire renoncer à militer. Au moment de se quitter, ils ont tous la certitude de se retrouver rapidement pour de nouvelles actions.

Le Télégramme de Brest - 13 août 2008 - Gwénaëlle Loaëc


A lire aussi, en allemand : FreiRaum Aktionen, reportage sur les actions anti-nucléaires (pdf 648 Ko)



10/08/2008

Antinucléaires. Des clowns à l'assaut de l'Ile Longue

Hier, des militants de Sortir du nucléaire, déguisés en clown, ont tenté de s'approcher de l'Ile Longue, profitant du festival de Crozon. Ils ont été refoulés par les forces de l'ordre.

« Nagasaki, c'était trop petit ! Hiroshima, remettons ça ! », « Tous en guerre, tous en guerre, tous ! » : c'est en scandant ces vrais-faux slogans pro-nucléaires qu'une quarantaine de militants antinucléaires ont cherché, hier, à pénétrer la base militaire de l'Ile Longue, à Lanvéoc (29). Déguisés en clowns activistes, ils ont quitté le port du Fret vers 13 h 30 pour se diriger à pied, par la plage, vers la base où les attendait une quarantaine de gendarmes. En parallèle, deux clowns embarqués à bord de deux sous-marins bricolés dans des baignoires ont tenté le ralliement par la mer. Ils ont été arrêtés dans leur traversée par deux canots pneumatiques et un hélicoptère de la Marine nationale. Pendant ce temps, sur la plage, les militants pacifistes ont joué pendant plus d'une heure avec les forces de l'ordre. Au programme : jeux, chansons, actions humoristiques dans une ambiance bon enfant. Certains ont toutefois franchi le cordon de sécurité, entraînant une légère confrontation avec les forces de l'ordre. Vers 15 h 10, à l'arrivée des renforts, les militants ont fait demi-tour. Il n'y a pas eu d'interpellation. Les activistes se sont ensuite rendus sur le site du festival du Bout du Monde où ils ont distribué des tracts et organisé l'élection de MissIle 51. « Depuis 2005, nous profitons du festival pour rappeler aux festivaliers la proximité immédiate de la base nucléaire de l'Ile Longue et de la relance par la France de l'arme nucléaire. Les nouveaux missiles nucléaires d'attaque M51 équiperont les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) basés à l'Ile Longue en 2010 », explique Xavier Renou, porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire.

Gwénaëlle Loaëc - Le Télégramme 10 Août 2008



09/08/2008

Vigilance et jeûne en souvenir d'Hiroshima et Nagasaki


Du 6 au 9 août 2008, des militants pacifistes se sont rassemblés à Paris, en Normandie et ailleurs pour mener un jeûne de souvenir et d'interpellation en commémoration des massacres à grande échelle dûs aux bombardements nucléaires des populations d'Hiroshima et Nagasaki, en 1945.

Reportage de France Info en page medias.



29/07/2008

L'Île Longue parée pour ses nouveaux missiles

La base de sous-marins nucléaires finistérienne s'est transformée pour accueillir les M 51. Trois ans de travaux et 260 millions d'euros.

Nouveau commandant de l'Île longue, base des quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins (SNLE), Bernard Jacquet a pris ses fonctions hier. Il dirigeait auparavant le bureau de la maîtrise des risques nucléaires au ministère de la Défense, à Paris. Il succède à Philippe Guégon qui part commander la base navale de Brest.

Bernard Jacquet sera chargé de mettre en service, en 2010, les missiles M51, dont 16 exemplaires équiperont chaque sous-marin, à commencer par Le Terrible, actuellement en construction. Chacun de ces missiles peut emporter six têtes nucléaires dont chacune représente dix fois la puissance de la bombe d'Hiroshima. « 55 tonnes au lieu de 35 pour les M45, 8 000 km de portée au lieu de 6000. Il est aussi plus large », explique Bernard Jacquet.

Hangars de maintenance agrandis


Il a fallu préparer le site finistérien à accueillir le M51. Les hangars de maintenance déjà vastes ont été agrandis ; la voie ferrée de 1 600 m qui transporte les missiles pour les amener aux deux bassins, où sont carénés les sous-marins, a dû être renforcée. Dans les bassins eux-mêmes, il a fallu changer les appareils de levage et renforcer leurs points d'appui. Un marathon débuté avec l'arrivée de Philippe Guégan, en 2005, et qui a coûté 260 millions d'euros. « Nous avons vécu toutes ces années avec 400 ouvriers supplémentaires pour ce chantier », se souvient Philippe Guégan.

« Le Terrible, premier sous-marin à être construit pour le M51, arrivera ici dans six mois », ajoute le commandant Bernard Jacquet. Ce sera le moment des essais grandeur nature du M51. Un missile qui a déjà été testé deux fois dans le centre d'essais des Landes, en plein air, « et qui sera testé sous l'eau cet automne, dans une piscine creusée exprès», commente un cadre de Spectrum, la filiale d'EADS qui assure la maîtrise d'oeuvre du programme M51, de sa conception à l'adaptation du site de l'Ile Longue, en passant par la maintenance. « Jamais nous n'étions allés aussi vite pour valider une arme aussi complexe.»

« Ces missiles seront assemblés à Guenvenez à côté de l'Île Longue », explique Philippe Guégan. Les M45 étaient assemblés en Aquitaine. Ce travail nécessitera la présence de 120 ingénieurs sur la presqu'île de Crozon. Enfin, il va falloir également adapter les sous-marins. Le Vigilant, mis en service en 2004, entrera en grand carénage pour deux ans en 2010. Les seize alvéoles seront alors adaptées à la nouvelle arme majeure de la défense française.

Philippe ATTARD. Ouest-France - mardi 29 juillet 2008



29/07/2008

Nucléaire. Un communiquant à l'Ile-Longue

Un nouveau commandant a pris ses fonctions, hier, à la base de l'Ile-Longue. Le capitaine de vaisseau Bernard Jacquet promet de communiquer avec les civils. Profitons-en.

Comment va évoluer la base sous votre commandement ?
Mes prédécesseurs ont placé la barre haute. Le programme M-51 (nouveau missile nucléaire balistique, NDLR) suit son cours. Sa mise en service reste programmée à début 2011. Le Terrible, que la Direction générale de l'armement achève à Cherbourg, doit arriver deux ans plus tôt. En prévision, nous terminons les aménagements de nouvelles infrastructures d'accueil.

Depuis quelques années, la Marine veut convaincre de ses efforts de transparence, vous inscrirez-vous dans cette intention ?
De 2003 à 2006, j'ai occupé le poste de chef de la division maîtrise du risque à la préfecture maritime de Toulon. Ce qui m'amenait à intervenir auprès des associations environnementales de la commission d'information. De même, je compte participer aux réunions d'information des associations finistériennes agréées par le préfet (plus d'un an d'existence en 2003). Le temps du « dormez, brave gens, nous nous occupons de tout » appartient au passé.

Précisément, le dernier essai conviant la population crozonnaise n'a pas rencontré un franc succès...
Je l'ai suivi depuis Paris. Effectivement, nous pouvons mieux faire. De nouvelles sirènes seront installées (lors de l'essai, la population ne les avait pas entendues à cause du vent, NDLR). Nous réfléchissons également à un système d'alerte téléphonique des riverains.

Les dernières fuites de sites nucléaires civils vous incitent-elles à intensifier votre vigilance ?
Bien sûr. Il faut tirer des enseignements de tout ce qui se passe chez les autres. Mettre des barrières supplémentaires, vérifier les procédures pour que cela ne se produise pas chez nous. Mais il ne faut pas non plus dramatiser. À Romans-sur-Isère, l'impact sanitaire sur les travailleurs contaminés est nul.

La sous-traitance est montrée du doigt dans ces dysfonctionnements, faites-vous aussi appel à elle ?
Parfois, oui. La plupart viennent sur site dans le cadre de nos contrats avec DCNS ou Areva TA. Mais nous recevons l'assurance de leur qualité d'intervention en fonction de nos règles. Nous procédons à des contrôles réguliers.
Propos recueillis par Yann Le Gall

Le Télégramme - mardi 29 juillet 2008



27/07/2008

600 militaires de plus dans les Landes, dont le centre de lancement de missiles !

Note de Non au Missile M51 : Pour les manoeuvres de l'OTAN, qui s'y déroulent, la relance de l'arme nucléaire et... les inspections citoyennes contre le M51, que les effectifs considérables de gendarmes et de militaires n'ont pas empêchées jusqu'ici ! Rendez-vous à l'automne, pour le prochain tir illégal du missile nucléaire français !


27 juillet 2008, Armée. La nouvelle carte de Défense militaire dévoilée
Tarbes et Pau rassurées, Toulouse et Bordeaux meurtries


En dévoilant la nouvelle carte de la défense française, le Premier Ministre François Fillon n’a pas fait que des heureux. Tarbes (Hautes-Pyrénées) se voit légèrement confortée dans son rôle de ville de garnison, avec l’arrivée de cinquante hommes supplémentaire. Mais Toulouse (Haute-Garonne) perd un millier d’hommes. Dans les Landes, c’est une arrivée massive qui est annoncée tandis que Pau (Pyrénées-Atlantiques) reste stable.

L’attente a été longue. Très longue. Plusieurs fois reportée, la nouvelle carte de la défense militaire française aura attendu le cœur de l’été 2008, quelques jours après un vote important au Congrès sur la réforme constitutionnelle, pour annoncer la mauvaise nouvelle aux élus locaux. Les derniers arbitrages rendus, ce sont 54 000 hommes et femmes qui quitteront l’armée d’ici 2014. Si le Nord de la France est la principale victime colatérale de cette opération Economie dans les rangs de l’Armée française, les Pyrénées ne sont pas exemptes de fermeture. Ainsi à Toulouse (Haute-Garonne), ce sont 1 074 soldats qui vont devoir quitter la Base aérienne 101 de Toulouse-Francazal (à Cugnaux), appelée à fermer dès l’année prochaine. Puis suivra le Centre d’essais en vol et ses 175 hommes à partir de 2011. A Bordeaux (Gironde), l’Etat-Major de la 3e Brigade logistique quittera Martignas-sur-Jalle définitivement. Perdus aussi pour cette commune les 1 112 soldats du 503e R2giment du train, qui partira à Nîmes d’ici 2011. L’Ecole du Service de santé des armées (146 personnes) rejoindra Lyon, et la Direction régionale du Service des essences des armées du Sud-Ouest (53 personnes) quittera Mérignac.
Tarbes et Pau s’en sortent bien. Pas de perte dans ses effectifs, et même un petit renfort pour la Bigorre qui devrait accueillir une cinquantaine d’hommes au 35e régiment d’artillerie parachutiste d’ici 2014. Pas de quoi pavoiser, mais au moins souffler pour un département déjà mis à mal par les restructurations de Giat Industries (aujourd’hui Nexter), l’usine d’armement publique, qui a quitté Tarbes voici deux ans.
50 hommes de plus pour Tarbes, mais plus de 600 pour les Landes qui voient renforcer d’ici 2014 le Centre d’essai de lancement de missiles de BiscarRosse (233 hommes en plus) et la Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan (380 hommes en plus). Bordeaux verra renforcer la Direction régionale du Service d’infrastructure de la défense (54 hommes en plus) et le Centre territorial d’administration et de comptabilité (63 hommes en plus). Autour de Toulouse, 81 hommes supplémentaires au 3e régiment du matériel de Muret, 100 hommes de plus au Centre d’essais aéronautiques de Balma, et 335 soldats supplémentaires au 4e Groupe logistique du Commissariat de l’Armée de Terre de Toulouse.

Plus d'infos. La réaction des élus toulousains
Le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont annoncé, dans le cadre du Plan de modernisation de la Défense, la fermeture définitive de la base aérienne 101 de Francazal à Toulouse à l’horizon 2010, tuant tout espoir de reclassement. Pierre Cohen, Président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse, député-maire de Toulouse, indigné par cette décision, dénonce un manque total de concertation «qui démontre que le gouvernement décide seul sans jamais consulter les élus concernés». «L’Etat a le devoir moral et politique de trouver des compensations à hauteur du préjudice subi par la population toulousaine très attachée à cette institution qu’est la base aérienne de Francazal.» Jean-Jacques Mirassou, conseiller municipal chargé de la mémoire et du monde combattant, ainsi que Philippe Guérin, maire de Cugnaux et Claude Raynal, maire de Tournefeuille reçus par le général Klein avec une délégation d’élus des communes environnantes, estime que «l’agglomération toulousaine a été sanctionnée. C’est une décision politique de l’Etat.»

Reportage © Pyrénéesinfo/Eric Bentahar - www.pyreneesinfo.fr



12/07/2008

Manifestation pour un monde sans nucléaire : la vidéo

A l'appel du Réseau Sortir du Nucléaire, 3000 personnes dont beaucoup de représentants internationaux (Suisse, Niger, Etats-Unis, Norvège, Australie...) pour dire stop au nucléaire, civil et militaire, un très beau rassemblement... et une vidéo sympa, avec en prime le morceau 'Sortir du nucléaire' de Duval MC en bande-son :

Voir la video sur Dailymotion

12 juillet 2008, Paris.



12/07/2008

Action pylône en Manche

12 Juillet 2008 - A Cametours (D972 Saint-Lo / Coutance) : Contre l'EPR et la THT, pour une autre politique énergétique !

Des militants du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaire (Ganva) occupent actuellement un pylône électrique de la ligne Très Haute Tension 400.000 volts Flamanville – Domloup sur la commune de Cametours. Le pylône occupé est situé le long de la D972.

De façon parallèle, mais indépendante, à la manifestation de cette après-midi à Paris « Pour un monde sans nucléaire », cette action entend réaffirmer qu'une autre politique énergétique est possible, sans nucléaire ni effet de serre.

Alors que commence ce week-end, où Nicolas Sarkozy va encore tenter de vendre des centrales nucléaires aux pays du pourtour méditerranéen, les anti-nucléaires se mobilisent.

Qu'ils manifestent à Paris , qu'ils agissent et désobéissent en Manche,qu'ils s'opposent partout en France à tous les projets nuisibles, coûteux et inutiles de l'industrie nucléaire (EPR à Flamanville et peut-être ailleurs, ITER en Provence, enfouissement à Bure, usine d'enrichissement d'uranium à Tricastin...), les partisans de la sortie du nucléaire appellent la population à se mobiliser en faveur des économies d'énergie et des énergies renouvelables, seules vraies solutions aux changements climatiques.

De plus, les militants du Ganva rappellent que la construction de l'EPR à Flamanville s'accompagnent d'un projet de ligne Très-Haute-Tension qui traverserait la Manche, la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine.
Les impacts sanitaires des lignes THT sont de plus en plus avérés et il est choquant de sacrifier, une nouvelle fois, une population qui n'a pas réclamé cet EPR et cette ligne THT.

S'appuyant sur le principe de précaution, il est grand temps de légiférer sur les conditions d'implantation des lignes THT, pour définir des couloirs de ligne qui seraient inhabitables pour toutes les lignes existantes et en projet.
En attendant, un moratoire suspensif sur ces projets (EPR et THT) est exigé.

Contact sur place : 06.86.86.59.69 (et éventuellement : 06.81.68.57.39 )
Questions concernant le nucléaire : 02 35 77 76 78 / 06.07.73.40.60
Questions concernant les lignes THT : 06.68.02.24.23

Cametours (Manche) – samedi 12 juillet 2008



04/07/2008

Marche antinucléaire : 'Le message des aborigènes australiens aux Français'

Ils viennent de Suède, des États-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, d'Ecosse, d'Australie ou de France. Partis de Londres le 26 avril, ils parcourent l'Europe à pied pour se rendre à Genève où ils arriveront le 18 juillet. Sous la bannière pacifique de FootPrints for Peace, une ONG australienne, souhait d'un monde sans nucléaire.

Du 25 au 27 juin, ces militants écologistes ont marqué Ie sol haut-mamais de l'empreinte de leurs pas, arrivant de Soulaines-Dhuys pour faire étape à Doulevant-le-Château, puis à Joinville et rejoindre ensuite le secteur de Bure. Marcus Atkinson et Kerrie-Ann Garlic, les organisateurs australiens, se sont confiés lors de l'étape doulevantaise. Au-delà du discours antinucléaire auquel on pouvait s'attendre, les deux Australiens se présentent comme les messagers des aborigènes du bout du monde. Dans le collimateur, les intérêts français en Australie qui menacent l'intégrité des territoires aborigènes.

Toute vie est sacrée


Les deux Australiens militent depuis plus de 10 ans pour la cause des aborigènes. 'Pas que les aborigènes d'Australie mais les aborigènes de tous les pays ', tiennent-ils à préciser en indiquant que leur engagement repose sur l'idée 'que toute vie est sacrée'.

C'est en se préoccupant du sort de ces minorités indigènes que Marcus et Kerrie-Ann ont pris conscience de la question du nucléaire, pour l'antinomie naturelle qu'ils voient entre le nucléaire et le principe de respect de la vie, et parce que l'extraction de l'uranium a un impact direct sur l'avenir du peuple aborigène. Alors qu'elle détient 40 % des réserves d'uranium, l'Australie n'a que trois mines en production sur 85 sites répertories. Certains sont sur les territoires des aborigènes.

Convoités par les Français


'La mine d'Olympic Dam [le plus important gisement mondial -NDLR] est situé sur 9 sites sacrés qui ont été enlevés aux aborigènes', expliquent Marcus et Kerrie-Ann. 'Areva et la Cogema, qui n'ont que des concessions, veulent acquerir ces terres. Les pressions sont très fortes', constate Marcus qui résume la situation ainsi : 'Plus les Français consomment d'électricité nucléaire, plus ils donnent les moyens à la Cogema et Areva de justifier leur emprise sur les gisements australiens.'

Selon les marcheurs australiens, les citoyens français sont donc particulièrement concernés et influent sans le savoir sur l'avenir des aborigènes qui ont un autre message à notre attention : 'ils se sentent coupables d'empoisonner la planète !'

En effet, depuis la nuit des temps, Ies aborigènes savent que leurs terres contiennent 'un poison', et ils se sentent historiquement responsables de leurs territoires. Avec l'exploitation minière, ils voient ce 'poison' s'écouler sur la planète et, particulièrement en France, 'pays champion du monde du nucléaire', rappellera un militant.

Les Français vus par les Australiens


'Pour les Australiens, aborigènes ou non, la France incarne le nucléaire et ils pensent que les Français y sont favorables.'

'Mais, en parcourant la France, avec cette marche, nous découvrons une autre réalité: beaucoup de Français sont contre le nucléaire ou se posent des questions. Nous sommes également surpris par l'efficacité des organisations et réseaux antinucléaires dans votre pays !'

Outre le réseau national 'Sortir du nucléaire', les organisations locales étaient très présentes pour le passage en région. En particulier le CEDRA de Saint-Dizier et Bure Stop.

Que l'on soit d'accord ou pas avec les thèses antinucléaires, cette marche aura au moins le mérite d'éclairer d'un jour nouveau la question du nucléaire et de faire réfléchir à l'impact sur l'aborigène d'Australie d'un geste aussi simple que d'allumer la lumière, chez soi, en Haute-Marne.

La Croix de la Haute-Marne / Michel Tanner correspondant



03/07/2008

Communiqué du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaires (GANVA)

Voir la video

Les militant-e-s du GANVA ont bloqué mardi midi le train de déchets nucléaires en provenance d'Italie* et à destination de La Hague. L'action a duré environ six heures, impliquant une douzaine de personnes, dont 4 étaient enchaînées à la voie que devait emprunter les 12 tonnes de matières hautement radioactives. Un premier TER s'est arrêté sur l'autre voie alors qu'elle n'était pas occupée par les militant-e-s. Des agents de la SNCF sont rapidement arrivés sur place. Le GANVA a alors expliqué sa volonté de ne bloquer que le train nucléaire. Malgré l'importance des forces de l'ordre déployées aux alentours et la présence d'un hélicoptère, les gendarmes sont arrivés tardivement sur le lieu de l'action. Les militant-e-s qui n'étaient pas cadenassé-e-s ont été interpellé-e-s sans ménagement. Les 4 autres, pourtant dans l'incapacité de se libérer, ont été menacés avec des Tasers**.

Les forces de l'ordre étaient mal préparées à ce genre d'action pacifique. Elles ont inutilement cherché à déloger les militants en tirant violemment sur leurs bras entravés.
Les gendarmes sont venus à bout du bloc de béton dans lequel le dernier militant était cadenassé. Pour cela ils ont utilisé des barres à mine et une tronçonneuse à proximité de sa tête sans aucune protection.

Vers 18h, la voie était complètement libérée. Les 4 'castors' (wagons blindés) de déchets nucléaires sont arrivés à Valognes un peu après 20h, soit avec 6 heures de retard.
Onze militant-e-s ont été placé-e-s en garde à vue. Deux d'entre eux qui étaient liés par un tube en métal dans lequel ils étaient cadenassés ont été relâchés hâtivement à 1h du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, ni les gendarmes ni les pompiers n'ont voulu prendre la responsabilité de découper le tube. Les autres ont été libéré-e-s à 13h mercredi.
Nous tirons quelques enseignements de cette action.

En réponse à :
- la présence d'individus non-violent-e-s sur les voies
- un blocage sans dégradation
- la volonté de bloquer uniquement le convoi de déchets,
les autorités ont :
- fait preuve d'amateurisme quant à la localisation de l'action
- utilisé un hélicoptère qui n'a eu comme effet que de semer la panique parmi le bétail et les riverains
- menacé l'intégrité physique des militant-e-s (Tasers, coup de barre à mine, libération prématurée de deux militants encore entravés au milieu de la nuit)
- montré leur incapacité à faire face à une action non-violente
- immobilisé un train de voyageur (contrairement ce qui a été relaté dans la presse, ce train était climatisé et les passager-e-s ont été très compréhensif-ve-s)

Quelques individus ont démontré que la sécurité des transports des déchets nucléaires n'est absolument pas maîtrisée, contrairement à ce que voudrait faire croire l'Etat et le lobby nucléaire.
Nous dénonçons le trafic incessant de matières radioactives et la banalisation du nucléaire qui est extrêmement dangereux pour l'homme et l'environnement, et qui n'est en aucun cas la solution aux changements climatiques.
Il n'y a aucune solution satisfaisante pour les déchets nucléaires, et surtout pas l'enfouissement, ni à Bure, ni ailleurs. Arrêtons d'en produire. Stop-EPR ! Stop-THT ! Stop-ITER !

Le GANVA, groupe informel de simples individus opposé-e-s fermement au nucléaire, appelle la population à se mobiliser sous toutes formes d'actions non-violentes et notamment lors de la manifestation du 12 juillet prochain à Paris.

* Après l'accident de Tchernobyl, l'Italie décide l'abandon de l'énergie nucléaire par référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires à gérer. Face à l'opposition, par référendum, de la population aux projets de site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de les exporter à l'étranger et plus exactement en France.

** Pistolets à impulsion électrique délivrant une décharge de 50000 volts, qui ne doivent être utilisés que sur des personnes agressives ou qui résistent violemment à leur arrestation.


Contact : ganva[à]nanodata.com

Le Molay-Littry - jeudi 3 juillet 2008



02/07/2008

Anti-nucléaires sur la voie ferrée : le transport de combustibles usés italiens retardés

Hier, le cinquième transport de combustibles usés italiens attendu par Areva NC est arrivé avec plusieurs heures de retard à Valognes en raison de l'action d'anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés sur la voie ferrée à hauteur du Molay-Littry (Calvados).

Attendu hier en début d'après-midi au terminal ferroviaire de Valognes, un transport de combustibles usés italiens, le cinquième depuis la signature du contrat entre Areva et Sogin (1), ne risquait pas d'arriver à l'heure prévue. D'abord parce qu'à la suite d'un problème technique, il a fallu procéder à un changement de locomotive en gare de Bayeux. Ensuite et surtout parce qu'au niveau du Molay-Littry, le train a été de nouveau stoppé, cette fois-ci par des anti-nucléaires qui s'étaient allongés sur la voie. Ces derniers appartiendraient au Ganva (groupe d'actions non-violentes anti-nucléaires) qui a été créé en 2007 dans le prolongement des mobilisations d'opposition au projet d'EPR à Flamanville et de la nouvelle ligne THT. Ce groupe a déjà fait parler de lui en occupant l'an passé un pylône à Fougères et en paralysant les accès au centre régional d'EDF à Rennes. Hier, ils étaient une dizaine de militants solidement enchaînés sur les rails probablement depuis une partie de la matinée. La veille ils auraient même réussi à couler du béton sur place pour mieux faire tenir leurs chaînes. Les membres du Ganva ont toutefois fini par être dégagés de la voie ferrée par les forces de l'ordre entre 16 et 17 heures selon nos sources. « Nous considérons cette action comme tout à fait irresponsable d'une part pour eux-mêmes d'autre part pour la sécurité du transport et aussi pour les désagréments occasionnés aux autres trains et à leurs passagers » commente Christophe Neugnot, directeur de la communication pour Areva NC La Hague. En revanche le Crilan (groupe membre du Réseau Sortir du nucléaire) déclaré «comprendre et soutenir cette initiative non violente du Ganva d'arrêter un transport de déchets italiens».

« En 1988, par référendum. 80 % des Italiens ont décidé de l'arrêt de leur programme nucléaire et le gouvernement l'a arrêté démocratiquement (...). Que faire des déchets produits avant cette date? Personne n'en veut et l'Italie s'en débarrasse en passant un contrat avec Areva ! », explique le président du Crilan, Didier Anger dans un communiqué. «Nous devons refuser que la France soit la poubelle et le bunker nucléaire de l'Europe au mépris de la démocratie et des risques pour les populations ». Il fustige au passage Enel, producteur d'électricité en Italie « qui depuis le référendum se fournit en partie sur le nucléaire de la vallée du Rhône (..), et qui s'engage maintenant à 12,5 % pour le financement du réacteur nucléaire à Flamanville, puis dans celui des EPR qui seraient construits en France dans les années 2020». «N'y aurait-il donc pas un donnant-donnant entre les gouvernements italien et français ?», interroge le Crilan.

Finalement, le convoi transportant notamment 12 tonnes de combustibles usés italiens (ndlr: le contrat porte au total sur 235 tonnes) est arrivé hier à 20h10 au terminal ferroviaire de Valognes. «Cette année, nous avons prévu de recycler environ 50 tonnes des combustibles usés en provenance de ce pays et bien entendu les déchets retourneront en Italie comme la loi l'impose», rappelle Chistophe Neugnot.

(1) Sogir est une société propriété du ministère de l'Économie et des Finances Italien

C.G. - LA PRESSE DE LA MANCHE, mercredi 2 juillet 2008



23/06/2008

Action urgente : Alerte aux déchets radioactifs

L'Etat recherche un nouveau site d’enfouissement

Demandez la liste des 3115 communes menacées par une poubelle nucléaire.
A vos téléphones, fax et mails pour exiger la “transparence” !


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.
La liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés par le Ministère de l'écologie, l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire parlent d'un projet mené 'dans la plus grande transparence' !
Demandez cette liste aux trois organismes ci-dessous par téléphone, fax et mail. N’hésitez pas à reprendre la 'lettre type' ci-dessous.
Merci de poursuivre cette action tant que nous n’aurons pas obtenu cette liste.


- Autorité de sûreté nucléaire : Tel : 01.40.19.86.00 ou 01 40 19 86 61 ; Fax : 01 40 19 86 69
Internet : http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter

- Ministère de l'écologie : Tel : Cabinet de JL Borloo : 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet : 01 40 81 77 87
Internet : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340

- Andra : Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
Internet : webcom@andra.fr

LETTRE TYPE (à faxer, mailer, ou pour une demande téléphonique)

Madame, Monsieur,

L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé 'dans la plus grande transparence'.
Or, c'est grâce au Réseau 'Sortir du nucléaire' que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de 'transparence' en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées.
Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau 'Sortir du nucléaire' demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Date :
NOM - Prénom :
Ville :

Plus d’infos sur : www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 820 associations - 23 Juin 2008



21/06/2008

Le Palais des Papes occupé par les anti-nucléaires !


Avignon, Palais des Papes, 21 juin, 14h30.

Deux militants anti-nucléaires se sont suspendus dans le vide le long de la façade principale du Palais des Papes pour déployer des banderoles exigeant la vérité sur le nucléaire. Une quinzaine de leurs camarades occupent la terrasse centrale du Palais, tandis que plusieurs dizaines d’autres se sont regroupés au pied de la muraille du Palais pour s’adresser au public. Ils protestent contre l’absence totale de prise en considération de leurs inquiétudes par la mairie d’Avignon, qui s’obstine à nier le danger que fait peser sur les populations locales la contamination nucléaire des eaux du Rhône et la situation très délabrée des 16 réacteurs de la Vallée.

N. Sarkozy entend profiter de la présidence française de l’Europe, début juillet, pour relancer le nucléaire chez nos voisins. Cette énergie dangereuse continuera donc de priver de crédits de recherche et d’investissement toute politique qui privilégierait les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. Le nucléaire est pourtant parfaitement inadapté à la lutte contre le réchauffement climatique : il est extrêmement coûteux, ce qui interdit sa généralisation, il est particulièrement polluant (contamination des eaux de refroidissement, production massive de déchets à enfouir, mais aussi, c’est moins connu, de gaz à effet de serre), et pas du tout flexible donc incapable de s’adapter à une consommation énergétique de plus en plus hiératique (pics de consommation de plus en plus fréquents l’hiver et l’été). L’extraction de l’uranium nigérien par Areva s’effectue qui plus est dans des conditions épouvantables dignes de la période coloniale.

« Nous avons alerté la mairie d’Avignon sur la pollution radioactive dans le Rhône, explique X. Renou, membre du collectif antinucléaire 84. Mais Mme le maire traite par le mépris la question de la sécurité des populations : où sont les enquêtes indépendantes sur l’augmentation des taux de cancers dans la population locale ? Comment la population est-elle préparée à l’éventualité d’un accident nucléaire ? Vu l’état de délabrement des réacteurs de la région, cet accident est pourtant de plus en plus probable ! Et on veut nous rajouter une usine d’enrichissement d’uranium à Pierrelatte ! »

Contact : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Collectif.anti-nucleaire84 at hotmail.fr



06/06/2008

Hervé Morin vide un député socialiste du Centre d'Essais des Landes

Alain Vidalies, député PS des Landes, s'est fait vider du Centre d'essais de lancement de missiles (de Biscarrosse) par Hervé Morin, ministre de la Défense, alors qu'il s'apprêtait à s'entretenir avec des personnels de la Défense inquiets pour leur avenir en raison de la refonte de la carte militaire. Le député de la circonscription avait pourtant reçu un avis favorable de la direction militaire de l'établissement.
Le Morin est meilleur de bonne humeur?

'Drôle de conception de la démocratie !'

Alors qu'il était convié lundi au Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse à une réunion avec les organisations syndicales du personnel civil, le député de la circonscription Alain Vidalies a été au dernier moment interdit d'accès par le ministre Hervé Morin lui-même.

Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) n'ont pas tardé à protester. « Ce déni de démocratie en dit long sur les enjeux des nouvelles réformes qui attendent les salariés des ministères », écrivent-ils dans un communiqué, évoquant la loi de programmation militaire, et le Livre blanc. Réformes qui « sur le plan local menacent l'équilibre socio-économique par les baisses d'effectifs, les mutations géographiques et les fermetures. » C'est dans ce contexte-là que l'intersyndicale du CELM avait souhaité rencontrer dans un premier temps les maires du canton avant d'organiser dans un deuxième temps ce débat avec les personnels en présence du parlementaire. Débat pour lequel Alain Vidalies avait demandé - et obtenu le 29 mai- l'autorisation de la direction militaire de l'établissement.

« Drôle de conception de la démocratie ». Jusqu'à vendredi soir. Et un coup de fil de la même direction. « Qui m'a informé que le ministre interdisait la présence d'un parlementaire dans un site militaire pour rencontrer le personnel civil », commente le député joint par téléphone hier à Paris. Une démarche qu'Alain Vidalies trouve « singulière, à l'heure où l'on discute de la revalorisation du rôle des parlementaires. D'autant plus qu'il s'agit de communiquer avec des organisations syndicales constituées sur ma circonscription et sur un sujet qui doit faire l'objet d'un débat », s'étonne l'élu.
« C'est tout de même une drôle de conception de la démocratie », poursuit le député avant de préciser que le personnel civil « n'a pas de statut dérogatoire qui lui interdit l'accès à l'expression syndicale. D'autant que je ne vois pas en quoi ma présence avait un caractère subversif », poursuit-il.

Contestation officielle. Le député l'assure, l'affaire n'en restera pas là. « Il y aura en effet une démarche officielle de contestation de la part des représentants du groupe à l'assemblée auprès du premier ministre. » Parce qu'au-delà de l'anecdote landaise, et de « la question de principe », la situation risque de se reproduire avec les restructurations annoncées concernant les personnels civils.

« Il y a en effet beaucoup de parlementaires qui vont être amenés à rencontrer les organisations syndicales dans les semaines à venir, ce qui me paraît une bonne approche du débat républicain. » Dont on ne saurait priver Alain Vidalies, qui rencontrera de toute façon les organisations syndicales. Dans un décor plus démocratique.

Bakchich.info



04/06/2008

Finlande : blocage et emprisonnement d'un grand marchand d'armes

Today (4 June 2008) at Tampere, Finland 11 antimilitarists blockaded the office of the biggest Finnish arms manufacturer Patria. Patria is owned by the State of Finland by 73,2% while the rest is owned by EADS. The blockade lasted for about 2 hours. In the end the blockaders, the press contact person and a few other people were arrested. The blockaders got fines, and all were released within 4 hours of the action.

Patria Group sells arms to several countries, including USA and Egypt. Coinciding with the action, yesterday 4 members of Patria staff got arrested for suspicions on bribery. At the moment a total 5 Patria staff are imprisoned as suspects for crimes in arms trade.



03/06/2008

Centre d'essais des Landes: accès interdit au député du coin

Le député socialiste des Landes, Alain Vidalies, s'est vu interdire l'accès du centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarosse, un site de la DGA, où il était invité lundi à une réunion d'information par l'intersyndicale des personnels civils. Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) protestent contre ce qu'ils qualifient de 'déni de démocratie'. Le député de la circonscription n'est pas content non plus. Joint par nos soins, il nous a confirmé ce refus d'accès et indiqué qu'il allait envoyer une lettre au ministre de la Défense afin de lui expliquer qu'il est 'particulièrement et désagréablement surpris de sa démarche'.

La réunion syndicale était prévue de longue date (mi-avril) et le parlementaire a été prévenu, explique-t-il, 'tard vendredi soir par le directeur du centre' que sa visite ne pourrait avoir lieu. Il a également reçu un courrier lui précisant que sa présence pour une réunion syndicale dans un établissement de la Défense n'était 'pas d'usage'.

Les syndicats comme le député affirment que la direction du centre a agi 'sur instruction du cabinet du ministre'. Le cabinet ne nous a pas confirmé cette information. On y assure seulement que 'le député n'a jamais contacté l'attaché parlementaire' du ministre et que les visites de parlementaires sont 'soumises à autorisation'.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr



27/05/2008

Double flop pour le réacteur EPR en France et en Finlande : Le crash de l'industrie nucléaire française

Après le flop du chantier en cours du réacteur nucléaire en Finlande (deux ans de retard, deux milliards d'euros de pertes financières... pour le moment), on apprend aujourd'hui que de graves malfaçons ont eu lieu aussi sur le chantier de l'EPR de Flamanville (Manche).
Il est grand temps que les citoyens français prennent conscience que la supposée 'expertise' française en matière de nucléaire n'est qu'une légende construite à grand renfort de publicités d'EDF et d'Areva, et de déclarations des Présidents et gouvernements qui se sont succédés depuis 40 ans.
La réalité est bien différente : 54 des 58 réacteurs 'français' sont en réalité sous licence américaine Westinghouse, et les seules réalisations purement françaises sont des désastres :

- le premier programme nucléaire français, basé sur les réacteurs graphite-gaz, a été abandonné au début des années 70 au profit des réacteurs Westinghouse
- le surgénérateur Superphénix a été fermé en 1997 après 15 ans d'avaries
- dès sa mise en service, le réacteur 'N4' (*) a connu un accident grave le 12 mai 1998 à Civaux (Vienne)
- le réacteur EPR se révèle être lui aussi un désastre avant même d'entrer en service, tant sur le chantier finlandais que sur celui de Flamanville (Manche)

La seule décision sensée est d'arrêter immédiatement les investissements dans le nucléaire et de les reporter sur les plans d'économie d'énergie et de développement des énergies renouvelables.

(*) Le réacteur dit 'N4' est le modèle des 4 seuls réacteurs actuels véritablement français, situés à Chooz (Ardennes) et à Civaux (Vienne)

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 820 associations - Communiqué du 27 mai 2008



27/05/2008

Des écolos chez les militaires

CENTRE D'ESSAIS DES LANDES. --Quatre élus Verts ont pu visiter les installations du site sous la conduite des militaires afin de vérifier la sécurité

Cette fois, tout s'est bien passé. Le 22 septembre dernier, une manifestation devant le centre d'essais des Landes, afin de protester contre les tirs d'essais du futur missile longue portée M51, s'était traduite par une bousculade qui avait provoqué l'effondrement des portes.

Après négociations avec le ministère de la Défense, quatre élus écologistes ont pu accéder aux installations hier : le sénateur de Paris Jean Desessart, le conseiller régional Michel Daverat et deux élus locaux, Dominique Blanchard (Talence) et Hervé Georges (Salles). « Il faut reconnaître que nous avons été très bien reçus et nous avons pu prendre note de plusieurs explications techniques », confie Michel Daverat.

Pour autant, les élus n'ont pas été convaincus du bien fondé de ce lourd investissement, ce qui a conforté leur thèse exprimée le matin même au cinéma Utopia au cours d'une conférence de presse dirigée par le militant écologiste Stéphane Lhomme : « Il ne faut pas oublier que ce centre d'essais, hautement stratégique, fait de ce lieu une cible potentielle en cas de conflit », a-t-il rappelé.

La question est de savoir jusqu'à quand la population va admettre d'habiter à côté de ce terrain militaire qui, il est vrai, est né en 1954. De nombreuses petites entreprises vivent indirectement de sa présence : « Mais on commence à entendre des gens qui manifestent de plus en plus leur inquiétude et qui nous informent de l'évolution de la situation », assurent les élus, qui y voient notamment une nuisance touristique. Néanmoins, sur le fond, les Verts restent farouchement opposés à une technologie « certes de pointe mais destinée à détruire des vies humaines ».

Sud-Ouest - 27 mai 2008



23/05/2008

Invitation explosive au centre d'essai des Landes

Quatre élus Verts ont pu visiter les installations du site sous la conduite des militaires afin de vérifier la sécurité

« Nous avons été bien accueillis, selon les règles démocratiques de ce pays. » Jean Desessard, sénateur (Verts) de Paris, s'est félicité hier d'avoir été reçu au Centre d'essai de lancement de missiles (Celm) de Biscarrosse, après en avoir fait la demande. Il était accompagné de trois élus Verts locaux : Michel Daverat, conseiller régional, Dominique Blan­chard, élue à Talence, et Hervé Georges, élu à Salles. « Mais pourquoi tant de compétences consacrées au nucléaire et aux tests du missile M51 alors que la France a signé le traité de non-prolifération ?», s'interrogent-ils. Les responsables associatifs du réseau Sortir du nucléaire n'ont pas été autorisés à suivre la visite.

Marion Guillot - ©2008 20 minutes



16/05/2008

Chine - Alerte contre des fuites radioactives après le séisme

La Chine a activé le premier niveau d'alerte, qui en compte quatre, pour faire face à d'éventuelles fuites radioactives après le séisme du Sichuan, a indiqué vendredi le ministère de la Protection environnementale sur son site internet.

La région dévastée abrite un laboratoire de recherches nucléaires militaires à Mianyang, ainsi que plusieurs sites secrets, mais aucune centrale atomique. Le ministre de l'Environnement, Zhou Shengxian, a déclenché cette procédure lors d'une réunion d'urgence convoquée lundi soir, quelques heures après le tremblement de terre de magnitude 7,9 dont le bilan pourrait dépasser les 50.000 morts.

Le fait que le président Hu Jintao se soit rendu vendredi à Mianyang indique que le risque est faible mais des chercheurs ont été évacués des sites nucléaires par précaution, dit-on de source proche du dossier. 'Tout le monde a été évacué. Personne n'est resté', déclare cette source. 'Mianyang a été la première escale de Hu Jintao (au Sichuan), signe de l'importance qu'il attache à la base nucléaire militaire', ajoute-t-elle.

L'Académie chinoise de physique appliquée, connue aussi sous le nom d'Institut Sud-Ouest, est le principal laboratoire de recherche sur l'armement nucléaire chinois, selon le site globalsecurity.org. Un expert occidental connaissant le site estime qu'il est fort peu probable qu'il ait été confronté à de sérieux risques en raison du séisme.

Reuters - 16.05.08



14/05/2008

Sarko veut offrir le nucléaire français à son ami Bouygues

Privatisation d'Areva, fusion avec Alstom, et le tour sera joué. Malgré l'opposition de Merkel et de Fillon

La fusion entre Alstom, dont 'le meilleur ami' de Sarkozy, Martin Bouygues, possède 'le bloc de contrôle', et Areva, numéro un mondial du nucléaire, est de nouveau sur le feu. Et ce à la demande de l'Elysée, évidemment. Pourquoi rouvrir, aujourd'hui, le dossier de la privatisation d'Areva ? Pour une raison toute simple mais impossible à avouer.

Lorsqu'en juin 2006, alors que Sarkozy était ministre de l'Economie, 'l'ami' Martin avait acheté à l'Etat – sans appel d'offres, au prix du cours de Bourse et sans l'habituelle prime de contrôle – 21,03 % des actions d'Alstom (turbines électriques et TGV) deux clauses confidentielles lui avaient été imposées par la direction du Trésor.

La première prévoyait que Bouygues s'engage à conserver ses titres pendant deux ans. On y est ! La seconde était une clause dite de 'earn out' : si, avec l'aval de l'Etat, Bouygues réalisait une plus-value à l'occasion d'une vente sur ses 21 % de capital, il devrait partager son gain avec le Trésor. A l'époque, l'action Alstom valait 68,21 euros. Aujourd'hui, elle cote 150 euros grâce au redressement des comptes du groupe et à un carnet de commandes bien rempli, notamment en TGV.

Le 26 juin prochain, cette clause deviendra elle aussi caduque puisque deux années se seront écoulées. Et la fusion Alstom-Areva sera possible, sans que Bouygues soit contraint de verser à l'Etat la moitié de sa plus-value, qui aurait dû s'élever à près de 2,4 milliards. Merci pour lui.

Sans attendre cette date, les spécialistes de ce genre de montage financier, tant à l'Elysée qu'à Bercy, se sont mis au travail et ont mitonné un schéma sur mesure pour Bouygues. Areva et Alstom fusionneraient à travers une société holding de tête. Martin Bouygues en contrôlerait 35 %, et l'Etat, pour sauver les apparences, 18 %, le reste du capital étant placé en Bourse. Les filiales de ce nouveau groupe travaillant pour la Défense nationale et la force de dissuasion nucléaire resteraient dans le giron public.

Privatisation maison. Pour simplifier cette fusion, Areva et Alstom seraient estimés, selon les premiers calculs confidentiels, à la même valeur : 20 milliards chacun. Une valorisation qui fait d'ores et déjà bondir les spécialistes du secteur nucléaire, comme l'explique un haut fonctionnaire de Bercy sous couvert d'anonymat. 'Areva, avec 66 000 salariés, a réalisé, en 2007, près de 12 milliards de chiffre d'affaires et un résultat net de 743 millions d'euros. A première vue, une valorisation de 20 milliards paraît normale. Mais, en réalité, Areva a engrangé un carnet de commandes de 40 milliards d'euros, en hausse de 55 % pour la seule année 2007. Privatiser, pour une valorisation aussi faible, le numéro trois mondial de la distribution d'électricité est invraisemblable.'

'Invraisemblable ?' Pour une tête d'œuf de Bercy peut-être, mais pas pour 'le meilleur ami' de Martin Bouygues. Toujours selon ce haut fonctionnaire, Sarkozy croit avoir trouvé la solution pour désamorcer l'opposition d'Angela Merkel à cette fusion Areva-Alstom. L'allemand Siemens possède en effet 35 % de la filiale Areva NV (ex-Framatome), qui construit les centrales nucléaires. Dans un premier temps, l'Elysée avait espéré que Siemens accepterait gentiment de 'sortir' d'Areva. Ce qui aurait laissé la voie libre à Bouygues.

Mais, le 10 septembre 2007, la chancelière a publiquement fait savoir qu'elle désirait que la coopération franco-allemande dans le nucléaire civil se poursuive. Ce qui bloquait tout. Il faut, pour faire plier Merkel, trouver une monnaie d'échange. L'Elysée veut donc inciter Alcatel-Lucent, en pleine déconfiture, à vendre à EADS sa participation dans Thales, l'industriel de l'électronique de l'armement. Une opération que les Allemands souhaitent depuis longtemps pour renforcer les activités militaires de l'avionneur européen. Un geste qui, selon les stratèges de l'Elysée, les convaincrait, comme l'a souligné 'l'Express' (7/5), d'abandonner leurs 35 % dans Areva NV.

En présentant les comptes, excellents, d'Alstom, son pédégé, Patrick Kron, vient d'ailleurs de confirmer dans une interview au 'Journal des finances' (10/05) son 'intérêt' pour une fusion avec Areva, avant d'ajouter : 'La balle est dans le camp du gouvernement.' On ne le lui fait pas dire. Mais il y a comme un problème : ce joli Meccano en préparation se heurte, pour le moment, à l'opposition feutrée de François Fillon et de ses collaborateurs à Matignon. Comme le confie l'un d'eux au 'Canard', 'offrir sur un plateau au 'meilleur ami' du Président, Martin Bouygues, la filière nucléaire française, qui va profiter à plein de la reprise des investissements dans le monde en matière de production d'électricité, c'est de la pure folie. Sans parler du scandale qui ne manquera pas d'éclater. Ca vous aurait un petit côté Poutine-Berlusconi difficilement gérable.' Tout de suite les comparaisons les plus flatteuses.


D'un cadeau l'autre

Depuis que l'Etat lui a vendu 21,03 % du capital d'Alstom, Bouygues n'a cessé d'acheter des actions de ce groupe en Bourse. Aujourd'hui, il possède 30,07 % du capital. Mais il lui faudra plus pour détenir la minorité de blocage du futur ensemble privatisé Areva-Alstom. Bouygues pourrait donc céder sa filiale de téléphonie mobile ou TF1. Heureux hasard : il s'est presque réconcilié avec un autre affidé de l'Elysée, Vincent Bolloré, qui, après avoir lancé sa fantomatique chaîne de la TNT, Direct 8, lorgne TF1 depuis un certain temps. Faire le bonheur de deux amis milliardaires, Bolloré et Bouygues, et d'un seul coup d'un seul : Sarko ne pouvait rêver mieux.

Le Canard enchaîné - Mercredi 14 mai 2008



02/05/2008

Attaque sur une base de renseignements néo-zélandaise

Radio Australie 02/05/2008 - Des militants pour la paix ont réussi à s'introduire dans le complexe de renseignements de Waihopai, tout au nord de l'île Sud. Trois personnes ont finalement été arrêtées par la police.

Ce groupe, nommée ANZAC Ploughshares, (Socs de l'ANZAC), l'ANZAC étant l'acronyme de Australian and New Zealand Army Corps, (corps d'armée australien et néo-zélandais), s'est débrouillé pour éviter des capteurs de surveillance électronique et couper une clôture et des barbelés pour se faufiler à l'intérieur et endommager l'un des deux dômes blancs. Ces énormes boules blanches abritent des paraboles satellites et l'une d'elles semble désormais dégonflée.
Cette base est une installation de surveillance des communications, mais les militants affirment qu'elle fait partie du réseau du système global d'interception des télécommunications, le système Échelon dont on a beaucoup parlé à travers le monde.
Le Réseau Echelon désigne un système mondial d'interception des communications privées et publiques qui serait utilisé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Dans un communiqué, le groupe en question indique que la base de Waihopai est un maillon important du réseau d'espionnage mondial des États-Unis et que l'objectif du groupe est de la fermer. Un prêtre dominicain serait au nombre des personnes arrêtées.
Helen Clarke, Premier ministre a qualifié cette attaque de 'vandalisme absurde'. Les dégâts ont été estimés à près de 25 000 dollars. (Pas loin de 2 millions de F cfp)

Pierre Riant - ABC/Radio Australia



26/04/2008

Anniversaire de Tchernobyl : des rassemblements dans toute la France

Avec des masques blancs, des mimes ou des fleurs, des centaines de militants antinucléaires ont manifesté par petits groupes, un peu partout en France, à l'occasion de la Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire marquant le 22e anniversaire de Tchernobyl.

Les rassemblements comptaient souvent moins d'une centaine de participants, mais au total, environ 130 actions, tragiques ou drôles, ont été organisées devant des mairies, des monuments aux morts ou des centrales nucléaires à l'appel du réseau 'Sortir du nucléaire' (plus de 800 associations fédérées).

Ainsi, à Laval, des militants ont fait don à EDF de ferraille à béton, puisque 'EDF, AREVA, Bouygues et consorts n'ont pas les moyens de ferrailler correctement les fondations de l'EPR de Flamanville'.

A la grande braderie de Chambéry, Sortir du nucléaire se vantait de casser les prix sur les réacteurs nucléaires, et à Lyon, des militants distribuaient des 'noix de Tchernobyl' et des pastilles d'iode en souhaitant ironiquement 'un deuxième Tchernobyl' aux passants. Sur leurs pancartes, on pouvait lire 'Tchernobyl le nuage s'est arrêté à la frontière Ouf !', pour dénoncer la désinformation permanente sur la catastrophe.

Une petite centaine de personnes vêtues de noir et de masques blancs portant le logo nucléaire ont manifesté aussi devant le centre du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Des croix en bois ont été plantées sur un rond-point, simulant un cimetière. Puis le groupe a déployé une banderole 'Tchernobyl, 26 avril 1986; Cadarache, quand?'.

A Toulon, une cinquantaine de personnes masquées ont distribué des tracts avant de se rendre à la préfecture maritime où Louis Scappini, porte-parole local des Verts, a dénoncé une mauvaise information de la population sur les risques nucléaires et appelé à un désengagement nucléaire progressif.

A Strasbourg comme dans plusieurs villes, les sympathisants étaient appelés à apporter une fleur ou un bouquet pour exprimer leur deuil.

A Brignoles (Var), une dizaine de manifestants s'est réunie derrière un cercueil et une couronne mortuaire à la mémoire des victimes de Tchernobyl, déposés ensuite devant la sous-préfecture.

A Fessenheim (Haut-Rhin), une centaine de militants, dont 40 avec un masque blanc muni du logo nucléaire, se sont rassemblés devant la plus vieille centrale nucléaire du parc EDF. Le sénateur-maire haut-rhinois Jacques Muller (Verts) a souhaité que l'Alsace devienne la première région de France qui démantèle sa centrale et devienne un modèle pour l'Europe, puisque, 'aujourd'hui on ne sait toujours pas comment faire pour démanteler une centrale nucléaire', a-t-il dit.

A Bordeaux, sous l'égide du président de Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, une quarantaine de militants s'étaient rassemblés dès vendredi, portant des masques blancs et des banderoles avec 'Avant un nouveau Tchernobyl, sortons du nucléaire'.

A Paris, une soixantaine d'opposants au nucléaire portant des maques blancs se sont rassemblés samedi matin Place de l'Opéra, en hommage à 'ceux qui sont morts et ceux qui continuent à mourir', après Tchernobyl.

A Tourcoing, près de Lille, une cinquantaine de militants Verts et de sympathisants ont participé à un 'die-in' devant un local EDF, en s'allongeant par terre et en dessinant la forme de leur corps à la craie sur le trottoir.

Agence - 26 avril 2008



25/04/2008

Des clowns fêtent Tchernobyl chez EDF

L’agence commerciale d’EDF de la rue de Boigne à Chambéry a reçu vendredi soir, peu avant 17 heures, la visite de drôles de clients. Des clowns membre du 73ème BCA 'Le Bureau des Clowns Affranchis'. Un groupe d’une douzaine de personnes, a entonné 'un joyeux anniversaire Tchernobyl' plein d’ironie avant que l’agence ne baisse son rideau. Pas très bavard, ils nous ont laissé un communiqué expliquant leur action :

22 ans de l’accident de Tchernobyl : le 73e BCA fêtera l’événement avec EDF

Chambéry, le 25 d’avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l’accident bien imprudent de Tchernobyl).
Le 73e BCA vous invite à venir fêter les 22 ans du soit disant accident de Tchernobyl le vendredi 25 avril, à partir de 17 heures. Pour l’occasion, EDF nous accueillera dans son agence commerciale, située rue de Boigne. Nous entendons ne pas nous laisser gâcher la fête par les habituels terroristes écologistes et les puissances médiatiques qui s’emploient depuis 22 ans à dresser un tableau catastrophiste de cet événement.

Le 73e BCA a donc concocté pour vous une boum inoubliable, dont les retombées se feront sentir jusqu’à la frontière, et pas au-delà, conformément aux exigences de notre gouvernement. Ceux qui ne souhaitent pas se fusionner la tête avec le cocktail explosif pourront toujours se rabattre sur l’eau lourde servie à volonté. Coté solide, nous servirons bien sur les salades classiques mais aussi de la tome sautée, des ogives marinées et plein d’autres recettes secrètes défenses.

Avec le 73e BCA et EDF, venez préparer le monde de demain.
http://bca73.free.fr - 73bca at no-log.org
Video sur http://chichechambery.free.fr/spip/spip.php?article197

BCA



25/04/2008

Opération 'Pour un EPR acheté, un Sarkophage offert !'

Communiqué de presse-purée de l'action numéro plein de la Brigade Activiste des Clowns.
Paris, le 25 d'avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l'accident bien imprudent de Tchernobyl), à l'heure où normalement les clowns dorment sur leurs 2 nez rouges.

Une fuite de « mythonium cérébral concentré » ayant été détectée de longue date dans les caniveaux d'AREVA, la Brigade Activiste des Clowns (BAC), connue pour son sens du devoir, est intervenue afin d'endiguer cette réaction en chaîne et éviter qu'un transfert de délique-escence techno-mentale ne se répande à la surface de la Planète.

Ce matin, à 8h15, un nuage de brigadistes franchit la frontière de la France qui se lève tôt. Si les clowns ont mis le nez (rouge) dehors, c'est pour s'engager comme 'liquidateurs' de réacteurs nucléaires. Y a pas que les russes qui doivent avoir ce privilège, s'étaient-ils dit ! Les porteurs portaient un sarkophage en kit, les autres se portaient eux-mêmes.

Arrivés devant le Saint-Siège, les clowns fusionnèrent avec les premières particules de costardium 236 K?/an. Echanges explosifs, mais qui n'empêchent pas les jeunes clowns qui n'en veulent d'opérer une percée à l'intérieur du bâtiment de la multinationale énergique. Se destinant à une carrière précaire et fulgurante nos Aspirants liquidateurs ont fait part de leur souhait de vivre dur et mou-rire jeune au service d'une cause grenello-compatible.

De tous les concurrents pour ces postes en contrat à durée très très courte, seul fut retenu le grand Minus. Il parcourut en vain les locaux d'AREVA mais ne trouva pas les sévices de la direction des embauches et de la vie radieuse. Malgré ces nombreuses candidatures, les Autorités Aréviennes optèrent pour le confinement.
Les éconduits furent donc raccompagnés par de costauds costards jusqu'au sas de décontamination où ils durent attendre que l'équipe du dehors arrête de chanter et entende enfin leurs appels aux secours.

Eh oui, l'équipe du dehors n'avait pas chômé, elle, et était parvenue dans l'intervalle à construire un superbe sarkophage pour protéger la firme aux bénéfices en forme contre la prochaine catastrophe. Foin de présidenticidisme, un sarkoPHAGE est un procédé tout à fait anodin qui est appelé à se répandre comme un cumulard-nimbus de poudre. Nous garantissons cependant que les plages corses ne seront pas défigurées par ces constructions encore un tantinet « ingrates ». C'est le Ô-Commissaire à la préservation du littoral pour l'industrie agro-balnéaire qui le dit !
Ceux qui étaient dehors voulaient à leur tour pénétrer au coeur du réacteur, tandis que ceux qui étaient dedans souhaitaient prendre la tangente, ce qui prouve qu'un clown croît toujours que l'herbe est plus chargée en becquerel ailleurs.

C'est alors que l'heure de la dispersion fut sonnée, tandis que la dirigeante des costauds costards d'AVOREV remerciait la BAC pour sa participation à la phase 4 du programme nucléaire national. En démontrant qu'il était plus amusant de passer directement à la production en masse de sarkophages plutôt que de continuer à écouler des stocks d'EPR, la BAC venait de rendre un sévice de premier ordre à l'intérêt national des actionnaires d'AVOREV !

La BAC reprit en coeur la spéciale dédicace à tous les petits nigérians se sacrifiant pour la survie de quelques actionnaires dans le besoin. Après quelques crédos, prières et autres quantiques à l'Immortel Dogme Nucléaire, la trouple (à deux on aurait dit un couple, mais là ils étaient trop) se replia comme des draps sur l'air de la célèbre musique d'AVOREV, 'Bip Bip Bip... Fuck my body Nique mon body Fuck my body Nique my body ! Bip Bip Bip...'

JoyeuX Zanniversaire Ohhhhh Technerobyyyyyyle !

On se retrouAVERA dans l'au-delà !!! La Back will be BAC !!!

BAC



24/04/2008

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce la mise en garde à vue de son militant Jean Marcon

Ce mercredi 23 avril vers 18h30, une dizaine de policiers ont fait irruption à Pertuis (84) chez Jean Marcon, président de l'association Médiane et représentant du Réseau 'Sortir du nucléaire' en Provence. Jean Marcon a été menotté, placé en garde à vue et transféré au commissariat de Manosque. Son appartement a été laissé dans un état déplorable par la police (cf photo [sur le site du réseau]).

Le prétexte de cette arrestation est la simple diffusion d'un tract dénonçant la construction en cours du réacteur ITER à Cadarache (13), non loin de Pertuis. Or, bien qu'étant en pointe dans la lutte contre ITER, l'association Médiane assure qu'elle n'est pas responsable de ce tract.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce cette arrestation arbitraire et demande la libération immédiate de Jean Marcon. Des militants antinucléaires sont rassemblés ce soir devant le commissariat de Manosque.

Après la mise en garde à vue par la DST, le 25 avril dernier, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau 'Sortir du nucléaire', cette nouvelle arrestation démontre qu'il y a en France une véritable 'chasse aux militants antinucléaires'. Cette inquiétante dérive est à mettre en regard de l'obsession pronucléaire de M Sarkozy et de ses efforts pour vendre du nucléaire à des dictatures (Lybie, Chine, etc).

La France est de moins en moins bien placée pour donner des leçons au reste du monde au sujets des Droits de l'homme, et cela est en particulier dû à la politique nucléaire, civile et militaire, de la France. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement mais aussi à la Démocratie.

NB : tout citoyen est invité à s'adresser au commissariat de Manoque (Tel : 04 92 70 17 00 - Fax : 04 92 70 17 16) pour réclamer la libération de Jean Marcon

Communiqué de presse du mercredi 23 avril 2008 - minuit

Action urgente :

demandez la libération de Jean Marcon en téléphonant au commissariat de Manoque au 04 92 70 17 00 ou en envoyant un fax au 04 92 70 17 16.

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 820 associations



23/04/2008

La fréquence accrue des leucémies infantiles près de sites nucléaires reste inexpliquée

POURQUOI observe-t-on, au voisinage de certaines installations nucléaires, davantage de leucémies infantiles que dans le reste de la population ? En dépit de plus d'une centaine d'enquêtes épidémiologiques menées dans une dizaine de pays, les experts n'ont toujours pas de réponse à cette question.

Le débat a été relancé en décembre 2007 par une étude allemande qui montrait que, parmi les enfants de moins de cinq ans ayant grandi dans un rayon de cinq kilomètres autour d'une des seize centrales nucléaires germaniques, les cancers du sang étaient 2,2 fois plus fréquents qu'au niveau national. Le risque allait décroissant avec la distance, mais restait supérieur à la norme dans un périmètre de 50 kilomètres autour des centrales.

Pour en avoir le coeur net, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français vient de réaliser une revue critique de toutes les études internationales conduites sur ce sujet, dont elle a communiqué les résultats mardi 22 avril. Il en ressort, indique Dominique Laurier, du Laboratoire d'épidémiologie des rayonnements ionisants, que le cas allemand 'n'est pas conforté par les études conduites dans d'autres pays'. En particulier en Grande-Bretagne et en France, où les enquêtes multisites, couvrant l'ensemble du territoire, n'ont pas mis en évidence d'excès général de leucémies à proximité des installations nucléaires.

TROIS CAS PARTICULIERS

En revanche, des taux anormaux ont été relevés autour de trois sites particuliers en Europe : les usines de retraitement de Sellafield et de Dounreay, en Grande-Bretagne, et la centrale de Krummel, en Allemagne, que jouxte un centre de recherche nucléaire. Le risque y est de deux à quatre fois supérieur à la moyenne et même, selon une des études sur Sellafield, vingt fois plus élevé.

L'IRSN ne classe pas les environs de l'usine française de retraitement de La Hague (Manche) parmi les zones présentant un 'excès confirmé' de leucémies, mais seulement un 'excès possible', jugeant que le faible nombre d'individus concernés n'est statistiquement pas significatif. Le réseau Sortir du nucléaire a contesté, mardi, l'indépendance de l'IRSN.

Les scientifiques s'avouent impuissants à trouver une explication aux trois cas européens d'agrégats de leucémies, comme à la spécificité allemande. Sauf accident, les rejets radioactifs des installations nucléaires, inférieurs à la radioactivité naturelle, ne peuvent être suspectés.

Les chercheurs en sont réduits à évoquer l'hypothèse d'un phénomène infectieux non identifié favorisé par le brassage de populations autour des chantiers nucléaires ou de possibles facteurs environnementaux sans rapport direct avec l'activité atomique.

'Des études de grande ampleur sont nécessaires pour améliorer les connaissances sur les causes des leucémies qui, de façon générale, sont inconnues dans 90 % des cas', estime Dominique Laurier. Une nouvelle approche, fondée sur la répartition dans l'environnement des effluents radioactifs gazeux, pourrait y aider.

Le Monde - 24 avril 2008 - Pierre Le Hir



16/04/2008

Demande à la France de soutenir la Convention de désarmement nucléaire


Campagne I CAN, « je peux »

La Convention de Désarmement nucléaire a été élaborée en 1996. Elle a été adoptée par 120 Etats lors de l’Assemblée générale de l’ONU en décembre 2007 dans une version actualisée. Dix Etats se sont abstenus et 52 Etats, dont la France, ont voté contre. Rappelons qu’il existe déjà des Conventions pour les deux autres « armes de destruction massive » que sont les armes chimiques et les armes biologiques.
La Convention d’élimination des armes nucléaires a été rédigée depuis de nombreuses années par des ONG et a été soutenue par plusieurs Etats lors de la dernière réunion des Etats parties du TNP à l’ONU à Vienne en mai 2007. Rappelons que l’Assemblée générale de l’ONU a déjà voté le principe d’une telle Convention dans plusieurs sessions (en 1996, 1997, 1998) et que l’étape qui manque maintenant est « simplement » sa convocation.

Je, soussigné, pense que sans Convention, le désarmement nucléaire n’est pas possible

Il existe des instances internationales où le désarmement nucléaire devrait être négocié, ce sont d’une part la Conférence du Désarmement à Genève où tous les Etats ont un représentant (la France y a un ambassadeur permanent) et d’autre part les conférences d’examen du Traité de non-prolifération (TNP) qui se tiennent tous les cinq ans (la prochaine aura lieu en 2010). Dans la pratique ces instances sont paralysées par la règle dite du consensus, tous les Etats devant être en accord avec toutes les décisions…

Je, soussigné, pense que la Convention d’élimination des armes nucléaires est crédible

L’exemple de la Convention d’élimination des armes chimiques (signée actuellement par 182 Etats) est prometteur. Celle-ci prévoit des dates butoirs, des étapes d’élimination, des votes permettant la prise de décision à la majorité des 2/3, des processus de vérification, et une élimination totale des armes et usines de production en 2012. Le désarmement nucléaire est a priori plus simple à organiser et contrôler de l’avis de tous les experts.

Le projet de Convention d’élimination des armes nucléaires prévoit les étapes suivantes :

phase 1 (délai 1 an) : toutes les armes et leurs vecteurs sont rendus inactifs, préparation du démantèlement de toutes les installations de production et d’essais d’armes nucléaires.
phase 2 (délai 2 ans) : armes et vecteurs sont retirés de leurs sites d’utilisation.
phase 3 (délai 5 ans) : démontage de toutes les armes et de leurs vecteurs. Destruction effective d’un nombre d’armes et de vecteurs sauf un quota à définir pour chaque Etat doté d’armes nucléaires.
phase 4 (délai 10 ans) : destruction effective d’un nombre d’armes et de vecteurs sauf un quota à définir pour chaque Etat doté. Arrêt de tous les réacteurs à uranium hautement enrichi ou plutonium.
phase 5 (délai à définir) : destruction complète des armes nucléaires dans tous les Etats.


Je, soussigné, demande que la France soutienne la Convention d’élimination des armes nucléaires


Nom, prénom adresse signature

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Cette pétition sera remise au ministre de la Défense.

Une présence d’interpellation est assurée tous les 1ers vendredis du mois devant le ministère, sous la responsabilité de la Maison de Vigilance de Taverny.

Maison de Vigilance, 134 route de Bethemont, 95150 Taverny
Contact : 02 47 05 59 89 / 06 71 60 05 46 / marie-claude.thibaud(a)wanadoo.fr

Maison de vigilance



28/03/2008

Ottawa a protesté contre des essais de missiles français dans l'Atlantique

MONTREAL - Le Canada a protesté contre des essais de missiles balistiques français dans l'Atlantique Nord, s'inquiétant notamment des risques pour la navigation aérienne dans ce couloir, le plus fréquenté au monde, indique vendredi le quotidien The Globe and Mail.

La France a procédé en novembre 2006 et juin 2007 à deux tirs du missile stratégique M51, qui doit équiper à partir de 2010 ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins.

Selon des documents officiels canadiens obtenus par le journal en vertu de la loi d'accès à l'information, le Canada a exprimé sa 'vive préoccupation' à la France avant chacun de ces tests, tentant même d'empêcher le premier.

Le premier missile, lancé du centre de Biscarosse, au sud-ouest de Bordeaux (sud-ouest), s'était abîmé, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes canadiennes, dans les eaux internationales.

Les autorités canadiennes, responsables du trafic aérien dans cette partie de l'Atlantique, avaient dû interdire les mouvements d'avions à l'intérieur d'une zone de 300 miles marins en raison du risque potentiel 'de chute de débris du missile', selon les documents obtenus par le journal.

La gouvernement du Canada avait à nouveau exprimé sa 'vive préoccupation' avant le second essai, le 21 juin 2007, invoquant notamment des questions 'de sécurité publique' et 'des coûts additionnels pour les compagnies aériennes'.

Dans les deux cas, les missiles ne transportaient aucune charge nucléaire.

Il n'avait pas été possible vendredi d'obtenir immédiatement confirmation de la démarche canadienne, auprès des autorités à Ottawa. L'ambassade de France à Ottawa n'a fait aucun commentaire s'agissant d'une affaire concernant la Défense nationale.

Le centre de surveillance aérien de Gander, à Terre-Neuve dans l'est du Canada, gère les mouvements d'environ 1.000 avions par jour qui traversent l'Atlantique dans les deux sens. Les tirs de missile avaient cependant eu lieu entre les deux périodes de pointe de la journée.

Agence - 28 mars 2008



26/03/2008

La DST recherche la source d'une fuite sur la sécurité de l'EPR

Stéphane Lhomme, le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire mis en garde à vue après avoir diffusé un rapport classé confidentiel défense émanant d'EDF, a été remis en liberté, annonce l'association. Stéphane Lhomme a été libéré mardi soir, après 10 heures de garde à vue et d'interrogatoires par les services de la Direction de la surveillance du territoire (DST), précise l'organisation anti-nucléaire. 'On m'a très clairement laissé entendre que je serai mis en cause dans le cadre d'un procès', a-t-il dit à Reuters.
Le rapport indique que le réacteur nucléaire de type EPR en construction à Flamanville, dans la Manche, est vulnérable aux attaques aériennes. Le lendemain de cette intervention, 'Sortir du nucléaire' avait publié une copie de ce document sur son site internet. La DST cherche à savoir comment Stéphane Lhomme s'est procuré cette étude, dont une copie a été saisie le 16 mai 2006 lors d'une perquisition au domicile du militant anti-nucléaire.

'Au cours de son interrogatoire, Stéphane Lhomme n'a donné aucune information qui permette de remonter jusqu'à la personne d'EDF qui a pris le risque et la responsabilité de transmettre ce document', précise 'Sortir du Nucléaire'. 'Les policiers de la DST ont tenté d'identifier la source de l'information chez EDF. Ils m'ont présenté une liste d'une vingtaine de personnes travaillant dans l'entreprise mais ils n'ont pas avancé sur cet aspect du dossier', a souligné le militant écologiste, par ailleurs président de l'association anti-nucléaire Tchernoblaye dont le siège est à Bordeaux.

Stéphane Lhomme pourrait être poursuivi pour 'compromission du secret de la défense nationale', un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende. 'Je suis prêt à assumer les conséquences d'un acte citoyen consistant à faire connaître la vérité sur un sujet aussi grave que l'énergie nucléaire et les risques extrêmes qu'elle fait courir'. Les Verts ont déploré que ce document ait été tenu secret par EDF, 'au mépris de l'information et de la transparence, nécessaire à toute démocratie, nécessaire pour que chacun-e fasse ses choix en connaissance de cause.'

Reuters - Mercredi 26 mars 2008



25/03/2008

URGENT – Garde à vue pour le porte parole du Réseau Sortir du nucléaire

Demandez la libération de Stéphane Lhomme en appelant la DST au 01 77 92 37 16 ou 01 49 27 49 27 ou 01 40 07 60 60. N’hésitez pas à appeler même ce soir ou dans la nuit !


Le porte-parole du Réseau 'Sortir du nucléaire' en garde à vue


Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue depuis ce mardi 25 mars à 14h dans les locaux de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) au 84 rue de Villiers à Levallois-Perret. Cette affaire concerne la publication par le Réseau 'Sortir du nucléaire' d’un document classé 'Confidentiel défense' révélant la vulnérabilité du réacteur EPR en cas de crash suicide d'un avion de ligne. Pour la seule détention de ce document, Stéphane Lhomme risque 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Pour que toute la transparence soit faite sur ce dossier, le Réseau 'Sortir du nucléaire' publie à nouveau sur son site internet ce document classé 'Confidentiel défense' : http://www.sortirdunucleaire.fr

En mai 2006, en soutien à la démarche du Réseau 'Sortir du nucléaire', une centaine d’associations et de parlementaires avaient publié une copie du document en question sur leurs sites webs respectifs.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle tous les citoyens à protester contre cette garde à vue en appelant la DST au 01 77 92 37 16 pour demander la libération de Stéphane Lhomme dans les meilleurs délais.

Il est parfaitement injustifié que Stéphane Lhomme et le Réseau 'Sortir du nucléaire' soient inquiétés alors qu’ils essayent courageusement d’exercer leur mission d’information citoyenne.

• Contact presse d'un porte parole national du Réseau 'Sortir du nucléaire' (Xavier Renou) : 06 64 18 34 21

• Contact de Stéphane Lhomme (lorsqu'il ne sera plus en garde à vue !) : 06 64 100 333


Communiqué de presse du mardi 25 mars 2008

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 810 associations http://www.sortirdunucleaire.fr



22/03/2008

Fin de partie pour l'OTAN : Journée internationale d'action


1000 participants et 500 arrestations, chiffres confirmés par la police de Bruxelles.

1000 personnes originaires de 17 pays européens ont pris ce matin la direction du quartier-général de l'OTAN à Evere pour participer à l'action internationale non violente NATO GAME OVER. Cinq ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN, des activistes pour la paix de toute l'Europe transmettent un message clair : empêcher les guerres, ça commence ici.
Ce sont des accords secrets de l'OTAN qui font de la Belgique et d'autres pays européens une plate-forme logistique de l'armée américaine. La machine de guerre américaine est transportée vers l'Irak et l'Afghanistan via nos routes, nos ports et nos aéroports.
L'Irak a été attaquée et l'Iran est menacée en raison de leurs ambitions à se doter d'armes de destruction massive. Mais entre-temps, l'OTAN entrepose 350 armes nucléaires américaines en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Turquie. Selon le droit international humanitaire, ces armes sont tout aussi illégales et interdites ici qu'ailleurs.


A partir de 12h, les activistes pour la paix se sont massivement dirigés vers le site de l'OTAN, sur lequel ils ont tenté de pénétrer de manière non violente. Il y avait un grand contraste entre l'attitude non violente des activistes et l'agressivité des services de polices, qui étaient déployés en grand nombre et n'ont pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau,... Plus de 400 personnes ont été arrêtées. Malgré ce déploiement massif, les forces de l'ordre n'ont pas pu empêcher plus de 50 activistes pour la paix de pénétrer sur le domaine militaire dans l'intention de le sceller.

Avec NATO GAME OVER, les activistes tentent non seulement d'empêcher un crime, mais également de restaurer un pan de démocratie. Les activistes ont été confrontés à un déploiement énorme de policiers, à des arrestations administratives, à des kilomètres de fil barbelé,... Dommage. C'est un gaspillage de l'argent du contribuable. Si vous ou moi commettons une infraction, nous sommes punis et l'infraction est rectifiée dans la mesure du possible. Mais si c'est notre gouvernement qui est en infraction, comme c'est le cas aujourd'hui, il déploie massivement la police non pas pour mettre un terme à l'infraction, mais pour le maintenir en place.

Sans l'OTAN, les guerres en Irak et en Afghanistan sont impossibles

La guerre en Irak a commencé il y a cinq ans. Des manifestations anti-guerre ont lieu partout dans le monde. Avec NATO GAME OVER, Vredesactie rend visibles les structures militaires qui rendent la guerre possible. En Afghanistan, des troupes de l'OTAN participent à la “guerre contre le terrorisme” dirigée par les États-Unis. Des accords secrets de l'OTAN font de l'Europe une plate-forme logistique pour l'armée américaine. En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L'armée américaine s'est déployée à partir d'Allemagne et d'Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l'Europe, l'invasion et les hostilités en découlant n'auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.

L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout

L'OTAN est à la veille d'une redéfinition fondamentale. Dix jours après NATO GAME OVER, un sommet de l'OTAN a lieu à Bucarest. Dans de nombreux pays européens, une grande partie de la population est en désaccord avec les dirigeants mondiaux qui font le choix de la guerre et de la menace militaire pour aggraver des conflits ou étendre leur pouvoir. Une bouclier anti-missiles, des armes nucléaires, de nouvelles bases militaires, des soldats en Afghanistan,... la population n'en veut pas. Mais les gouvernements font la sourde oreille. A tous les niveaux, l'OTAN est un obstacle. L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.

NATO GAME OVER : une journée d'action internationale

Le 22 mars, des activistes en provenance de 17 pays européens ont tenté de pénétrer de manière non violente mais décidée à l'intérieur du quartier-général militaire de l'OTAN à Evere et d'en sceller portes, fenêtres et accès. Il s'agit d'une action de désobéissance civile. Ce type d'action est nécessaire parce que tous les moyens démocratiques visant à mettre un terme à la politique illégale de l'OTAN ont été épuisés.

Des groupes actifs dans toute l'Europe donnent un signal clair : les armes nucléaires doivent disparaître. Des Italiens, des Espagnols et des Allemands montrent clairement qu'ils ne veulent pas de nouvelles bases et infrastructures militaires et encore moins qu'elles soient utilisées pour mener des guerres dans le monde entier. Des activistes pour la paix tchèques affirment qu'un bouclier anti-missiles reste inacceptable, même dans un habit de l'OTAN. Des Croates, des Macédoniens, des Finlandais et des Suédois s'opposent à l'adhésion de leur pays à l'OTAN ou à une collaboration militaire plus rapprochée avec cette organisation. Des voix en provenance des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de France disent également “non” à la politique de guerre.

De la parole aux actes

Plus de cinquante auteurs et traducteurs littéraires ont publié la semaine dernière une carte blanche consacrée à l'existence de l'OTAN. Ils écrivent : “Une alliance miliaire qui intervient dans le monde entier, dispose d'armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier est un danger pour la paix dans le monde. Il est temps de lancer le débat sur l'existence même de l'OTAN.'

Le 22 mars, les auteurs sont passés de la parole aux actes. Ils ont contribué à la journée d'action NATO GAME OVER en organisant une promenade littéraire autour du quartier-général de l'OTAN. Et ils ne s'arrêtent pas au 22 mars. Leur texte a été traduit en français, néerlandais, allemand, espagnol, anglais et tchèque afin d'appeler leurs collègues d'autres pays de l'OTAN à lancer eux aussi le débat. Comme ils l'ont écrit : “Le projet derrière lequel des auteurs d'Europe de l'Est se sont rassemblés il y a trente ans avec Charte 77 a mené moins de quinze ans plus tard à la chute du rideau de fer et au démantèlement du Pacte de Varsovie. Nous ne voulons pas attendre quinze ans de plus avant de répondre à cette initiative par une initiative occidentale. Nous refusons de croire que nous ne pouvons pas au moins tenter d'égaler ce à quoi ils sont parvenus.”

Communiqué de presse 22 mars
Contact: 0488/57.63.77 - Infos: www.vredesactie.be
Autres photos disponibles sur www.indymedia.be et www.desobeir.net



22/03/2008

Arrêtez le massacre au Tibet !


Les manifestations au Tibet dégénèrent : la police et l'armée tirent à vue

Les manifestations pacifiques de ces derniers jours au Tibet ont dégénéré, et sont actuellement violemment réprimées.
Des bâtiments sont en feu. L'armée chinoise patrouille en chars et tire à balles réelles sur la foule.
Il y aurait au moins une centaine de morts ; mais certains témoignages sur place évoquent des chiffres bien plus élevés.

La situation est dramatique. D'après des témoignages poignants transmis par téléphone, l'armée tire à vue et empile les cadavres dans les rues, notamment autour du temple Tsuglakhang à Lhassa.
Les maisons sont maintenant fouillées et des centaines de personnes ont été arrêtées et battues. Les policiers tibétains sont contraints de battre leurs compatriotes.
Le Tibet est actuellement bouclé, les touristes et les journalistes fouillés et expulsés, les communications restreintes et l'internet censuré.

Il s'agit des plus importantes émeutes depuis celles de mars 1989, qui avaient précédé de peu les événements de la place Tiananmen.

Ces manifestations ont commencé à Lhassa le 10 mars, pour commémorer le soulèvement de 1959 contre l'occupation chinoise et réclamer l'indépendance du Tibet. Mais cette mobilisation se propage actuellement dans toutes les provinces tibétaines, avec des milliers de manifestants dans le nord et l’est.
A Pékin même, une centaine d’étudiants Tibétains se sont rassemblés hier pour un sit-in en hommage aux disparus.
La Chine exige que les manifestants se rendent d'eux-mêmes à la police, sous peine de représailles sévères. Passé cet ultimatum, le gouvernement tibétain en exil craint actuellement un massacre à grande échelle.
Dans ce contexte, de nombreuses voix s'élèvent contre la tenue des Jeux Olympiques à Pékin dans quelques mois.

- Nous demandons au gouvernement français de peser de tout son poids pour exiger que la Chine renonce à l'usage de la violence et de la torture contre les manifestants Tibétains, et que la Chine accepte l'ouverture de négociations avec le gouvernement tibétain en exil sur le futur statut du Tibet.
- Nous demandons également au gouvernement français de réclamer au Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies l'envoi immédiat d'une délégation sur place et l'ouverture d'une enquête indépendante sur les violences en cours au Tibet.
- Nous demandons au Comité Olympique d'exiger que la Chine tienne ses engagements en matière de droits de l'homme, indissociables des valeurs Olympiques.

Plus d'infos sur www.desobeir.net

Tibet Libre



22/03/2008

Des centaines de pacifistes européens, dont de nombreux Français, bloquent l’OTAN à Bruxelles


(photo d'un militant interpellé, transmise par téléphone le 22 Mars)

Bruxelles, 22.03.2008. 11h00. Plus d’un millier de défenseurs de la paix venus de toute l'Europe mènent cet après-midi une opération de désobéissance civile en vue de fermer complètement le siège de l’OTAN à Bruxelles. L’opération « fin de partie pour l’OTAN » (NATO game over) vise à délivrer un message clair, 5 ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN : empêcher les guerres, ça commence ici.

Empêcher les guerres, c’est lutter à la fois contre la réhabilitation de l’arme nucléaire au sein de l’OTAN, et aussi contre les nouvelles missions attribuées à l’OTAN à l’extérieur de l’Europe, particulièrement là où il se trouve des intérêts pétroliers occidentaux (Afghanistan, Irak, Liban…). A ce titre, les pacifistes français venus en nombre participer au blocage de l’OTAN organisé par leurs camarades belges de l’association Bomspotting entendent dénoncer non seulement l’évolution de l’OTAN, mais également le rapprochement inquiétant de la France vis-à-vis de l’alliance atlantique. Au moment où le président Sarkozy confirme la relance de l’arme nucléaire en France, avec la poursuite du programme de construction du missile nucléaire M51 dans les Landes et l’inauguration du nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins « le Terrible », il exprime sa volonté de rejoindre le commandement nucléaire de l’OTAN. Deux semaines de grandes manoeuvres de soldats de l’OTAN viennent d’ailleurs de s’achever, dans la plus grande discrétion, au Centre d’Essai et de Lancement de Missiles de Biscarrosse (40). L’opération NAWAS 2008 visait à préparer le déploiement de troupes de l’OTAN au Moyen-Orient, et justement dans un environnement nucléaire ou bactériologique.

« Nous allons tenter de bloquer l’OTAN en pénétrant de manière non violente à l’intérieur pour en sceller les accès, explique Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». En recourrant ainsi aux moyens de la désobéissance civile, nous entendons dénoncer les crimes actuels des soldats de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, et ceux qui se préparent demain avec la réhabilitation de l’arme nucléaire à laquelle nous assistons. La France n’a rien à faire dans l’OTAN tant que l’Europe se comportera comme le porte-avion des Américains pour les guerres du pétrole ».

En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L'armée américaine s'est déployée à partir de l'Allemagne et de l'Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l'Europe, l'invasion et les hostilités en découlant n'auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.

Contacts :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 33 6 64 18 34 21
Centre de presse NATO GAME OVER : 32.488.57.63.77

Plus d’informations sur la campagne française : www.nonaumissileM51.org

Communiqué NATO Game Over



22/03/2008

Le porte-parole de 'Sortir du nucléaire' convoqué par la DST

Document confidentiel défense sur la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide.

Stéphane Lhomme convoqué par la DST, mardi 25 mars 2008 à 14h

Rassemblement de soutien mardi 25 mars à 12h30 devant les locaux nationaux de la DST
84 rue de Villiers à Levallois-Perret
Métro Anatole France (ligne 3)
José Bové sera présent ainsi que d’autres personnalités.
Un second rassemblement de soutien aura lieu devant les locaux régionaux de la DST
au 23 rue François de Sourdis à Bordeaux (ville où habite Stéphane Lhomme)


Le Réseau 'Sortir du nucléaire', Fédération de 810 associations, proteste contre la nouvelle mise en cause de son porte-parole Stéphane Lhomme par la DST (Direction de la surveillance du territoire) qui le convoque dans ses locaux de Levallois-Perret mardi 25 mars à 14h.

Il s'agit des suites de l'affaire du document 'confidentiel défense' qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent EDF, AREVA et les autorités françaises, le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash suicide réalisé avec un avion de ligne.

Le 16 mai 2006, sur ordre de la section antiterroriste du Parquet de Paris, la DST avait fait irruption à Bordeaux chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau 'Sortir du nucléaire', l'avait placé en garde à vue, soumis à interrogatoire pendant 15 heures, avait perquisitionné son appartement et saisi du matériel informatique et des dizaines de documents, dont une copie du fameux document 'confidentiel défense'.

Depuis, l'affaire semblait avoir été oubliée par la police et la justice, mais il apparaît clairement qu'il n'en est rien. Pour la seule détention de ce document'Confidentiel défense', Stéphane Lhomme risque 5 ans de prisons et 75 000 euros d'amende.

En réaction à l'intervention liberticide de la DST, le Réseau 'Sortir du nucléaire', de nombreuses autres associations, et plusieurs parlementaires avaient publié, dès le lendemain 17 mai 2006, une copie numérisée du document en question sur leurs sites web respectifs.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' estime que c'est pour lui un devoir absolu de faire connaître aux citoyens la vérité - fût-elle classifiée 'secret défense' - sur un sujet aussi crucial que l'énergie nucléaire et les risques extrêmes qu'elle fait courir.

La vulnérabilité du réacteur EPR en cas de crash suicide est une raison supplémentaire - en plus des tares bien connues du nucléaire : risques d'accident, production de déchets radioactifs, prolifération - pour ne pas construire ce réacteur : loin de céder devant les terroristes, il s'agit au contraire de ne pas leur offrir de cible pouvant convenir parfaitement à des gens aussi déterminés que mal intentionnés.

En conclusion, il est parfaitement injuste que Stéphane Lhomme et le Réseau 'Sortir du nucléaire' soient inquiétés par les autorités françaises et la justice :ils devraient au contraire être félicités pour exercer courageusement leur mission citoyenne en faveur de l'environnement et de la démocratie.

Contact presse (Stéphane Lhomme) : 06 64 100 333

Communiqué de presse du samedi 22 mars



21/03/2008

Inauguration du sous-marin nucléaire 'Le Terrible' : M. Sarkozy encourage la prolifération nucléaire

Comment demander à l'Iran de renoncer au nucléaire alors que la France améliore ses armes atomiques ?

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' proteste contre le comportement irresponsable de la France qui, en améliorant continuellement ses armes atomiques, donne de parfaits prétextes à des pays, comme l'Iran ou d'autres, pour accéder à leur tour au nucléaire militaire. Ainsi, M Sarkozy inaugure le sous-marin nucléaire 'Le Terrible' à Cherbourg ce vendredi 21 mars 2008.

Avec la mise en service du sous-marin nucléaire 'Le Terrible', la mise au point du nouveau missile nucléaire M51, la construction près de Bordeaux du Laser Mégajoule pour mettre au point une nouvelle génération de têtes nucléaires, la France bafoue le Traité de non-prolifération (TNP) qu'elle a pourtant signé.

Le TNP ne se contente pas de prendre acte de ce que 5 pays (USA, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) ont officiellement des armes atomiques, il exige de chacun de ces pays qu'il s'engage 'à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armes nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire'. Il est clair que la France bafoue le TNP.

C'est donc avec un incroyable cynisme que M. Sarkozy se permet de faire régulièrement la 'morale' à l'Iran, soupçonné de vouloir accéder à l'arme atomique. Qui plus est, le président français ne comprend toujours pas que le nucléaire dit 'civil', qu'il entend développer et exporter à tout va, y compris vers des dictateurs comme M. Kadhafi, est une couverture parfaite pour un programme nucléaire militaire. Les Iraniens prétendent ainsi que leur programme nucléaire est 'civil'.

Il apparaît une fois de plus que nucléaire 'civil' et nucléaire militaire sont inextricablement liés et doivent être combattus ensemble pour donner une chance d'avenir à la planète. Les programmes du M51 et du Mégajoule devraient être stoppés, et le 'Terrible' devrait être désarmé, attribué à la recherche scientifique, et renommé : pourquoi pas le 'Pacifique' ?

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 810 associations - Communiqué du vendredi 21 mars 2008



19/03/2008

Mise à flot du SNLE-NG Le Terrible - Nicolas Sarkozy se jette à l'eau

Le déplacement du Président de la République à Cherbourg ce vendredi 21 mars pour une simple mise à l’eau du quatrième et dernier sous-marin nucléaire lanceur d’engins de nouvelle génération (SNLE-NG), Le Terrible, se veut un signal fort à la veille d’échéances importantes : pas de rupture dans la politique de la dissuasion nucléaire !

« L’objectif de ce déplacement est de réaffirmer la priorité de la dissuasion nucléaire de la France à coup de symbole au lieu d’ouvrir un véritable débat avec l’ensemble des citoyens sur l’utilité de l’arme nucléaire pour relever les nouveaux défis que sont, par exemple, la menace climatique ou la pauvreté ? »
souligne Patrice Bouveret, président de l’Observatoire des armements / CDRPC.

Pas question d’attendre 2010 que ce sous-marin entre en service actif pour aller le « baptiser » ! À l’heure où se préparent les derniers arbitrages au sein de la commission chargée d’élaborer le nouveau Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale (prévu pour la mi-avril) et la nouvelle loi de programmation militaire pour les années 2009-2013… Sans compter les inquiétudes pesant tant sur les réductions d’effectifs militaires que sur la construction de nouveaux matériels, comme le second porte-avions, pour cause de coûts trop important en période de restriction budgétaire. À moins que le Président s’inquiète de l’écho favorable que pourraient rencontrer les « désobéissants » à l’occasion du troisième tir d’essai dans les Landes du futur missile nucléaire M-51, prévu pour les prochaines semaines ?

Le coût de ce quatrième SNLE-NG, va approcher les 2,5 milliards d’euros. Un montant 2,7 fois plus élevé (900 millions d’euros) que pour un SNLE de première génération. En pleine période de restriction budgétaire, les moyens affectés à la dissuasion continuent d’augmenter. Le projet de loi de finances 2008 consacre ainsi 3 367 millions d’euros en crédits de paiement ( 3 % par rapport à 2007) à l’effort de dissuasion. À ces crédits d’équipements, il faut encore rajouter notamment la part des crédits de fonctionnement de la force nucléaire, certains crédits de recherche et développement amalgamés avec d’autres lignes budgétaires…
Ce poids budgétaire va encore s’accentuer dès l’an prochain. La raison est simple : les programmes commandés au milieu des années 1990 arrivent « enfin » à leurs termes : SNLE-NG Le Terrible, missile M-51, Laser Mégajoule, missile ASMPA (air-sol moyenne portée, amélioré) emporté par les Rafale. Or toutes ces dépenses vont influer sur le report de certains programmes militaires conventionnels, comme sur la baisse d’autres budgets étatiques (culture, emploi, politique de la ville, écologie…), et donc sur le contribuable…

Face aux nouvelles menaces, la dissuasion nucléaire est-elle vraiment efficace ? Par le passé, les missiles nucléaires étaient braqués contre l’URSS et servaient à sanctuariser le territoire national. Aujourd’hui, selon le discours officiel, « la France ne se connait pas d’ennemi ». Pourtant, la France augmente la portée intercontinentale de ces missiles. Le Terrible, sera le premier SNLE-NG à être équipé des missiles M51 d’une portée d’environ 8000 kilomètres, permettant, par exemple, d’atteindre la Chine… Les scénarios d’emploi de l’arme nucléaire ne sont pas adaptés face aux nouvelles menaces (climatiques, environnementales, de mal-développement, etc.).

« Il est temps de mettre en place un véritable plan de désarmement nucléaire, comme la France s’y est engagée au sein des Nations unies notamment par sa signature du Traité de non-prolifération (TNP). »

Observatoire des armements / CDRPC



19/03/2008

La France va tester un missile nucléaire dans les Landes : des pacifistes vont tenter d’empêcher le tir

Des militants pacifistes annoncent leur intention de s’introduire sur le site militaire de Biscarrosse pour empêcher le tir du missile nucléaire M51

Biscarrosse (33), 19.03.2008.

Le gouvernement français est sur le point de procéder en secret au troisième tir d’essai du missile nucléaire M51, au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles (CELM) des Landes, près de Bordeaux. Le tir est prévu pour jeudi ou, plus sûrement, vendredi matin, à la faveur des derniers jours des grandes manoeuvres de l’OTAN qui se déroulent depuis deux semaines au même CELM. Des militants du collectif « non au missile M51 » entendent retarder voire empêcher le tir, comme ils étaient parvenus à le faire pendant 48 heures en juin dernier, en s’introduisant sur le site militaire.

Nicolas Sarkozy doit se rendre vendredi à Cherbourg pour inaugurer le nouveau sous-marin lanceur d’engin « le Terrible », qui sera justement doté des missiles M51. Il en profitera certainement pour se féliciter du réarmement nucléaire de la France, qui viole pourtant l’article 6 du Traité de Non Prolifération et menace directement le Moyen-Orient ou la Chine, alimentant ainsi l’actuelle course aux armements. Sans doute confirmera-t-il à cette occasion la doctrine Chirac, exprimée en janvier 2006 lors d’un déplacement à la base nucléaire de l’Ile Longue. L’ancien président de la République avait alors déclaré que l’arme nucléaire pourrait être utilisée pour protéger les « approvisionnements stratégiques » de la France dans le monde, c’est-à-dire le pétrole, quitte à bombarder à l’arme nucléaire « une puissance régionale » et sa population. L’OTAN pourrait d’ailleurs servir de cadre à l’expression de cette stratégie : le troisième tir du M51, jeudi ou vendredi, viendra conclure deux semaines d’exercices également fort discrets de l’OTAN au Centre d’Essais des Landes. L’opération NAWAS 2008 portait justement sur l’entraînement des forces de l’OTAN à la guerre au Moyen-Orient et en environnement nucléaire ou bactériologique...

« Le gouvernement de N. Sarkozy développe une arme qui viole le Traité de Non Prolifération et ne peut qu’encourager l’Iran et d’autres pays à reprendre la course aux armes nucléaires pour assurer leur sécurité, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». Et pendant ce temps, les Français sont toujours privés du débat auquel ils ont droit sur l’avenir de l’arme nucléaire et des 15 milliards d’Euros du programme du missile M51. »

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 64 18 34 21

Plus d’informations sur la campagne et le collectif : www.nonaumissileM51.org

Collectif « non au missile M51 »



18/02/2008

Le Pentagone relance la guerre des étoiles

Terriens, dormez tranquilles, le Pentagone veille sur vous ! C'est la fable que le gouvernement et l'armée américaine répandent ces jours-ci pour justifier rien moins que leur future tentative de tir de missile (un SM-3 comme sur l'image ci contre lors d'un tir) sur satellite. Le prétexte ? L'un de leurs satellites espions - nom de code USA 193 NROL-21, hors contrôle pour cause de panne de son système propulsif, menace de tomber sur Terre aux environs du 6 mars, sur un lieu impossible pour l'instant à déterminer entre 58°N et 58°S. D'où la décision du Président Georges W. Bush de procéder à sa destruction. Comme pour tous les satellites espions en orbite basse, les débris de fusées et restes de lancement cette chute est inéluctable. Mais, après le tir des Chinois, le 12 janvier 2007, sur l'un de leur satellites météo, les Américains ont décidé de bomber le torse et de montrer, pour la première fois depuis le milieu des années 1980, qu'ils peuvent détruire un satellite. Pour justifier ce tir, les Etats-Unis ne reculent devant aucune argutie. Devant la conférence sur le désarmement de l'ONU à Genève, leur représentante Christina Rocca a justifié l'opération par la nécessité de protéger les populations de l'hydrazine du satellite, son carburant toxique. La déléguée américaine a même précisé que le missile allait viser 'le réservoir du satellite' afin de 'permettre à l'hydrazine de se dissiper'. Cet argument 'humanitaire'... fait sourire les spécialistes. Lorsqu'un satellite de ce type - une dizaine de tonnes, et avec son réservoir d'hydrazine pratiquement plein, soit au moins une demie tonne - rentre dans l'atmosphère à près de 30.000 km/h, il se désintègre et brûle. Si de grosses pièces de métal peuvent survivre à l'épreuve, tous les gaz et fluides brûlent intégralement. Le risque hydrazine est donc totalement nul. Quant à celui représenté par la chute de parties métalliques, il ne sera en aucun cas diminué par la destruction préalable par un missile. L'expérience montre que la probabilité qu'un de ces débris atteigne des personnes ou des bâtiments est très basse. La chute des débris de la navette columbia, 60 tonnes, sur le sol des Etats-Unis lors de sa destruction en vol le 1er février 2003, l'a encore une fois démontré. Alors que cherchent à faire les Etats-Unis ? Relancer la guerre des étoiles ? Ou plus simplement, riposter au tir chinois de janvier 2007 ? Les motifs de cette décision resteront offciellement obscurs... mais lorsque les Russes affirment qu'il s'agit d'un test de la défense antimissile balistique, il est difficile de les contredire.

En tous cas, les conséquences de ce tir de missile sont claires : un nouvel affaiblissement de l'action pour éviter la militarisation de l'espace. Alors que la Chine s'était fait sermoner après son tir qui a pollué une orbite précieuse pour l'observation de la Terre de plus de 2500 débris, le ministre de la Défense Cao Gangchuan annonce que son pays ne renouvellera pas cet exercice et condamne maintenant le futur tir américain. De leur côté, les Russes ont présenté, avec les Chinois, un projet de traité international à la Conférence sur le désarmement de l'ONU qui interdirait toute militarisation de l'espace circumterrestre - soit tout déploiement d'armes en orbite et tout usage de la force contre un objet spatial. Les Etats-Unis ont immédiatement refusé d'en discuter, arguant, selon la porte parole de la Maison Blanche, Dana Perino, qu'il serait 'impossible de vérifier son application'. Pour l'instant, seules les armes de destruction massive (bombes nucléaires) sont interdites d'espace selon un traité signé en 1967.

Source : Libération 18 février 2008



30/01/2008

LA FRANCE ENTRAÎNÉE DANS UNE GUERRE NUCLÉAIRE ?


Le porte avions USS Enterprise (CVN-55): 342 mètres de long, 85000 tonnes, plus de 5000 marins à bord, 8 réacteurs nucléaires, 85 avions...

Bernard Kouchner, chef de la Diplomatie Française, n’a pas exclu le recours à la guerre contre l’Iran, affirmant même qu’il fallait se préparer au pire. Alors que des signes inquiétants proviennent de l’administration Bush, la France pourrait, à l’inverse de sa position lors de l’invasion de l’Irak, suivre les États-Unis dans cette voie belliqueuse dont les raisons officielles sont encore une fois contestables.

Les déclarations du Président de la République et du Ministre des Affaires Etrangères Français, au sujet d’une option militaire contre l’Iran, n’ont pas manqué d’inquiéter les observateurs sur les conséquences pour la France de cet alignement sur Washington.

Un plan d’attaque déjà prêt

On sait que parmi les scenarii explorés par le Pentagone figure bien entendu celui d’une attaque aérienne massive contre l’Iran, dans laquelle la Vème flotte US serait fortement engagée.
Cette campagne débuterait depuis la mer (tirs de missiles et raids aériens) et devrait être couverte par des systèmes de défense anti-missiles pour contenir les effets d’une riposte iranienne sur les troupes US déployées dans la région, ainsi que sur leurs alliés.
Mais on sait aussi que l’hypothèse de l’emploi d’armes nucléaires contre l’Iran est évoquée. L’Iran possède en effet une armée puissante et certains systèmes de missiles conventionnels qui pourraient faire subir aux forces US des pertes importantes. Certains proches de G.W. Bush n’hésitent pas, dans ce cadre, à pousser à l’emploi d’armes nucléaires contre l’Iran. Mais tout ne se passerait pas aussi facilement que prévu...

Des simulations inquiétantes

Une importante simulation de guerre effectuée par le Pentagone a en effet montré que dans le cas d’un conflit majeur avec l’Iran, c’est presque toute la Vème flotte US qui pourrait être coulée.
Cela signifie la destruction du porte avions nucléaire USS Enterprise, des croiseurs et bâtiments d’accompagnement, et la mort d’au moins 5 000 marins.
On se rappelle que huit généraux US avaient ouvertement demandé la démission de Donald Rumsfeld, considérant que le déploiement de la Vème flotte de l’US Navy dans le Golfe Persique n’était là que pour justifier, par sa destruction, une attaque nucléaire sur l’Iran. De nouveau, la presse a fait état de l’opposition de l’amiral commandant l’United States Central Command (CENTCOM - d’où seraient conduites les opérations contre l’Iran), déclarant que si l’ordre d’une frappe nucléaire lui était donné, il refuserait de le suivre et présenterait sa démission avec celle de tout l’état-major du CENTCOM.

L’Etat-Major US réticent

Cette « résistance » d’officiers d’état major s’ajoute àla récente publication par la Direction du Renseignement National US d’un rapport s’inscrivant en faux contre les arguments du Président des USA sur la prétendue bombe nucléaire iranienne.
Le New York Times a écrit à ce sujet que jamais un rapport de services de renseignements n’avait si complètement et si soudainement modifié le cours d’un débat de politique étrangère, prenant le contre pied du Président. Le Directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), Mohammed El Baradei, indiquait aussitôt que ce rapport confirmait les éléments régulièrement apportés par l’AIEA sur l’absence de preuves de programme nucléaire militaire iranien.

Des fuites organisées ?

Un autre fait troublant, peu évoqué par les médias en France mais qui fut l’objet d’une curieuse controverse aux Etats-Unis fut celui du B-52 survolant le territoire US avec des bombes nucléaires. Ce B-52, après avoir décollé cet été de la base de Minot (Dakota-du-Nord) se posa sur la base de Barksdale (Louisiane) chargé de plusieurs missiles armés de têtes nucléaires. Ce qui suscita l’interrogation fut bien entendu le fait que Barksdale est connue comme base de départ pour les opérations militaires US au Moyen-Orient. La préparation d’une attaque nucléaire contre l’Iran (sinon contre quel autre pays du Moyen Orient ?) fut donc aussitôt évoquée. Mais ce qui surprit tout autant certains observateurs fut qu’une telle information parvînt à l’extérieur de la base, sachant que des B-52 y atterrissent sans cesse (sans que personne ne sache évidemment s’ils transportent des charges nucléaires ou pas). Serait-il possible que quelqu’un de bien informé ait voulu faire savoir à l’époque, par la révélation de ces faits, que l’administration Bush était en train de mettre en place des bombes atomiques contre l’Iran ?
Certaines difficultés et contradictions ne manquent donc pas de transparaître au sein même de l’administration US, concernant une éventuelle attaque contre l’Iran. On sait en tous cas que l’hypothèse nucléaire n’est plus une fiction. On peut donc se demander si un vrai débat aura lieu en France sur sa participation à une telle guerre. Car personne ne pourra dire qu’il ne savait pas...

Denis Anselmet


La vulnérabilité de la Vème flotte US face à certains missiles iraniens

L’Iran dispose de missiles de croisière qui pourraient détruire en grande partie la Vème flotte US. Cette dernière a son QG dans l’état de Bahrein, dans le Golfe Persique.
Sa taille a atteint un maximum de 5 porte-avions et de 6 porte-hélicoptères durant l’invasion de l’Irak. Elle est composée plus généralement du porte-avions USS Enterprise (CVN-65), de 2 porte-hélicoptères et des bâtiments d’accompagnement. Sa base n’est qu’à 150 miles marins de la côte iranienne et n’importe quel bâtiment de l’US Navy, en opération dans le Golfe Persique, se trouverait à portée de la côte rocheuse de l’Iran, où sont disséminés les lanceurs de missiles iraniens les plus redoutables.
Ces missiles ont été achetés à la Russie et à la Chine à la fin des années 1990. Les plus sophistiqués sont les « Sunburn » et les « Yakhont ». Ce sont des missiles contre lesquels les bâtiments de guerre US n’ont pour l’instant pas de parade efficace connue.

Les missiles Sunburn et Yakhont

Le missile SS-N-22, dit « Sunburn », atteint la vitesse de mach 2,5. Il est furtif et possède une portée de 130 miles. Sa tête explosive est capable de détruire à elle seule la plupart des bâtiments de guerre actuels. Plus préoccupant encore est le SSN-X-26 de fabrication russe, dit « Yakhont ». C’est un missile de croisière d’une portée de 185 miles, qui a été mis au point tout spécialement pour détruire les porte-avions.
Les missiles Yakhont comme les missiles Sunburn sont conçus pour esquiver les radars de surveillance Aegis, actuellement en service sur les bâtiments de l’US Navy, grâce à leur technologie furtive et à leurs manoeuvres en vol à très basse altitude. Dans leur approche terminale, ces missiles adoptent des trajectoires d’esquive leur permettant d’échapper également aux tirs anti-missiles terre-mer.
Cette menace est si importante que le Pentagone a pris la décision, en 2007, de mettre en attente la production de tous les nouveaux types de porte-avions, tant qu’une défense anti-missile efficace n’aurait pas été trouvée.

La stratégie du pire ?


La capacité de l’Iran à cacher et lancer de tels missiles de croisière à partir des replis montagneux de sa côte rend très vulnérable une flotte évoluant dans le Golfe. Les simulations effectuées à ce sujet par le Pentagone ont laissé entrevoir la destruction d’une grande partie de la Vème flotte US (avec plus de 5 000 marins et 8 réacteurs nucléaires sur le seul porte-avions USS Enterprise). Une attaque par missiles de croisière iraniens dépasserait ainsi les pertes enregistrées à Pearl Harbour, où l’envoi par le fond de 5 bâtiments, la destruction de 188 avions et la mort de 2 300 soldats US avait entraîné la déclaration d’une guerre « totale » contre le Japon... aboutissant à l’emploi des premières armes nucléaires.
Les néoconservateurs de l’administration Bush, qui ont parfaitement conscience de cette vulnérabilité de la Vème flotte, pourraient ainsi – selon certains observateurs – chercher la justification d’une guerre « totale » contre l’Iran incluant l’emploi d’armes nucléaires. D’où les réactions outre atlantique, jusqu’au sein des états-majors...
Et en France ?

Source : http://association.icd.free.fr

DOSSIER : La menace d’une guerre en Iran - Revue L'arme et la Paix - Janvier 2008



29/01/2008

L’Iran : une menace pour le dollar


Le redécoupage du Moyen-Orient selon certains conservateurs US. La carte se nomme laconiquement «After». Après quoi ? serait-on tenté de demander. Comment peut-on sérieusement imaginer bouleverser à ce point une région du monde sans imaginer une terrible succession de conflits ? De deux choses l’une : soit les auteurs de ces scenarii sont naïfs, soit ils ont un intérêt particulier à jeter constamment de l’huile sur le feu.
(1) Pays dont le territoire actuel est amputé.
(2) Pays nouveaux ou dont le territoire est agrandi.



DOSSIER - La menace d’une guerre en Iran

Les observateurs relient classiquement les motivations d’une guerre contre l’Iran, après celle contre l’Irak, à plusieurs facteurs. Aux réalités géostratégiques d’une part, qui font qu’après avoir fait tomber l’Irak, les USA ont de fait conféré à l’Iran le statut de nouvelle puissance dominante de la région. À des objectifs de remodelage complet du proche et du moyen orient, ensuite, qui s’inscrirait dans un redécoupage général de la région selon les cartes de partition établies depuis des décennies déjà par certains cercles conservateurs US (cf. la « Greater Middle East Initiative », dont nous présentons ci-dessous une carte synthétique). Le « mobile » énergétique évidemment, dans une région qui recèle selon les estimations actuelles près des deux tiers des réserves mondiales d’hydrocarbures et dont les USA détiennent à ce jour (avec l’Irak) près de 50%. Une dynamique « d’empire » également, s’appuyant sur une logique de conflits armés permanents permettant le maintien d’une suprématie US par le fait militaire, y compris face à l’Europe et au Japon. La poussée des lobbies pétroliers et militaires, auxquels la plupart des membres de l’équipe Bush sont liés bien entendu... et les profits fabuleux engrangés au travers de ces différents conflits.

Le pétrodollar, nerf de la guerre

On connaît un peu moins les dessous monétaires de ces conflits, sur lesquels il peut être intéressant de faire un petit focus. Pour réagir à la chute de confiance dans le dollar (voir encadré) et à l’abandon forcé de la convertibilité du dollar en or, les USA avaient imaginé dans les années 70 un moyen très efficace pour obliger les pays de la planète à détenir des dollars : les pétrodollars. Grâce à un accord passé avec la dynastie des Saoud (contre la protection militaire US de leur dictature), l’Arabie Saoudite s’engagea alors à ne plus accepter que des règlements en dollars pour son pétrole, et réussit à lier l’ensemble des pays de l’OPEP à cet engagement. Durant des décennies, tous les pays du globe ayant besoin de s’approvisionner en pétrole durent donc acquérir des dollars pour le payer, et soutenir ainsi la monnaie nord-américaine. Grâce à ce soutien artificiel du dollar, les USA purent émettre de la monnaie autant que de besoin, pour financer leurs dépenses – militaires notamment – et leur très important déficit (environ 700 milliards de dollars par an).
Mais le 6 novembre 2000, le gouvernement irakien annonça qu’il allait cesser d’accepter des dollars pour son pétrole, au profit de l’euro. La seule « arme secrète » de l’Irak aura-t-elle été de violer le premier la règle « pétrole = dollar » ? En tous cas, une des mesures immédiatement prise après l’invasion de l’Irak fut de ré instaurer le dollar US comme seule monnaie de paiement du pétrole irakien. Mais d’autres pays exportateurs de pétrole se mirent à leur tour à évoquer des paiements en euro...

Plus fort que la bombe H : l’euro

Et voilà que l’Iran annonce la mise au point d’une « arme nucléaire » qui pourrait rapidement et fortement nuire au système financier US ; la création d’une bourse du pétrole en euros. En termes économiques, le danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par le projet irakien (dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture »), parce que cela permettrait à n’importe quel pays, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter le dollar. Et dans ce cas, il se dit que beaucoup de monde adopterait avec enthousiasme l’euro comme monnaie de paiement. Les Européens n’auraient plus à acheter des dollars pour payer leur pétrole, et pourraient employer leur propre devise. Les Chinois et les Japonais seraient heureux d’adopter cette nouvelle monnaie d’échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire leurs énormes réserves de dollar pour se protéger de ses dévaluations. Les Russes auraient un grand intérêt à adopter l’euro, une grande partie de leurs échanges s’effectuant avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, la Chine et le Japon. Les pays Arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, pourraient adopter également l’euro en bons pères de famille...
Si la bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle pourrait ainsi être adoptée par de grandes puissances économiques et précipiter la chute du dollar.

Denis Anselmet


L’origine du pétrodollar

On se rappelle qu’après la seconde guerre mondiale les États-Unis d’Amérique possédaient environ 80% des réserves d’or de la planète, et que la moitié des transactions monétaires internationales utilisaient le dollar. Mais les choses se détériorèrent au fil des ans (coûts des guerres de Corée et du Vietnam notamment). En 1965,le système financier américain fut une première fois mis à rude épreuve lorsque de Gaulle exigea que les États-Unis s’acquittent en or de leur dette de 300 millions de dollars. Cette crise atteignit son apogée lorsqu’en 1970-1971 d’autres banques centrales étrangères tentèrent de convertir en or leurs réserves de dollars. Le gouvernement des États-Unis dut suspendre la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971 (et acter de fait son incapacité à honorer ses engagements). Si les gouvernements et les banques centrales avaient essayé de convertir en une seule fois ne fût-ce qu’un quart de leurs réserves de dollars, les États-Unis se seraient en effet trouvés dans l’impossibilité d’honorer leurs obligations. Ainsi prenait fin le système instauré par les Accords de Bretton Woods. Cette crise traduisait une perte significative de confiance dans le dollar. À partir de ce moment, il fallait que les États-Unis trouvent un nouveau moyen qui obligerait le reste de la planète à détenir des dollars : le pétrole la leur fournit et le « pétrodollar » devint la solution.


Iran : les forces navales françaises et US prêtes à des opérations communes

Des Rafales de la Marine nationale se sont entraînés à apponter, décoller, et à effectuer des séries de Touch and Go (TAG) sur les porte-avions nucléaire USS Enterprise et USS Eisenhower. Il s’agit d’avancées importantes dans « l’interopérabilité » entre les forces navales françaises et US. Pour l’occasion, de nombreux diplomates et représentants des deux armées étaient présents dont Craig Stapleton, ambassadeur des États-Unis en France, et l’amiral Alain Oudot de Dainville, chef d’état-major de la Marine française.
Techniquement, ces opérations ont été facilitées par le fait que le porte-avions Charles de Gaulle est déjà équipé de catapultes et de brins d’arrêts nord-américains. Il s’est donc agi surtout de valider les “systèmes d’alignement” de l’avion pour leur permettre de se présenter correctement sur les porte-avions US. (Vidéo de ces exercices sur http://www.dailymotion.com/video/x2sx6z_rafales-francais-sur-the-uss-enterp_extreme ).
Des avions de l’US Navy (F 18) se sont de leur côté entraînés à se poser et décoller du porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle.
Il faut rappeler qu’en matière d’aéronavale, la coopération franco-nord-américaine est importante. Des équipements aussi indispensables que les catapultes ou les ascenseurs permettant de monter les avions sur le pont d’envol du Charles de Gaulle ont été achetés par la France aux Etats-Unis.
Par ailleurs, la formation des pilotes français de l’aéronavale s’effectue en partie aux Etats-Unis. Quant aux avions de guet aérien Hawkeye, mis en oeuvre par le porte-avions français Charles de Gaulle, ils ont été achetés directement outre-atlantique.
Les forces aéronavales françaises et US sont donc prêtes à des opérations communes, en Iran comme ailleurs.

Source : http://association.icd.free.fr

DOSSIER : La menace d’une guerre en Iran - Revue L'arme et la Paix - Janvier 2008



27/01/2008

Londres est prêt à oeuvrer à un désarmement nucléaire total

Lors de sa récente visite en Inde, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a abordé la question du nucléaire civil et militaire. Précédant de quelques jours Nicolas Sarkozy, il a déclaré, le lundi 21 janvier, devant la Chambre de commerce de Delhi que son pays sera 'à l'avant-garde de la campagne internationale pour accélérer le désarmement parmi les pays possesseurs (de l'arme nucléaire), pour prévenir la prolifération à de nouveaux Etats et, en dernier ressort, pour parvenir à un monde libéré des armes nucléaires'. La Grande-Bretagne est prête à mettre son expertise au service d'une 'véritable' élimination des têtes nucléaires, a-t-il ajouté.

Une telle démarche, extrêmement rare de la part du chef de gouvernement d'un pays possédant l'arme nucléaire, s'inscrit dans la perspective de la prochaine conférence de révision du traité de non-prolifération (TNP) qui doit avoir lieu en 2010. Ce traité, datant de 1968, interdit théoriquement la possession de l'arme nucléaire aux pays qui ne la possédaient pas à l'époque. Il enjoignait, en contrepartie, aux cinq puissances nucléaires (les Etats-Unis, l'URSS, la Chine, la Grande-Bretagne et la France) de progresser vers un désarmement total. Si des accords de limitation ont été passés entre Washington et Moscou - les détenteurs des plus importants arsenaux -, l'objectif de la disparition des armes nucléaires n'a jamais été sérieusement envisagé.

'LA COURSE EST TERMINÉE'

C'est un des arguments avancés par les Etats qui ne respectent pas le TNP, soit qu'ils ne l'ont pas signé, soit qu'ils n'en respectent pas les principes. En annonçant que Londres est décidé à remplir la totalité de ses engagements, M. Brown veut 'envoyer un signal fort à tous les membres de la communauté internationale : la course vers la constitution de stocks toujours plus nombreux et plus vastes de moyens nucléaires de destruction est terminée'.

Le premier ministre a aussi attiré l'attention sur le fait que l'intérêt croissant pour le nucléaire civil dans un nombre d'Etats de plus en plus grand porte en lui-même 'un risque accru de prolifération nucléaire à des fins militaires'. Pour lui, la mise à la disposition de ces pays de la technologie nucléaire civile - y compris l'enrichissement de l'uranium - doit être conditionnée à 'l'engagement ferme' de ces pays à respecter les normes les plus strictes de non-prolifération militaire, sous la surveillance renforcée de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Daniel Vernet - LE MONDE 26.01.08 - Article paru dans l'édition du 27.01.08.



25/01/2008

La France bafoue le Traité de non-prolifération en tentant d'exporter du nucléaire en Inde

M. Sarkozy ferait bien de prendre exemple sur l'Australie qui se refuse à exporter de l'uranium vers l'Inde alors qu'elle en tirerait beaucoup d'argent.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce une nouvelle fois les efforts de M. Sarkozy pour disséminer les technologies nucléaires au détriment de l'environnement mais aussi des règles internationales de non-prolifération.

En effet, en essayant de vendre des réacteurs nucléaires en Inde, pays non-signataire du Traité de non-prolifération (TNP), la France encourage les pays qui, comme l'Iran, la Libye ou la Corée du Nord, envisagent, plus ou moins secrètement, de se doter de l'arme atomique.

Il est très regrettable de voir M. Sarkozy se glisser dans les pas de M. Bush qui, de façon tout aussi irresponsable, entend passer un accord nucléaire avec l'Inde.

M. Sarkozy devrait prendre exemple sur le nouveau gouvernement australien qui, mardi 15 janvier, a clairement signifié aux Indiens qu'ils ne leur vendraient pas d'uranium (*) puisqu'ils ne sont pas signataires du traité de non-prolifération.

Par ailleurs, au-delà de la question de la prolifération, le nucléaire reste une des pires calamités environnementales. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce l'aveuglement de M. Sarkozy qui, contre toute évidence, continue à prétendre que le nucléaire serait une énergie 'propre'. Or, le nucléaire est coupable de graves pollutions :

- contamination de l'environnement par les mines d'uranium, comme par exemple eu Niger où la multinationale Areva est coupable de graves pollutions.

- rejets radioactifs et chimiques des réacteurs nucléaires dans les rivières et les océans. Il est à noter, c'est peu connu, que le parc nucléaire EDF est un des premiers pollueurs chimiques de France.

- contamination de la planète pour des millénaires du fait des déchets radioactifs et des accidents comme celui de Tchernobyl.

Une fois de plus, M. Sarkozy démontre que le nucléaire nuit autant à la démocratie qu'à l'environnement.

(*) Même si l'Australie a d'autres débouchés pour son uranium, elle pourrait faire monter les prix – et donc gagner plus d'argent – en acceptant les offres de l'Inde.

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 800 associations - Communiqué du vendredi 25 janvier 2008



24/01/2008

Selon l'Otan, Une attaque nucléaire préventive est une option-clé

Selon un manifeste radical pour une nouvelle Otan, écrit par cinq des plus hauts officiers et stratèges militaires, l'Ouest doit être prêt à se résoudre à une attaque nucléaire préventive pour stopper la propagation 'imminente' des armes nucléaires et autres armes de destruction massive [ADM].

Appelant à une réforme complète de l'Otan et à un nouveau pacte rapprochant les Etats-Unis, l'Otan et l'Union Européenne, vers une 'stratégie spectaculaire' pour maîtriser les défis posés par un monde de plus en plus brutal, les anciens chefs des forces armées des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la France et des Pays-Bas, insistent sur le fait que l'option d'une 'primo attaque' nucléaire reste un 'instrument indispensable' puisqu'il n'y a 'simplement aucune perspective réaliste d'un monde dépourvu d'armes nucléaires'.

Ce manifeste a été écrit à la suite de discussions entre des commandants d'active et des décideurs politiques, dont beaucoup sont incapables ou ne veulent pas faire connaître publiquement leurs points de vue. Il a été présenté au Pentagone à Washington et au secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, au cours des dix derniers jours. Ces propositions seront probablement discutées au sommet de l'Otan, qui se tiendra à Bucarest en avril.

'Le risque d'une plus grande prolifération [nucléaire] est imminente et, avec elle, le danger que le combat nucléaire, bien que limité dans son étendue, puisse devenir possible', ont argumenté les auteurs dans un projet de 150 pages appelant à des réformes urgentes de la stratégie et des structures militaires occidentales. 'L'usage en premier d'armes nucléaires doit rester, lors de frémissements d'une escalade, comme l'instrument ultime pour empêcher l'utilisation d'armes de destruction massive'.

Les auteurs - le Général John Shalikashvili, ancien président des forces interarmées des Etats-Unis, l'ex-commandant suprême de l'Otan en Europe, le Général Klaus Naumann, ancien chef de l'armée allemande, l'ex-président du comité militaire de l'Otan, le Général Henk van den Breemen, ancien chef d'état-major hollandais, l'Amiral Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major français, et Lord Inge, maréchal et ancien chef d'état-major du Royaume-Uni - ont dressé un tableau alarmant sur les menaces et les défis auxquels l'Ouest est confronté dans le monde de l'après 11 septembre et ils ont livré un verdict cinglant sur la capacité à y faire face. Les cinq chefs militaires soutiennent que les valeurs et la façon de vivre occidentales sont menacées, mais que l'Ouest lutte pour appeler à la volonté de les défendre. Les menaces-clés sont les suivantes :

- Le fondamentalisme politique et religieux ;
- Le 'côté sombre' de la mondialisation, c'est à dire le terrorisme international, le crime organisé et la propagation des ADM ;
- Le changement climatique et la sécurité énergétique, entraînant une compétition pour les ressources et une migration 'environnementale' potentielle sur une échelle massive ;
- L'affaiblissement de l'Etat-nation, ainsi que celui des organisations telles que l'ONU, l'Otan et l'UE.

Pour convaincre, ces généraux appellent à une révision des méthodes de prise de décision de l'Otan et à un nouveau 'directoire', constitué des dirigeants étasuniens, européens et de l'Otan. Parmi les changements les plus radicaux exigés se trouvent :

- Un changement dans la prise de décision dans les organes d l'Otan, passant du consensus au vote à la majorité, signifiant une action plus rapide avec la fin des vetos nationaux ;
- L'abolition des notifications d'opposition nationales dans les opérations de l'Otan, comme celles qui ont empoisonné la campagne afghane ;
- Aucun rôle dans la prise de décision sur les opérations de l'Otan pour les membres de l'alliance qui ne prennent pas part aux opérations ;
- L'usage de la force sans l'autorisation du Conseil de Sécurité de l'Onu, lorsqu'une 'action immédiate est nécessaire pour protéger un grand nombre d'êtres humains'.

Dans le sillage de la dernière querelle sur la performance militaire en Afghanistan, déclenchée lorsque le secrétaire US à la défense, Robert Gates, a dit que certains alliés étaient incapables de conduire la contre-insurrection, les cinq personnages de premier plan au cœur de l'establishment militaire occidental déclarent aussi que l'avenir de l'Otan est sur la brèche dans la province du Helmand.

'La crédibilité de l'Otan est en jeu en Afghanistan', a déclaré Van den Breemen.

'L'Otan est à un carrefour et encourt le risque de l'échec', selon le manifeste.

Naumann a livré une attaque cinglante contre la performance de son propre pays en Afghanistan. 'Le temps est venu pour l'Allemagne de décider si elle veut être un partenaire fiable'. En insistant sur les 'règles spéciales' concernant ses forces en Afghanistan, le gouvernement de Merkel à Berlin a contribué à la 'dissolution de l'Otan'.

Ron Asmus, le chef du groupe de réflexion du Fonds Marshall Allemand à Bruxelles et ancien haut fonctionnaire du département d'Etat américain, a décrit ce manifeste comme 'un appel à se réveiller'. 'Ce rapport signifie que le cœur de l'establishment de l'Otan dit que nous avons des problèmes, que l'Ouest est à la dérive et que nous ne faisons pas face aux défis'.

Naumann a concédé que le maintien du projet de l'option d'une primo attaque nucléaire était 'controversée', même parmi les cinq auteurs. Inge a argumenté que 'nous lier les mains avec une primo utilisation ou non supprime un pan énorme de la dissuasion'. Se réserver le droit d'initier une attaque nucléaire était un élément central de la stratégie occidentale de la Guerre Froide pour vaincre l'Union Soviétique. Les détracteurs soutiennent que ce qui était un instrument productif pour intimider une superpuissance n'est plus approprié.

Robert Cooper, un façonneur influent de la politique étrangère et de sécurité européenne à Bruxelles, a dit qu'il était 'déconcerté'. 'Peut-être allons-nous utiliser les armes atomiques avant les autres, mais je montrerais de la circonspection pour le dire à voix haute'. Un autre responsable de l'UE a dit que l'Otan avait besoin de 'repenser sa posture nucléaire parce que le régime de non-prolifération nucléaire est énormément sous pression'.

Naumann a suggéré que la menace d'une attaque nucléaire était le conseil du désespoir. 'La prolifération s'étend et nous avons très peu d'options pour l'arrêter. Nous ne savons pas comment la traiter'.

L'Otan avait besoin de montrer qu'il y a 'un gros bâton que nous pourrions utiliser s'il n'y a aucune autre option', a-t-il déclaré.

Les Auteurs :

John Shalikashvili

Militaire le plus important des Etats-Unis sous Bill Clinton et ancien commandant de l'Otan en Europe, Shalikashvili est né à Varsovie de parents géorgiens et à émigré aux Etats-Unis à l'apogée du stalinisme en 1952. Il est le premier émigré aux Etats-Unis à avoir gravi les échelons pour devenir un général quatre-étoiles. Il a commandé l'Opération Apporter du Confort, au nord de l'Irak, à la fin de la première guerre du Golfe. Ensuite il est devenu Saceur, le commandant suprême des alliés de l'Otan en Europe, avant que Clinton ne le nomme président de l'état-major interarmées en 1993, un poste qu'il a tenu jusqu'à sa retraite en 1997.

Klaus Naumann

Considéré comme l'un des tout premiers stratèges militaires de l'Allemagne et de l'Otan, Naumann a servi en tant que commandant des forces armées de son pays entre 1991 et 1996, lorsqu'il est devenu président du comité militaire de l'Otan. Sous son mandat, l'Allemagne a surmonté son tabou d'après Deuxième Guerre Mondiale concernant les opérations de combat, avec la Luftwaffe qui s'est envolée pour la première fois depuis 1945 dans la campagne aérienne de l'Otan contre la Serbie.

Lord Inge

Le Maréchal Peter Inge est l'un des tout premiers officiers de Grande-Bretagne, qui a servi en tant que chef d'état-major entre 1992 et 1994, puis comme chef de l'état-major de la défense entre 1994 et 1997. Il a aussi servi dans l'enquête Butler sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein et dans les services secrets britanniques.

Henk van den Breemen

Organiste accompli qui a joué à l'Abbaye de Westminster, Van den Breemen est l'ancien chef d'état-major néerlandais.

Jacques Lanxade

Amiral français et ancien chef de la navale, il a été aussi chef d'état-major de la défense française.

Article original en anglais, 'Pre-emptive nuclear strike a key option, Nato told', The Guardian, 22 janvier 2008.

Traduction : JFG/QuestionsCritiques, http://questionscritiques.free.fr
Articles de Ian Traynor publiés par Mondialisation.ca

par Ian Traynor - Mondialisation.ca, Le 24 janvier 2008 - The Guardian



20/01/2008

Non à une base militaire française à Abu-Dhabi

N. Sarkozy et l'émir d'Abu Dhabi le 15 janvier 2008

Les médias viennent de faire écho à l’accord qui aurait été signé entre le président Sarkozy et l’Emirat d’Abu-Dhabi concernant l’installation prochaine d’une base militaire française sur ce territoire.
Cette base navale destinée à accueillir les navires de guerre français, y compris les sous-marins porteurs d’armes nucléaires, serait implantée au débouché du détroit d’Ormuz en face de l’Iran, dans une zone considérée comme stratégique pour l’approvisionnement énergétique.


Le Mouvement de la Paix s’étonne qu’une telle décision puisse être prise sans consultation de la représentation nationale. Elle est une manifestation supplémentaire de la nouvelle politique étrangère menée par le président de la République dans laquelle la force militaire devient le levier essentiel de l’action de la France dans le monde.

Devant la situation politique de cette zone « sensible », une telle décision apparaît comme une provocation dans les rapports avec l’Iran et comme un premier pas vers une action éventuelle de guerre contre ce pays. Elle rajoute de la tension dans une région qui a besoin de dialogues et d'initiatives diplomatiques internationales de paix.

Aujourd’hui, la France et les USA demeurent les seuls pays à maintenir des bases militaires en dehors de leur territoire. Cette stratégie de quadrillage de la planète basant la sécurité du monde sur la militarisation, est illustrée par les bases que les USA cherchent à implanter en République tchèque et en Pologne dans le cadre de leur bouclier antimissile.

Pour le Mouvement de la Paix, la sécurité dans les rapports internationaux passe par des négociations pour régler les éventuelles tensions et conflits et non par les démonstrations de force.

Au-delà de la dimension sécuritaire, le Mouvement de la Paix s’étonne qu’on puisse engager de telles dépenses au moment où le gouvernement réduit tous les budgets sociaux arguant des difficultés financières de l’État Français.

Le conseil national du Mouvement de la Paix réuni à Créteil les 19 et 20 janvier 2008,

* exprime une ferme opposition à cette nouvelle base militaire, et rappelle sa demande de retrait de toutes les bases militaires françaises des territoires des anciennes colonies,
* demande que la France prenne des initiatives pour que les États nucléaires signataires du TNP s’engagent pour le désarmement nucléaire ouvrant ainsi la voie au règlement pacifique de la crise iranienne,
* propose d’engager une action nationale contre l’installation de cette nouvelle base militaire en s’attachant à créer les plus larges convergences dans sa mise en œuvre.

Créteil, le 20 janvier 2008 - Communiqué du Mouvement de la Paix



17/01/2008

Chine - Terrils atomiques

Au mépris des règles de sécurité, Pékin a abandonné ses mines d’uranium. Reportage sur le site 712, dans la province du Hunan, où 33,5 millions de tonnes de déchets ont été laissés en plein air.

Ce 16 octobre 1964, on avait trinqué à la gloire du pays, dans la mine 712. Un beau jour pour le vieux Liu Xianke. Il en a encore des bouffées de fierté : «La bombe avait éclaté. On avait armé notre pays !» Le premier champignon atomique chinois, dans le lointain désert du Taklamakan, était l’œuvre de Mao. Et celle des milliers de mineurs d’uranium du site 712, des paysans enrôlés de force aux quatre coins du pays. Chaque après-midi, Liu Xianke, 72 ans, se promène entre les usines désossées, sur les terrils chauves et la campagne désolée. Du haut de la «Colline des héros», le cimetière des mineurs, il songe à sa jeunesse enthousiaste, dans la Chine en marche vers le progrès. C’était le Grand Bond en avant, l’Armée populaire de libération avait appelé les Russes pour chercher de l’uranium dans le sous-sol chinois. «Une époque qui ne dit plus rien à personne», constate Liu. Aujourd’hui, pour ceux de la mine 712, c’est le grand abandon.

Procès retentissant


La mine a fermé en 1986. «Epuisée», ont décrété les militaires, qui ont bouché les issues avec du béton. A l’époque, on ne parlait pas encore de centrales civiles. La mine 712, comme quatre autres dans le Hunan, a été «mise à la retraite», près de 5 000 mineurs ont été abandonnés à leur sort. L’uranium était devenu inutile. Vingt ans après, il vaut plus que l’or. La Chine n’a pas rouvert ces gisements, mais elle a soif d’uranium pour la quarantaine de centrales nucléaires qu’elle projette d’ouvrir d’ici à 2020. Elle achète le minerai au Niger, en Australie et en Russie. Dans le Hunan, il est devenu l’objet d’un lucratif trafic. Les paysans, convaincus de vivre sur une fortune, font exploser le béton à la dynamite et descendent dans les boyaux condamnés pour chercher du minerai. Trempé dans de l’acide sulfurique, lavé à grande eau, il est transformé en yellow cake, «gâteau jaune», et mis sur le marché noir. Cet artisanat local est pratiqué dans les chaumières.

En août, quatre hommes ont été jugés lors d’un procès retentissant à Canton. Originaires du Hunan, ils avaient été arrêtés avec vingt grammes d’uranium qu’ils transportaient sur eux, dans un sachet en plastique. Des paysans, dont certains venaient de la région de la mine 712, qui ignoraient la dangerosité de leur trafic. Ils s’apprêtaient à écouler huit kilos de yellow cake, vraisemblablement extraits de la mine désaffectée, au prix de 200 000 yuans le kilo (19 000 euros). La police n’a pu récupérer que 35 grammes, le reste est dans la nature, dans le circuit d’un marché noir qui semble se développer. Selon la presse de Hongkong, les quatre hommes arrêtés ne seraient qu’une partie d’un gang puissant, qui a déjà fait parler de lui. Le procès a mis l’affaire en lumière, sinon personne n’en aurait jamais entendu parler.

«En Chine, l’uranium est classé secret d’Etat», explique le professeur Zhou Xinghuo, directeur adjoint du centre de surveillance de l’industrie nucléaire du Hunan. Il accepte de recevoir Libération mais ne répond à aucune question sensible. Les travaux de protection de la mine 712, assure-t-il, sont en voie d’achèvement. Mise en faillite officiellement en 2003, dix-sept ans après sa fermeture, elle serait enfin sécurisée : «On a eu des problèmes de budget après le départ des militaires. Mais maintenant, c’est réglé. L’endroit est sûr.» L’Etat s’apprête à se désengager définitivement. Passé de la tutelle de l’armée à celle de la Société nucléaire chinoise (qui chapeaute le nucléaire civil), le dossier 712 dépendra bientôt de la province du Hunan.

Il reste quelques problèmes, reconnaît le professeur : «Le taux de radioactivité est plus élevé qu’ailleurs, forcément. Une mine engendre toujours de la pollution.» Mais le chiffre est un secret. Le professeur Zhou pose une main sur un cahier rouge plastifié, daté de 1990. Le dossier «Evaluation sur l’environnement de la déclassification de la mine» est clos. L’entretien aussi. Selon un document du bureau des terres de la province du Hunan, cité par le journal pékinois Caijing, la mine 712 aurait produit 33,5 millions de tonnes de déchets laissés en plein air. Leur radioactivité serait six fois celle autorisée en Chine. Quelque 15 000 personnes, paysans et anciens mineurs pour la plupart, vivent à proximité de cette ancienne mine.

Le vieux Liu Xianke, l’ancien mineur, a vu défiler beaucoup d’officiels, et entendu leurs discours depuis vingt ans. Le site allait être protégé, les terrils stabilisés, les mineurs indemnisés et relogés dans des appartements en ville. Rien n’est arrivé depuis que des bulldozers ont recouvert les terrils d’une trop fine couche de terre. Sa masure de l’ancien coron s’effondre, sa retraite diminue. Il soupçonne l’air qu’il respire et l’eau qu’il boit de l’empoisonner lentement, comme ceux de la Colline des héros, morts avant 50 ou 60 ans.

Chez lui, dans un coffret de velours rouge posé sous le portrait de Mao, il garde une médaille, tout ce qu’il a reçu : «Liu s’est consacré à l’œuvre de la défense nationale pendant trente ans, il a contribué à la modernisation de la Chine.» Certains jours, il a envie de tout jeter, la médaille et le portrait. Alors il part se promener avec ses souvenirs, sur les terrils, où affleurent des paquets gris qu’il écrase du bout de son soulier : «C’est ça l’uranium», dit-il. Un muret censé interdire l’accès s’effondre par endroits. La végétation qui devait stabiliser les collines n’a pas poussé. Mais une belle plaque en marbre témoigne de «travaux exemplaires et [d’]argent bien utilisé».

Au bord du terril n°1 vit la famille Mao. Des paysans du village qui se sont installés là en 1990. Les poules picorent dans la zone classée dangereuse, où poussent un verger de pêchers et des rangs de légumes vendus au marché. «Personne ne nous a jamais dit que c’était dangereux, raconte la mère. Il y avait de la terre libre, on est venus. Ils ont construit le mur de protection après.» La terre est rare, et les paysans nombreux, chaque mètre carré compte. Le mur de protection, d’un mètre, contourne l’habitation.

«En 2005, poursuit la mère Mao, des gens de la ville sont venus avec des appareils tester les maisons et nous ont dit que c’était dangereux, qu’il y avait de l’uranium dans l’air. Ils nous ont dit de partir et ne sont pas revenus. On est toujours là, on ne sait pas quoi faire.»Récemment, son fils a été refusé dans l’armée. Son foie était «trop gros». «Aucun garçon du village ne passe les visites médicales de l’armée», ajoute son mari. Selon le Pr Zhou, des dizaines de paysans sont dans le cas des Mao : «Ils n’écoutent pas quand on leur dit que la zone est interdite. Ils cultivent leurs légumes sur les terrils. C’est leur faute.» Sur les huit terrils à l’abandon de la mine 712, un seul porte un panneau «interdiction d’entrer». Les autres sont ouverts à tout vent. Comme les usines rouillées où vont jouer les enfants du village.

Tumeur au cou

«En 1990, des gens sont venus mesurer la radioactivité de l’air et de la terre, raconte Li, un autre paysan du village de Xinzhuang. On ne nous a jamais donné les résultats, ni jamais dit quoi que ce soit après.» Li, la cinquantaine, vit avec ses poules dans une maison froide, éclairée elle aussi par le sourire du Grand Timonier sur un poster défraîchi. Son fils de 24 ans est parti travailler dans une usine de Canton, avec une tumeur au cou. Il est inquiet et hésite à parler. Le chef du village a averti : «Il ne faut pas que cela se sache à l’étranger.» Le problème de Li, c’est l’eau qu’il utilise pour irriguer son champ, puisée dans un étang «bouché par les sables de l’usine qui nettoyait l’uranium». Du temps de la mine, il était interdit de s’y approvisionner. En 2003, année de la mise en faillite officielle du site 712, la Chine a voté sa première loi sur la prévention de la pollution radioactive. L’étang aurait dû être dépollué, cela ne s’est pas fait. Cela n’empêche pas Li de vendre ses légumes à la ville voisine. A la saison sèche, certains paysans rouvrent les puits de mine pour chercher de l’eau.

«Interdiction de parler !»

Il existe toujours un bureau de la mine 712 dans l’ancien coron, un bâtiment de deux étages dans la rue principale. Des dizaines de fonctionnaires tuent le temps en fumant et en buvant du thé. Les locaux, immenses, sont sombres, pas chauffés. Les murs couverts de fresques communistes devenues presque invisibles sous la crasse témoignent d’un temps révolu. Dès que «le certificat de fin de travaux» sera signé et la mine définitivement effacée de la carte, les employés fermeront boutique et seront mutés en ville. Une affaire de semaines, espère un chef de bureau qui ne veut pas donner son nom : «On va recevoir l’argent de la deuxième phase et ce sera terminé. Les paysans seront indemnisés et pourront déménager», dit-il, visiblement gêné. Son supérieur passe la tête à la porte, en hurlant : «Interdiction de parler aux étrangers !»

En face, c’est l’ancien hôpital des mineurs aux couloirs glacials, pas mieux loti que le bureau de la mine. Xie Fuyang, le pharmacien, n’a pas demandé à venir à Xinzhuang. Il a été nommé d’office en 1990 et personne ne l’a averti de la situation locale. Celle-ci n’étant pas très claire, il s’est fié à ses propres statistiques. En 2003, dit-il, 350 des 4 000 mineurs encore en vie souffraient d’un cancer, soit un taux près de cent fois supérieur à la moyenne chinoise. L’espérance de vie des mineurs, entre 50 et 60 ans, est loin d’atteindre celle du reste du pays, qui est de 72 ans.

Xie Fuyang a aussi observé des pathologies particulières chez les paysans, des maladies cardiaques ou digestives, comme les «gros foies» dont parle la famille Mao. «Les ennuis de santé sont globalement plus importants qu’ailleurs, ma femme et moi avons des problèmes cardiaques à moins de 40 ans, explique le pharmacien. Mais je ne peux rien dire de plus, nous n’avons aucun moyen de faire des études poussées. Tout ce que je sais, c’est que la radioactivité tue très lentement. Et qu’il faudra longtemps pour mesurer, dans la population, le désastre que nous constatons chez les mineurs.» Un jour, le patriarche du village Liu Xianke ne sera plus là pour témoigner. On jettera sa médaille, son Petit Livre rouge et la fine combinaison de coton blanc qu’il a enfilée durant près de trente ans avant de descendre dans la mine 712. Il économise pour sa tombe, sur la Colline des héros.

Libération - 17 janvier 2008 - Envoyée spéciale à Xinzhuang, Pascale Nivelle



17/01/2008

Allemagne - Une écologiste accrochée à un arbre retarde de 6 heures un convoi nucléaire

Agence - 17.01.08 - Une opposante à l'énergie nucléaire a retardé de six heures un transport de matériel radioactif en s'accrochant à un arbre au-dessus des rails, a déclaré jeudi la police de Münster (ouest de l'Allemagne).

La jeune femme de 26 ans s'était attachée mercredi à une hauteur de sept mètres à des branches au niveau de Metelen, en Rhénanie du Nord-Westphalie, contraignant le train à s'arrêter pendant plus de six heures. Des forces spéciales de la police sont finalement parvenues à déloger la militante, qui a été interrogée, selon un porte-parole des autorités.

Le convoi en provenance de l'installation d'enrichissement de l'uranium de Gronau (ouest) a repris vers 01H00 GMT jeudi sa route en direction du port de Rotterdam aux Pays-Bas.

Transmis par le réseau Sortir du nucléaire



16/01/2008

Votez pour attribuer à AREVA le prix de la multinationale la plus horrible

La votation pour le Public Eye People's Award (prix public) est ouverte sur
http://www.publiceye.ch/fr/p63000080.html

Areva est un des candidats. A vous de participer.

Réseau 'Sortir du nucléaire'



15/01/2008

Faut-il reprendre les clés à Nicolas ?

Parler de Sarkozy ici, encore une fois ? Sans hésitation, oui. Et de ses affaires personnelles, et de ses aventures amoureuses, et de ses drames familiaux ? Oui, sans l’ombre d’un doute.

Reprenons dans l’ordre tout relatif de ce qui nous est concédé. Notre président aime. Cécilia. Une histoire ancienne, qui aurait commencé le jour des noces de la dame avec Jacques Martin, présentateur télé. Quand ? Je ne cherche pas, disons plus de vingt ans. Ce jour-là, c’est Sarkozy lui-même - il est le maire de Neuilly - qui les marie. Il a de son côté une femme, et deux enfants. Il regarde Cécilia, embrassant Jacques Martin sous les applaudissements, et il se dit qu’il l’aura, tôt ou tard. Je précise que je n’invente pas, que je m’appuie sur des confidences publiques de Sarkozy soi-même.

Oui, longtemps après, et devant des millions de gens, notre président a reconnu qu’il souhaitait conquérir Cécilia dès l’instant où il l’avait vue au bras d’un autre. Ma foi. Ce qui me trouble un peu, ce n’est pas ce désir, mais son expression publique. Car d’autres que lui-même sont tout de même un peu concernés. Je pense par exemple aux deux fils qu’il a eus avec sa première épouse. Aux deux filles que Cécilia a eues avec l’homme de l’École des fans. Et à cette première épouse, précisément, qui apprend ainsi à la télé que même du temps où Nicolas rentrait dormir au domicile commun, il avait la tête ailleurs. Pour commencer.

Poursuivons. Cécilia est la femme irremplaçable de sa vie, à lui. De nouveau, je ne fais que répéter ce que Sarkozy nous a seriné au cours d’innombrables entretiens. Au reste, on comprendrait assez mal les diverses pantomimes de ces dernières années sans cet attachement si profond. Elle part, elle se montre avec un autre, elle revient. Il commence une autre vie avec une journaliste du Figaro, il se laisse photographier avec elle en train de faire des courses, continue d’inonder de textos Cécilia, qui file le parfait amour avec Richard, à New York, puis la fait revenir in extremis. In extremis, car quelques jours plus tard, il eut dû déménager, car il était sur le point de s’installer avec l’autre, la journaliste. Vous suivez, j’espère ?

Cécila revient donc, oblige Sarkozy à se débarrasser de certains collaborateurs politiques jugés trop peu tendres avec elle, mais le coeur n’y est plus tout à fait. Elle ne vote pas pour son mari aux présidentielles, semble absente des réjouissances accompagnant le triomphe. Sarkozy, lui, en rajoute. Il l’aime, il l’adore, elle est la femme, la muse, l’éternel pilier sans lequel tout s’écroule. (Tête, soit dit en passant, de la journaliste du Figaro, jetée en trois secondes, à qui il avait promis le monde).

Là-dessus, divorce. Si l’on a bien suivi - et cru -, il ne peut s’agir que d’un deuil, qui vous cloue l’âme pour un moment. Mais à coup certain, on n’est pas Sarkozy. Lui part manger chez Jacques Séguéla, un soir de fin novembre 2007 - il y a moins de trois mois, plus de dix siècles - et rencontre Carla Bruni, qui a apporté sa guitare. Bon, le reste est largement connu.

Cécilia ? Morte. Enfin, pas tout à fait, puisque Sarkozy continue à lui adresser des messages. Parmi lesquels ce délicat passage à Petra, en Jordanie, il y a quelques jours. Petra ! Alors qu’il existe des dizaines de milliers de lieux de villégiature, Sarkozy choisit, pour y montrer sa nouvelle inoubliable, l’endroit exact où Cécilia la traitresse avait rejoint son amant Richard voici près de deux ans.

Je me suis laissé entraîner, comme chaque fois, et mon texte est déjà bien trop long. Je vais accélérer. Cécilia est furieuse, et confie à une journaliste du Point, qui le publie dans un livre, à quel point Sarkozy est décevant. Il serait pingre, il n’aimerait pas ses enfants, elle ne l’aurait jamais aimé, elle n’aurait jamais aimé que le beau Richard, etc.

Encore un tout petit mot sur Louis, leur fils de dix ans, qui avait été grossièrement utilisé il y a deux ou trois ans du haut d’une tribune de l’UMP. Cécilia et Nicolas lui avaient fait dire à l’époque, je pense que vous vous en souvenez : « Bonne chance, mon papa ! ». Je crois que c’est lui, désormais, qui va avoir besoin de beaucoup de chance pour ne pas sombrer. Imaginez le poids des mots et le choc des photos sur l’équilibre d’un enfant comme lui, soumis par force à la dictature du commun.

Tout cela garde-t-il un rapport avec l’objet de ce blog, c’est-à-dire la crise écologique planétaire ? Je le pense. Mais d’abord, cette évidence : notre président est profondément instable sur le plan psychologique. Il manque cruellement, en outre, d’au moins deux des sept formes d’intelligences décrites par Howard Gardner dans un livre qui m’a beaucoup marqué : Les intelligences multiples (Retz). C’est simple : il est mal doté en intelligence intrapersonnelle - la vraie connaissance de soi - et en intelligence interpersonnelle, celle qui permet de bien comprendre les autres.

Instable donc, rusé certainement, mais peu capable de bien se comprendre et de bien sentir les autres, il dispose d’un pouvoir rarement accordé à un humain. Je veux parler, bien évidemment, du feu nucléaire. Écartons de suite la science-fiction : décider une attaque nucléaire ne consiste pas à appuyer sur un bouton dans le dos des chefs militaires. Non. Il y faut des raisons, un contexte, un climat de crise extrême.

Mais est-ce si rassurant ? Car une tension majeure peut advenir en quelques heures. Et in fine, dans l’organisation du pouvoir telle qu’elle existe, la décision est bien celle du président. Une décision qui doit pouvoir être prise - en cas de représailles, par exemple - en une très courte poignée de minutes. Le feu nucléaire peut donc être déclenché par un homme dont chaque jour révèle un peu plus les faiblesses psychiques. Parmi lesquelles une relative mais réelle indifférence aux autres que lui-même, ainsi qu’une propension à casser puis oublier en un éclair ce qu’il a tant adoré.

Je ne crois pas que cela soit indifférent pour notre sécurité collective. Mais oublions un instant cette personnalité-là. Je pense également que la politique ancienne - donc la responsabilité des personnes, l’organisation concrète des pouvoirs - n’a pas intégré la révolution absolue de l’arme nucléaire. C’est une question de rythme et de temps. Hiroshima et Nagasaki n’ont qu’un peu plus de 60 ans d’existence, et nos capacités réelles étant ce qu’elles sont, nous n’avons pas réussi à imaginer des formes de contrôle nouvelles et adaptées.

Si, si nous étions plus sages, nous ne nous serions pas dotés d’une telle puissance sans avoir au préalable organisé les moyens de la soumettre. Mais faut-il, pour la raison que nous sommes si faibles d’esprit, tout admettre ? Les citoyens d’un pays adulte ne sont-ils pas en droit de contester, au nom de l’avenir commun, au nom de la vie, au nom de l’espèce peut-être, le droit d’un homme fragile et changeant à tout détruire si le coeur lui en dit ?

Sarkozy est un symptôme, mais très grave en vérité. Chacun sait que nous serions englués dans le sang de l’Irak s’il avait commandé aux armées françaises au printemps 2003. Au-delà même de la bombe, c’est sur lui que reposent, pour quatre ans et demi, les décisions françaises en matière d’agriculture, de gestion de l’eau, de lutte contre les pollutions, d’enseignement des bases de l’écologie. La liste n’est pas limitative. Celle de mes inquiétudes non plus.

Fabrice Nicolino - http://fabrice-nicolino.com/index.php



14/01/2008

Le nécessaire débat sur le nucléaire

Par Pascal BONIFACE (La Croix, 14 janvier 2008)

La Commission sur le Livre blanc sur la Défense devra remettre les conclusions de ses travaux au printemps. Faut-il s'attendre à des bouleversements, à des propositions particulièrement novatrices ?

La Commission n'a bien sûr pas de pouvoirs concernant l'enveloppe budgétaire. Ne comportant aucun sociologue de la Défense, elle aura des difficultés à aborder le sujet hypersensible de la condition militaire. Depuis prés de vingt ans, les différents gouvernements ont soigneusement évité d'aborder la question de la libre expression des militaires, par exemple. Le cadre des relations France-OTAN a d'ores et déjà été clarifié. Tant le président que le ministre de la défense ont affirmé assez explicitement leur acceptation de voir la France réintégrer l'OTAN en échange d'une européanisation de celle-ci. Reste à connaître la réponse de Washington.

Il y a cependant un domaine où la Commission peut largement innover, celui de la dissuasion. Mais la composition de cette Commission, pour ce qui est des experts extérieurs, peut susciter sur ce point quelques inquiétudes. Elle est, sur le plan des idées stratégiques (où les clivages dépassent ceux des familles politiques), nettement moins diversifiée que celle mise en place par le ministère des affaires étrangères. L'horizon - étroit - va des atlantistes traditionnels aux partisans des thèses néoconservatrices les plus radicales. Des experts stratégiques pourtant proches de l'actuelle majorité politique, mais s'inscrivant plus dans la tradition gaullo-mitterrandiste, n'ont pas été retenus. Ceux qui l'ont été étaient favorables, ouvertement ou plus discrètement pour ceux qui vivent de fonds publics, à la guerre d'Irak, même s'ils ont désormais sur ce point une mémoire défaillante. Nombre d'entre eux plaident aujourd'hui pour la fermeté, y compris par des moyens militaires, à l'égard de l'Iran. Ils étaient également pour la plupart, partisans du concept américain de riposte graduée (acceptant que les armes nucléaires soient considérées comme des armes de combat), opposé au concept français de dissuasion.

Ce concept de dissuasion a été développé bien après l'explosion d'Hiroshima. Ceci explique qu'il y a toujours eu deux visions de l'arme nucléaire. Pour les uns, c'est un outil militaire parmi d'autres, même s'il a des caractéristiques particulières. Elle peut donc contribuer à la victoire militaire. Pour les autres, c'est une arme avant tout politique. Son but n'est pas de gagner les guerres, mais de les empêcher. En France, la vision politique de l'arme stratégique a toujours prévalu, non sans difficultés. Nécessité a fait vertu car la France n'avait pas les moyens de suivre la course aux armements. Au début des années 90, la plupart des experts membres de cette commission plaidaient déjà pour une 'adaptation' de la théorie française, remplaçant le concept du faible au fort par celui du fort au fou, prévoyant là encore que des armes nucléaires puissent être utilisées de façon sélective et 'décapitante'. C'est ce qu'a d'ailleurs failli proposer le Livre blanc de 1994, avant que François Mitterrand n'y oppose un ferme veto. On peut penser qu'une nouvelle tentative va être lancée toujours avec les mêmes 'nouveaux' arguments.

Ces tentatives pour donner un caractère opérationnel à notre arsenal nucléaire ont été nombreuses mais jusqu'ici infructueuses. Gageons que la rédaction du Livre blanc va être l'occasion d'une nouvelle tentative. Elle sera, comme les précédentes, accompagnée d'arguments d'apparent bon sens. Sous couvert de modernité, on resservira des arguments utilisés depuis des décennies. Du type ' il ne faut pas se laisser enfermer dans le tout ou rien ', ' il faut donner une gamme plus complète de choix possibles aux décideurs politiques ', ou encore ' il s'agit de se prémunir contre de nouveaux acteurs qui ne partagent pas notre rationalité '. Mais ces habillages théoriques n'ont d'autres fonction que de permettre la mise au point d'armes nucléaires destinées à être employées militairement.

Il convient d'ailleurs de s'interroger sur la finalité du Laser Megajoule. N'est-il pas le moyen de mettre au point des armes nucléaires dites ' chirurgicales ' et dont l'emploi serait aussi plus aisé ?

Le glissement vers une doctrine nucléaire prévoyant l'emploi des armes nucléaires serait contraire à la sécurité collective. Elle le serait également aux intérêts français en délégitimant sa force de dissuasion. Cela mérite pour le moins un débat ouvert, transparent et contradictoire.

Source : Institut de relations internationales et stratégiques



12/01/2008

Le déclin inexorable du nucléaire

Par ISABELLE CHEVALLEY, présidente d'Ecologie libérale

Tout le monde parle de la relance du nucléaire, mais qu'en est-il vraiment? On s'aperçoit que les prédictions du lobby nucléaire des années 70 ne se sont jamais réalisées. Aujourd'hui, ses représentants continuent de faire peur à la population sans aucune raison, et aussi longtemps que celle-ci se voilera la face et refusera de décider elle-même de son sort, ce mensonge durera.

En 1974, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévoyait une capacité installée dans le monde correspondant à 4450 réacteurs. La diminution rapide des ressources en uranium devait être compensée par la mise en circuit des surgénérateurs, appelés à produire plus de plutonium qu'ils n'en consomment, et devenir donc une source inépuisable d'électricité bon marché. En 1977, André Giraud, alors patron du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), voyait se profiler une crise énergétique «en tout cas avant la fin du XXe siècle», à moins que les programmes nucléaires ne soient nettement accélérés. Il ajoutait qu'il y aurait 540 surgénérateurs de la taille de Superphénix en service dans le monde à la fin du XXe siècle.

Aujourd'hui, trente ans après ces prédictions, la situation du nucléaire est bien différente. En 2005, le CEA dénombrait 440 réacteurs nucléaires en service dans le monde, soit moins de 10% des projections faites par l'AIEA trente ans plus tôt. Le Gouvernement français a fermé le surgénérateur Superphénix, qui a quand même coûté la somme de 10 milliards d'euros à la France pour ne jamais fonctionner. Aucun surgénérateur au plutonium de taille industrielle n'est en service dans le monde.

Fin 2003, la Finlande décidait de construire un prototype EPR. Depuis cette date, aucun nouveau réacteur nucléaire n'a démarré en Europe alors que dans le même temps huit réacteurs ont été définitivement arrêtés. La dernière commande américaine date de 1973, aucune construction de centrale nucléaire n'ayant été entreprise depuis lors.

Dans le monde, pas plus de 34 réacteurs sont actuellement en cours de construction. Certains d'entre eux sont «en construction» depuis plus de quinze ans et on ne sait pas si ils seront terminés un jour.

La plupart des études faites sur la rentabilité du nucléaire (incluant celles relevant d'organismes officiels, comme le Massachusetts Institute of Technology ou le Britain's Royal Institute of International Affairs) concluent que de nouvelles centrales construites par le secteur privé, avec des actionnaires assumant tous les risques, ne seraient pas rentables sans subventions.

La relance du nucléaire n'est qu'une poudre aux yeux des personnes qui ne veulent pas prendre la seule solution qui s'impose: arrêter de gaspiller l'énergie et passer aux énergies renouvelables!

Le Nouvelliste.ch (Suisse) - 12 janvier 2008 - transmis par le réseau Sortir du nucléaire



11/01/2008

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' ne présente pas ses vœux au 'VRPrésident' Sarkozy

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' a bien noté l’acharnement du Président Sarkozy à essayer de placer des contrats nucléaires partout sur la planète (cf sa déclaration à l’ONU), et en particulier dans des pays à risque ou non démocratiques comme l’Algérie, le Maroc, l’Egypte tout récemment, et même en Libye dont le Président-dictateur était, il y a peu encore, considéré comme terroriste.

Cette obstination en fait un VRP d’Areva, Bouygues et Alstom.

A l’heure où l’environnement est sur la place médiatique après le Grenelle, il est remarquable que Nicolas Sarkozy ne se pose pas de questions sur le risque nucléaire, la gestion impossible des déchets radioactifs, le glissement inévitable du nucléaire civil vers l’armement nucléaire.

Aussi le Réseau 'Sortir du nucléaire' ne présente pas au VRPrésident Sarkozy ses voeux pour 2008, sauf s'il s'intéresse enfin aux bases de l’écologie et qu’il comprenne que nucléaire et environnement ne sont pas conciliables, comme l'ont montré les catastrophes nucléaires qui ont contaminé des régions entières, avec de graves conséquences environnementales et sanitaires.

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 800 associations - Communiqué du 11 janvier 2008




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